Magazine Observatoire de Paris n°11 déc 08/jan-fév 2009
Magazine Observatoire de Paris n°11 déc 08/jan-fév 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de déc 08/jan-fév 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : 1609-2009, quatre siècles d'astronomie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Équipe éditoriale parisienne de A&A : (de gauche à droite) Claude Bertout, Monique Rougeot, Pascale Monier et Jennifer Martin./A&A’s Paris editorial team : (from left to right) Claude Bertout, Monique Rougeot, Pascale Monier and Jennifer Martin. DR Contact : A&A Claude Bertout Rédacteur en chef +33 (0)1 40 51 21 48 claude.bertout@obspm.fr 8 – MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°11/janvier 2009 HISTOIRE A&A : la quarantaine rayonnante ! A&A : Forty years and going strong ! 18 000 pages par an, 23 pays membres, des rapporteurs dans toute la communauté des astronomes, des lecteurs dans le monde entier… La revue européenne Astronomy and Astrophysics, plus connue sous le sigle A&A, hébergée dans les locaux de l’Observatoire de Paris, célèbre en 2009 son quarantième anniversaire. 18,000 pages per year, 23 countries as members, contributors from across the astronomical community, and readers all over the world : the European journal Astronomy and Astrophysics, better known by its acronym A&A, with its editorial office at the Observatoire de Paris, will celebrate its fortieth anniversary in 2009. C’est par un heureux hasard que la revue européenne Astronomy and Astrophysics souffle ses quarante bougies en cette année 2009 déclarée Année Mondiale de l’Astronomie. Petit retour en arrière. En 1969, six journaux européens d’astronomie fusionnent. Deux hommes en sont les instigateurs, le hollandais S.R. Pottasch, rédacteur en chef du Bulletin of the Astronomical Institutes of the Netherlands et le français Jean-Louis Steinberg, astronome à l’Observatoire de Paris et responsable des Annales d’Astrophysique. Appuyés par de grands noms de l’astronomie européenne, ils réussissent à convaincre la communauté des astronomes de l’intérêt de créer une grande revue, en lieu et place des revues nationales. Le tout jeune ESO - Observatoire européen austral - en assumera la responsabilité juridique. C’est le début d’une « success story » qui ne s’est pas démentie depuis. Les six pays fondateurs que sont la France, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la Suède et la Hollande ont été rejoints par de nombreux autres jusqu’à former aujourd’hui un consortium de 23 pays. En 2004, le bureau des directeurs a décidé que A&A « considérera les candidatures de n’importe quel pays dans le monde pourvu qu’il possède une excellente recherche en astronomie ». Ainsi, en 2005, l’Argentine est le premier pays non-européen à devenir un membre à part entière. Elle sera suivie par le Chili, puis le Brésil en 2006. Un des quatre grands périodiques internationaux consacrés à la publication des résultats de la profession Si en 40 ans, A&A n’a pas pris une ride, ou disons un pli, l’hebdomadaire a tout de même connu des évolutions. Longtemps confiée à l’éditeur allemand Springer Verlag, la revue est depuis 2000 publiée par l’éditeur français EDP Sciences et disponible en format électronique (www.aanda. org). Des trois bureaux éditoriaux initiaux, il n’en subsiste qu’un aujourd’hui, basé à Paris, hébergé dans le bâtiment historique de l’Observatoire de Paris. Ceci n’empêche pas la dizaine d’éditeurs scientifiques répartie dans toute l’Europe de travailler en réseau. Depuis 2004, la spécialisation est la règle. Les articles sont donc répartis selon les domaines de chacun. Cette politique éditoriale a favorisé une indéniable augmentation de la qualité des articles, un phénomène lié par ailleurs à l’essor des techniques d’observations qui fournissent aujourd’hui aux chercheurs des données d’une qualité inégalée. Plus surprenant, le nombre d’auteurs par article est aussi en augmentation. Une constante néanmoins : le travail fourni par toute l’équipe éditoriale. Il vient d’être salué par la communauté lors d’une enquête réalisée en 2007 par la revue, auprès de son lectorat, avec 82% de taux de satisfaction. Deuxième revue dans la communauté scientifique en termes de volume et de citations, A&A compte célébrer son anniversaire avec un numéro spécial composé de quarante articles emblématiques. S’il est encore un peu tôt pour connaître le lauréat de 2008, notons que l’un des articles les plus cités de l’année est consacré à la détection de transits planétaires par la mission CoRoT 1. Ce numéro anniversaire présentera donc un article pour chacune des quarante années passées, avec en filigrane une