Magazine Observatoire de Paris n°11 déc 08/jan-fév 2009
Magazine Observatoire de Paris n°11 déc 08/jan-fév 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de déc 08/jan-fév 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : 1609-2009, quatre siècles d'astronomie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Pour que l’Europe garde la tête dans les étoiles European astronomy seeking to consolidate its leading position En couverture du rapport : détail d’un tableau de Jacopo Tintoretto « L’origine de la Voie lactée » et vue d’artiste de notre galaxie (NASA/Spitzer)./Report’s cover : detail from the painting « The Origin of the Milky Way » by Tintoretto and artist’s view of our galaxy (NASA/Spitzer). Réalisation : ESO Education and Public Outreach group Pour en savoir plus/Further information : Le rapport est disponible ici/The report is available at : http://www.stecf.org/coordination/eso-esa/galpops.PHP Contact : Catherine TURON Astronome GEPI +33 (0)1 45 07 78 37 catherine.turon@obspm.fr Pour comprendre les mécanismes mis en œuvre pendant la formation puis l’évolution de notre galaxie, les astronomes doivent étudier les caractéristiques chimiques et dynamiques de ses différentes populations stellaires. Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années, mais bien des questions demeurent encore sans réponse. Grâce au lancement du satellite Hipparcos 1 par l’ESA en 1989 et aux instruments performants des grands télescopes de l’ESO (VLT et NTT), en particulier les spectrographes multi-objets, l’Europe a joué un rôle de premier plan dans ce domaine de l’astronomie galactique. « Cette position de pionnière est aujourd’hui susceptible d’être encore confortée avec la mise en service prochaine par l’ESO de télescopes permettant une observation systématique du ciel dans les longueurs d’onde visibles et infrarouge proche (VISTA et VST) et par la construction par l’ESA de la mission Gaia dont le lancement est prévu début 2012 » indique Catherine Turon, présidente du groupe chargé de la rédaction du rapport. Avec une précision et une sensibilité 100 fois supérieures à celles d’Hipparcos, Gaia va permettre de réaliser un recensement complet des corps de notre galaxie jusqu’à la magnitude 20 2 et d’en créer une carte en 3D d’une très grande précision. Le satellite déterminera la position, la distance, la couleur et le mouvement d’un milliard d’étoiles. Inciter les astronomes européens à être en mesure d’exploiter au mieux l’extraordinaire moisson de données que ces instruments promettent de collecter, tel a été l’objectif du groupe de travail ESA-ESO sur les populations stellaires de notre galaxie, leurs mouvements et leur composition chimique. Pour relever le défi Dans son rapport rendu public en octobre dernier, le groupe de travail a identifié les principaux défis à relever et a formulé des recommandations en termes d’instrumentation, d’organisation ou de programmes scientifiques. « La tâche est immense puisque les informations collectées pourraient permettre de révolutionner notre connaissance de notre galaxie, des différentes populations stellaires qui la composent et de sa place dans le Groupe Local » explique Catherine Turon. Pour y parvenir, la communauté doit se mobiliser et s’organiser et les grandes agences doivent maintenir leurs engagements et favoriser toutes les synergies possibles. Si l’ESA doit ainsi veiller à garantir pleinement les performances de Gaia, et notamment la précision attendue de ses mesures astrométriques, photométriques et spectroscopiques, l’ESO doit de son côté favoriser les programmes complémentaires d’observations au sol et envisager la construction d’instruments complémentaires à Gaia tels des spectrographes multi-objets à grand champ et extrêmement performants. Forte des opportunités qui s’offrent à elle, la communauté européenne de l’astronomie galactique pourrait bien nous révéler les secrets cachés de la Voie lactée. 24 – MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°11/janvier 2009 To understand the formation and evolution of our galaxy, astronomers have to study the chemical and dynamical properties of its various stellar populations. Although considerable progress has been made in recent years, many questions still remain unanswered. Thanks to the launch by ESA of the Hipparcos satellite 1 in 1989 and the highperformance instruments equipping ESO’s large telescopes (VLT and NTT), notably multi-object spectrographs, Europe has played a major role in galactic astronomy. « This leading position looks to be confirmedwith the bringing into service in the near future of ESO telescopes allowing survey observation of the sky in visible and near infrared (VISTA and VST), as wellas the launch by ESA of the Gaia mission, scheduled to take place in early 2012 », observes Catherine Turon, chair of the group that produced the report. With an accuracy and sensitivity 100 times those of Hipparcos, Gaia will permit the compilation of a complete catalogue of objectsup to magnitude 20 2 in our galaxy, and the drawing of a high-accuracy 3-D map. The Gaia satellite will determine the position, distance, colour, and motion of one billion stars. The goal of the ESA-ESO working group on Galactic Populations, Chemistry and Dynamics is to set the scene for an optimal exploitation of the extraordinary volume of data collected by these instruments. Takingup the challenge In its report made public last October, the working group identified future challenges