Magazine Observatoire de Paris n°10 jun/jui/aoû 2008
Magazine Observatoire de Paris n°10 jun/jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jun/jui/aoû 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (220 x 307) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 22 Mo

  • Dans ce numéro : spécial spatial.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES APPLICATIONS DE LA RECHERCHE SPATIALE Les recherches fondamentales développées en astronomie spatiale ont des applications concrètes... et des incidences parfois insoupçonnées sur la vie quotidienne ! Ainsi en est-il de la détermination d’une heure de plus en plus exacte ou des systèmes de positionnement par satellite. Cet effort se met aussi au service de la géophysique, de la climatologie, et des missions d’observation de la Terre. 12 – MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°10 – SPÉCIAL SPATIAL/JUIN 2008 SPACE RESEARCH APPLICATIONS The results of basic research in space astronomy have concrete applications, sometimes with unexpected impact on everyday life. Such is the case of satellite positioning systems or the accurate determination of time. Geophysics, climatology, and Earth observation missions also benefit from such research.
APPLICATIONS Les premières tentatives de photographie de la Terre depuis un ballon, vers le milieu du XIX e siècle, ont sans aucun doute marqué le début de l’observation de la Terre. Mais il a fallu attendre les années 1970 pour disposer de moyens d’observation embarqués à bord des satellites. La télédétection a depuis envahi toutes les disciplines des sciences de la Terre. Les progrès des techniques d’observation en font aujourd’hui des outils irremplaçables pour la météorologie, mais aussi pour la surveillance de la composition atmosphérique, et plus généralement l’étude de tous les aspects de la Terre et des enveloppes fluides qui l’entourent. Les premières mesures ont été obtenues dans les domaines du visible et de l’infrarouge. Puis, l’instrumentation s’est étendue au domaine des microondes qui permet de « voir » à travers la couche nuageuse qui entoure notre globe terrestre une grande partie – approximativement 60% – du temps. L’expérience du LERMA en la matière Le LERMA qui bénéficie d’une longue expérience dans le développement d’instruments micro-ondes, millimétriques et submillimétriques pour l’astronomie, a été sollicité par les agences spatiales pour mettre cette expertise au service de l’observation de la Terre. Le laboratoire est ainsi associé scientifiquement et techniquement à la préparation de missions qui font l’objet de plusieurs contrats (ESA, Eumetsat 1, CNES). À titre d’exemple, des développements instrumentaux sont ainsi en cours pour obtenir une meilleure caractérisation des nuages de glace, ces objets qui ont un impact fort mais mal quantifié sur le bilan radiatif de notre planète. L’expertise et les instruments développés par le LERMA permettent d’effectuer des observations dans le millimétrique et le submillimétrique. Ces informations peuvent compléter celles qui ont déjà été obtenues dans le visible et l’infrarouge et fournir une climatologie des nuages de glace et de leurs propriétés, nécessaire à l’estimation précise du bilan radiatif global de notre planète. MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°10 – SPÉCIAL SPATIAL/JUIN 2008 – 13 TERRE EN VUE, MALGRÉ UN FRONT PASSABLEMENT NUAGEUX VIEWING THE EARTH THROUGH THE CLOUDS « La terre est bleue comme une orange » écrivait le poète français Paul Eluard en 1929. Quelle magnifique image ! Mais pour en avoir le cœur net, il a fallu attendre de pouvoir embarquer des moyens d’observation à bord des satellites. Et encore fallait-il que ces instruments soient capables de « voir » à travers l’atmosphère terrestre ! Dans ce domaine dit de la télédétection, la longue expérience du Laboratoire d’Étude du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique - LERMA est largement mise à contribution. « The earth is blue like an orange », wrote the French poet Paul Eluard in 1929. A beautiful image, but was it right ? In order to find out, we needed satellites equipped with instruments capable of « seeing » through the Earth’s atmosphere-a field known as remote sensing, to which the Laboratory for the Study of Radiation and Matter in Astrophysics (LERMA) has made significant contributions. The first attempts at photographing the Earth from a balloon towards the middle of the 19th century marked the beginning of the observation of our planet. But it was not until the 1970s that observation instruments installed on satellites became available. Remote sensing has since pervaded all Earth sciences disciplines. Thanks to the advances in observation techniques, remote sensing is nowadays an indispensable tool in meteorology, atmospheric composition monitoring, and more generally in the study of allaspects of the Earth and its fluid envelope. The first measurements were taken in the visible and infrared domains. Later, these were extended to the microwave range, which allows to « see » through the cloud layer that envelopes our planet some 60 per cent of the time. LERMA’s experience in the field LERMA can count on its long experience in the development of microwave, millimeter, and sub-millimeter instruments for astronomy, and for this reason it was approached by space agencies to use its expertise for the observation of the Earth. The laboratory is scientifically and technically involved in the preparation of missions under several contracts (ESA, Eumetsat 1, CNES). For example, instruments are being developed for the study of ice clouds, which affect the radiative budget of the Earth. These instruments will permit observations in the millimetric and submillimetric domains that will complete those in the visible and infrared. Such information will be used to buildup a climatology of ice clouds and their properties, necessary for establishing the radiative budget of our planet. 1. European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites. Contact : Catherine PRIGENT Directrice de recherche CNRS LERMA +33 (0)1 40 51 20 18 catherine.prigent@obspm.fr L’OURAGAN KATERINA observé le 28 août 2005 en infrarouge (à gauche) et en micro-onde (à droite) par satellite (Tropical Rainfall Measurement Mission). L’image infrarouge fournit essentiellement la température du sommet du nuage, alors que la mesure micro-onde permet d’accéder à des informations sur la structure interne et les quantités d’eau et de glace dans les nuages et la pluie./Hurricane Katrina observed on 28 August 2005 in infrared (left) and microwave (right) by satellite (Tropical Rainfall Measurement Mission). The infrared image basically provides the temperature at the top of the cloud, while the microwave measurement contains information on the internal structure and water and ice quantities in the cloud and the rain.



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