véritable épopée. The fortieth anniversary of the European journal Astronomy and Astrophysics happens to coincide with the International Year of Astronomy 2009. Back in 1969, six European astronomical journals merged thanks to the initiative of two men, the Dutchman S. R. Pottasch, editor-in-chief of the Bulletin of the Astronomical Institutes of the Netherlands, and the Frenchman Jean-Louis Steinberg, astronomer at the Observatoire de Paris and responsible for Annales d’Astrophysique. With the support of some well-known figures in European astronomy, they convinced the astronomical community of the advantages to founding a single leading journal to replace the various national ones. The recently created ESO would carry the legal responsibility for it. It was the beginning of a success story that continues to this day. The six founding countries, France, Germany, Belgium, Denmark, Sweden, and The Netherlands, were joined by many others, for a total of twenty-three today. In 2004, the Board of Directors decided that A&A membership decisions « would consider the candidacy of any country possessing an excellent record of research in astronomy. » In 2005, Argentina was the first non-European country to become a full member, followed by Chile and Brazil in 2006. One of the four leading international journals publishing results in astronomy Even if forty years later A&A has not lost any of its appeal, it has nevertheless gone through several transformations. For thirty years, it was published by the German media group Springer Verlag, but in 2000 the French publisher EDP Sciences took over the publishing of the weekly, which is also available in electronic form(www.aanda.org). The three initial editorial offices have been consolidated into a single one located in the historical building of the Observatoire de Paris. There is also a network of ten or so scientific editors spread throughout Europe. Since 2004, specialization is the rule, and articles get assigned to editors according to their domain of expertise. This editorial policy resulted in an improvement in the quality of the articles, although this phenomenon is also related to the boom in observational techniques, which has provided researchers with data of unsurpassed quality. Surprisingly, the number of authors per paper is also on the rise. In 2007, a reader survey showed an 82 percent satisfaction rate with the work of the editorial team. A&A, which ranks second among journals of its kind in terms of the number of pages and citations, will mark its anniversary with the publication of a special issue containing forty emblematic articles. Even though it is a bit early to declare the 2008 winner, it should be noted that one of this year’s most quoted articles is devoted to the detection of planetary transits by the CoRoT mission 1. The anniversary issue will feature one article for each of the forty years in the life of the journal, the whole constituting a fascinating saga. (1) Voir Magazine de l’Observatoire de Paris numéros 5, 7, 10./See Observatoire de Paris : The Magazine, n os 5, 7, and 10.
ENSEIGNEMENT MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°11/janvier 2009 – 9 Première école internationale : dans le vif de la recherche... First international school : at the cutting-edge of research « L’étoile et son système planétaire dans le sillage des avancées de CoRoT ». L’intitulé avait tout pour séduire de jeunes astronomes en cours de doctorat, en post-doc voire en début de carrière. Ils furent donc nombreux à postuler pour cette première école internationale organisée par l’École Doctorale « Astronomie et Astrophysique d’Île-de-France » du 6 au 10 octobre 2008. « The star and its planetary systems in the wake of CoRoT advances. » The title could not fail to catch the eye of young astronomers working on their PhD, postdocs, and even those at the beginning of their career. They registered in large numbers in this first international school held at the Île-de-France Astronomy and Astrophysics Doctoral School from 6 to 10 October 2008. Intense mais passionnant ! Tel est le sentiment partagé par la quarantaine de jeunes astronomes qui a eu la chance de suivre pendant une semaine les cours de l’École Doctorale Internationale CoRoT. Depuis son accréditation sous sa forme actuelle en septembre 2005, l’École Doctorale « Astronomie et Astrophysique d’Île-de-France », dont l’établissement porteur est l’Observatoire de Paris en partenariat avec les universités Pierre et Marie Curie, Paris Diderot et Paris Sud, s’est attachée à donner une dimension internationale à l’ensemble de ses activités et à contribuer à la construction d’une recherche