and made recommendations in terms of instruments, organization, and science policies. « The task ahead is considerable, since the data collected have the potential to revolutionise the knowledge about our galaxy, its various stellar populations, and its position in the Local Group », explains Catherine Turon. In order to succeed, members of the astronomical community need to join their efforts, and the leading funding agencies must honour their commitments and develop all possible synergies. ESA must guarantee the expected capabilities of Gaia, especially the expected accuracy of its astrometric, photometric and spectroscopic measurements. ESO, for its part, must promote complementary groundbased observation programs and consider building instruments to supplement Gaia’s, such as high performance largefield multi-object spectrographs. The coming years will offer the European galactic astronomy community an opportunity to reveal the hidden secrets of the Milky Way. GEPI/recherche Bien des questions se posent sur les phénomènes qui ont produit les étoiles et les galaxies telles qu’elles se répartissent et se déplacent dans l’Univers. Un groupe de travail européen a été constitué pour renforcer les synergies dans la communauté qui s’intéresse à notre galaxie. Présidé par une astronome du laboratoire Galaxies, Étoiles Physique et Instrumentation - GEPI, il vient de publier ses recommandations, dans un rapport remis à l’ESA et à l’ESO. Many questions about the origin, distribution and dynamics of galaxies remain unanswered. A working group has been setup to create synergies between European astronomers studying the Milky Way. The group, chaired by an astronomer from the Galaxies, Stars, Physics, and Instrumentation Laboratory (GEPI), has just published its recommendations in a report to ESA and ESO. Vue d’artiste de Gaia./Artist’s view of Gaia. ESA (1) Voir Le Magazine de l’Observatoire de Paris n o 1 p.10 et le n o 10,pp. 16 et 26./See Observatoire de Paris : The Magazine, n o 1, p.10, and n o 10,pp. 16 and 26. (2) 400 000 fois moins brillant que la moindre étoile visible à l’œil nu./400,000 times less bright than the faintest star visible to the naked eye.
Valorisation MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°11/janvier 2009 – 25 Pulp Vision vise l’application grand public Pulp Vision : developing an application aimedat the general public Un dispositif optique délocalisé original qui supplante tous les écrans vidéos de télévision, ordinateur ou téléphone portable… C’est ce qu’un ingénieur de recherche entreprend de commercialiser avec le plein appui du nouveau Service des Relations contractuelles et de la Valorisation de l’Observatoire de Paris. An original optical device that replaces all television, computer, and telephone screens. Such is the technology a research engineer seeks to commercialize with the help of the newly created Service des Relations Contractuelles et de la Valorisation (Contracts and Technology Transfer Department), of the Observatoire de Paris. Si tout va bien, ce sera le fruit de 25 années de participation active à la construction d’instruments scientifiques destinés aux plus grands télescopes du monde : Canada-France- Hawaï (CF HT), Keck, Gemini, et Very Large Telescope au Chili. Pierre Fédou ingénieur de recherche, humaniste et utopiste, s’est ainsi rôdé aux techniques optiques et spatiales les plus avancées. À présent, vient le temps d’exploiter le savoir-faire acquis sur un projet industriel concret : un dispositif optique qui projette les informations - texte, images, vidéos - sur la rétine de l’œil de l’utilisateur. Exit tous les écrans plats de télévision ou autres… « Ils vont devenir obsolètes », pronostique le directeur technique. « Notre invention signe la fin du plan image qui prévaut depuis les peintres classiques, le cinéma des frères Lumière et le tube cathodique. » Elle rend les clichés « partout disponibles de manière ambiante, autour de soi, sans équipement de réception ». Le principe ? « Il s’agit d’analyse par transformée de Fourier 1 », sourit Pierre Fédou en faisant allusion au grand mathématicien français du début du xix e siècle Joseph Fourier. Idée fertile en incubateur Pulp Vision « vision pulpeuse », clin d’œil au film palme d’or Pulp Fiction de Quentin Tarantino, est le nom choisi pour lancer la jeune entreprise dédiée. Une équipe est constituée afin de promouvoir le concept initialement formulé en 2005 par Olivier Lai, astrophysicien du CNRS détaché à Hawaï. Cependant, en 2006, le CNRS indique… qu’il ne souhaite pas en exploiter la propriété. Qu’à cela ne tienne. Le 28 juin 2007, un brevet est déposé et, le soir même, Valérie Pécresse ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche remet aux auteurs l’un des 84 prix de l’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes catégorie « émergence » doté de 40 000 €. Depuis, les lauréats ont intégré un incubateur et consolidé le plan d’affaire proposé aux business-angels. Au printemps 2009, un prototype d’optique adaptative à micromiroirs sera testé. Et en 2010, Pulp Vision pourrait entrer sur le marché sous forme de micro-émetteurs discrets créant des images de football dans les cafés ou affichant les horaires de train dans les gares. Des partenariats sont noués avec le Laboratoire d’Études Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique - LESIA et son confrère Galaxies, Étoiles, Physique et Instrumentation - GEPI ainsi qu’avec d’autres laboratoires basés à Galway en Irlande et à l’Université de Victoria, Colombie Britannique (Canada). (1) Décomposition d’une fonction en ondes élémentaires sinusoïdales. Un procédé fondamental utilisé dans toutes les activités de traitement du signal optique ou numérique./The decomposition of a function in terms of elementary sine waves. A fundamental technique used in the processing of optical and digital signals. If everything goes well, it will be the result of twenty-five years of active participation in the construction of scientific instruments for the world’s largest telescopes : Canada-France-Hawaii (CF HT), Keck, Gemini, and the Very Large Telescope in Chile. That’s how Pierre Fédou, research engineer, humanist, and utopian, became an expert in the most advanced optical and space techniques. And he is now ready to apply his know-how to a concrete industrial project : an optical device that projects information–text, images, and videos–on the user’s retina. Forget all those TV and other flat screens. « They will become obsolete, » predicts the technical director. « Our invention marks the end of the image plane in use from the time of the classical painters, the Lumière brothers’movies, and the cathode-ray tube. » It makes images « available everywhere around the user, without the need for a receiver. » And what is the principle behind this revolutionary technology ? « Fourier transformanalysis 1, » says Pierre Fédou with a smile—he is referring to Joseph Fourier, the great French mathematician of the early nineteenth century. A promising idea in incubator Pulp Vision, an allusion to the Palme d’Or winner movie Pulp Fiction directed by Quentin Tarantino, is the name of the new company. A team was setup to promote the concept, initially formulated in 2005 by Olivier Lai, a CNRS astrophysicist on secondment to Hawaii. However, in 2006, the CNRS indicated its unwillingness to commercialize the idea. But on 28 June 2007, a patent application is filed and, that same evening, Valérie Pécresse, minister of Higher Education and Research presented the authors with one of the 84 prizes designed to help emerging technology companies, worth 40,000 euros. Since then, the winners have joined an incubator and completed a business plan that they proposed to angel investors. In the spring of 2009, a micro-mirror adaptive optics prototype will be tested. And in 2010, Pulp Vision will be able to enter the market with discreet micro emitters that will create images from football matches in cafes or display train timetables in railway stations. Partnerships have been secured with the Laboratory for Space Studies and Astrophysics Instrumentation (LESIA), the Galaxies, Stars, Physics and Instrumentation Laboratory (GEPI), and laboratories in Galway, Ireland, and the University of Victoria, in British Columbia (Canada). En octobre 2008, l’Observatoire de Paris a créé le Service des Relations Contractuelles et de la Valorisation, initié préalablement par le travail d’une cellule juridique chargée jusqu’ici de la contractualisation. Ce service est l’interlocuteur des chercheurs, partenaires publics et privés, nationaux et internationaux. Il apporte son soutien et l’aide nécessaires aux chercheurs porteurs de projets afin de négocier les contrats et monter les dossiers de demande de financement. Il a vocation à développer toute action susceptible de favoriser les applications ou retombées industrielles des découvertes et inventions scientifiques effectuées à l’Observatoire de Paris. À ce titre, il dépose les brevets pour protéger les résultats. Contact : Laurent Mallet, Service des Relations contractuelles et de la Valorisation, laurent.mallet@obspm.fr, tél. + 33 (0)1 40 51 21 04 In October 2008, the Observatoire de Paris created the Service des Relations Contractuelles et de la Valorisation. A legal team had been until then in charge of contract negotiations. The new department acts as the representative of researchers, and national and international public and private partners. It also provides researchers with the necessary help for negotiating contracts and applying for financial support. It willalso take actions aimedat promoting the industrial application of discoveries and inventions made at the Observatoire de Paris. To this effect, it files for patents to protect the results of research. Voici l’image originale à produire.../The original image to be created. Le même cliché décomposé en trois couleurs primaires. Les spécialistes travaillent sur ces couleurs de manière séparée, puis ils les mélangent afin d’obtenir l’image souhaitée./The same image decomposed into the three primary colours. Specialists work on these colours separately ; they then merge them in order to obtain the desired image. Amplitude (intensité) de l’onde lumineuse./Amplitude (intensity) of the light wave. Partie phase de l’onde lumineuse./Light wave phase. Les deux dernières images contiennent l’information intéressante - codée de manière complexe, par « transformée de Fourier ». Mais elles sont illisibles pour l’œil humain./The last two images contain the relevant information—encoded in a complex way using the « Fourier transform » —but they are illegible to the human eye. P.Fédou/LESIA/Observatoire de Paris Contacts : Pierre FÉDOU Ingénieur de recherche CNRS - LESIA +33 (0)1 45 07 76 70 pierre.fedou@obspm.fr Olivier LAI Chargé de recherche CNRS - CF HT +1 (808) 885 7944 lai@cfht.hawaii.edu



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