européenne. Pour la première session, le choix de la thématique s’est naturellement porté sur CoRoT. L’étude des systèmes planétaires autour d’autres étoiles est en effet un domaine de la recherche en progression rapide dont l’objectif à long terme est d’améliorer notre compréhension de leur formation et de leur évolution. Or, avec CoRoT lancé en décembre 2006, les astronomes disposent pour la première fois d’un formidable outil pour détecter des planètes y compris probablement rocheuses par le biais de leur transit devant leur étoile hôte, ainsi que pour mesurer très précisément les caractéristiques des étoiles, via l’astérosismologie. La théorie et surtout la pratique Pendant cinq jours, 41 étudiants, issus de 15 nationalités différentes ont ainsi pu se familiariser avec les domaines de l’évolution stellaire et de la science des exoplanètes. Les cours ont également porté sur les techniques de la sismologie stellaire, la détection de transit planétaire, et plus généralement sur les techniques photométriques de très haute précision spécifiques à CoRoT. Mais surtout, ces apports théoriques ont pu être complétés par des applications pratiques. Accueillis dans les locaux de Meudon, les étudiants ont en effet eu l’occasion de manipuler les logiciels de réduction et d’analyse des données, développés et utilisés dans le cadre du programme CoRoT. Le succès de cette session a convaincu les organisateurs de renouveler l’expérience. Rendez-vous en 2010 ! UFE, Observatoire de Paris Intense but exciting ! Such is the feeling shared by the forty or so young astronomers who took part in the week-long lectures offered by the CoRoT International Doctoral School. Since its accreditation in its present formin September 2005, the Île-de-France Astronomy and Astrophysics Doctoral School, whose host institution is the Observatoire de Paris in partnership with the universities Pierre et Marie Curie, Paris Diderot, and Paris-Sud, has sought to give its activities an international dimension and to contribute in building a distinctively European research. For its first session, CoRoT appeared as the natural choice. The study of planetary systems around other stars is a rapidly developing field of research, whose long-termgoal is to increase our understanding of the formation and evolution of such systems. With the launch of CoRoT, in December 2006, astronomers for the first time have a formidable tool to detect planets, including probably rocky ones through their transit in front of their parent star, and to measure very accurately the characteristics of stars using stellar seismology. Theory and (especially) practice For five days, 41 students with 15 different nationalities learned about stellar evolution and exoplanet science. There were also lectures on techniques in stellar seismology, planetary transit detection and, more generally, on very high precision photometric techniques specific to CoRoT. But, more important, the theory was accompanied with practical applications. At the Meudon site, students were able to operate data reduction and analysis software developed for and used in the CoRoT program. The success of this session convinced the organizers to repeat the event in 2010. Un nouveau Directeur pour l’École Doctorale Directeur de recherche CNRS au Laboratoire d’Études Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique - LESIA et membre du Conseil du département Formation et Enseignement de l’Observatoire de Paris, Daniel Rouan est devenu le nouveau Directeur de l’École Doctorale « Astronomie et Astrophysique d’Île-de- France ». Il remplace à ce poste Pierre Encrenaz. Tout au long de sa carrière, Daniel Rouan a centré ses recherches sur le développement de l’astronomie infrarouge en France. Il était jusqu’au printemps dernier responsable du pôle « astronomie » au sein du LESIA à l’Observatoire de Paris. Il est membre de l’Académie des sciences. A new director for the Doctoral School Senior CNRS Researcher at the Laboratory for Space Studies and Astrophysical Instrumentation (LESIA) and a member of the Council of the Teaching and Training Department of the Observatoire de Paris, Daniel Rouan is the new director of the Île-de-France Astronomy and Astrophysics Doctoral School, a position formerly held by Pierre Encrenaz. Throughout his career, Daniel Rouan centered his research on the development of infrared astronomy in France. Until last spring, he was responsible for LESIA’s « astronomy » group at the Observatoire de Paris. He is a member of the Academy of Sciences. Contact : Ana Gómez Astronome GEPI +33 (0)1 45 07 78 43 ana.gomez@obspm.fr



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