Magazine Observatoire de Paris n°10 jun/jui/aoû 2008
Magazine Observatoire de Paris n°10 jun/jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jun/jui/aoû 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (220 x 307) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 22 Mo

  • Dans ce numéro : spécial spatial.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TEST THERMIQUE d’un satellite, dans une cuve à vide./Satellite thermal test in a vacuum chamber. Intespace Toutes les compétences, à toutes les étapes Après la conception, place à la réalisation. Différents modèles de l’instrument sont placés dans des installations qui simulent les conditions de l’environnement spatial. Les premiers « stress » que l’on fait subir aux systèmes embarqués sont mécaniques. L’accélération et les vibrations du lancement sont simulées dans des centrifugeuses et des pots vibrants. Lorsque l’équipement a subi avec succès ce premier test, il doit montrer son bon fonctionnement dans le vide et dans les conditions thermiques de son environnement spatial, conditions complètement différentes de celles que l’on rencontre sur Terre. Pour donner un aperçu de ce que peut être la température dans l’espace : une boule noire en orbite terrestre, éclairée par le Soleil a une température d’équilibre de 12°C alors que si elle est blanche sa température s’abaisse à - 100°C et si elle est dorée sa température s’élève à 170°C. Par son importance, la thermique constitue une discipline spécifique de l’ingénierie spatiale. Une autre spécificité de l’environnement spatial est la présence des particules cosmiques qui peuvent partiellement ou complètement causer des dommages irréversibles. Des instruments, voire même des satellites entiers ont été perdus à cause de pannes électroniques entraînées par des passages de particules. C’est pourquoi il est important de prévoir les caractéristiques de l’environnement particulaire, de s’en prémunir par une conception adaptée et de pratiquer des tests dans des accélérateurs de particules. Une fois toutes ces étapes passées avec succès, l’instrument, encore au sol, doit être étalonné. Cette dernière étape consiste à lui fournir dans les conditions qu’il rencontrera en vol, des signaux connus afin de quantifier sa réponse, un préalable indispensable pour l’analyse des données d’observations. C’est à l’issue de cette dernière étape que les chercheurs, qui vont exploiter l’instrument, de concert avec les ingénieurs qui l’ont conçu et réalisé, pourront livrer un véritable système de mesure scientifique. 10 – MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°10 – SPÉCIAL SPATIAL/JUIN 2008 irreversible damage. Not only single instruments, but also entire satellites have been lost from electronic failure due to collision with particles. Adequate design and suitable tests in particle accelerators may help prevent such mishaps. The last stage is calibration, which consists in providing the instrument, under the conditions of its operation in space, with a number of known inputs in order to evaluate its response. It is only after this performance verification, that the scientists who willuse the instrument and the engineers who designed and constructed it can confidently deliver a true scientific measuring system. LA CASE À ÉQUIPEMENT d’un satellite : un joyau d’électronique./Satellite equipment case : an electronics marvel. CoRoT Case, LESIA - Observatoire de Paris LES ÉQUIPES COOPÈRENT durant toute la durée de la construction du satellite. Ici, phase d’intégration de CoRoT./Teams work together throughout the construction of the satellite. Here, CoRoT integration phase. CNES CONTEXTE « Par son importance, la thermique constitue une discipline spécifique de l’ingénierie spatiale ». Ingénieur thermicien au LESIA./ « Due to their great importance, these thermal techniques are specific to space technology ». Thermal Engineer at LESIA. Observatoire de Paris/Alain Willaume
CONTEXTE L’ESPACE D’UN MASTER A MASTER IN SPACE TECHNOLOGY Pour s’adapter aux spécificités des techniques spatiales, les ingénieurs et chercheurs instrumentalistes doivent allier des compétences techniques variées et pointues, des pratiques managériales très rigoureuses et une culture générale propre à ce domaine. Pour préparer au mieux les futurs collaborateurs, en leur faisant bénéficier des savoir-faire de ses laboratoires, l’Observatoire de Paris propose depuis trois ans un Master Sciences de l’Univers et Technologies spatiales. Instrumentation engineers and researchers in space technology must possess a wide range of competencies specific to their field. To better prepare its future research staff by capitalizing on its laboratories savoir faire, the Observatoire de Paris offers a Master in Universe Sciences and Space Technology, now in its third year. La conception et le développement d’un instrument spatial nécessitent l’intervention d’une grande variété de profils professionnels. Qu’ils se soient spécialisés dans l’optique, l’électronique ou l’informatique ou qu’ils exercent au contraire une mission transverse de management de projet ou de gestion de la qualité, tous les collaborateurs d’un projet spatial partagent la même capacité à appréhender un système complexe dans sa globalité. Tous partagent l’exigence d’adapter un instrument aux conditions extrêmes de l’espace dans le respect de contraintes de temps et d’argent sans nulles autres pareilles. Si la génération des pionniers s’est formée sur le terrain, aujourd’hui des formations spécifiques sont proposées. C’est le cas à l’Observatoire de Paris où les étudiants peuvent suivre un Master Sciences de l’Univers et Technologies spatiales. Un Master, trois parcours dont une voie professionnalisante Créé dans le cadre du LMD, le Master propose deux parcours « recherche » et un parcours « professionnel ». La première année de Master (M1) est construite autour d’un tronc commun pluridisciplinaire. Les étudiants peuvent choisir certaines options. Ainsi l’option « Instrumentation et méthodes associées » leur est conseillée s’ils veulent s’orienter en M2 vers le Master Professionnel. Intitulé « Outils et Systèmes de l’Astronomie et de l’Espace », ce parcours pro est à la fois théorique et pratique ; il a pour objectif de former de futurs ingénieurs pour les industries et les agences, nationales et internationales, liées aux sciences de l’Univers mais aussi à toute activité de pointe nécessitant des compétences comparables. Et pour ceux qui se destinent à la recherche, le Master propose deux parcours : « Astrophysique » et « Dynamique des systèmes gravitationnels », moins directement orientés vers le spatial mais bénéficiant également de la proximité de chercheurs impliqués dans les grands programmes nationaux et internationaux comme Herschel ou Planck ! LES MÊMES ÉTUDIANTS posant pour une caméra observant dans le proche infrarouge ! /Image of the same students with a near-infrared camera ! UFE - Observatoire de Paris MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°10 – SPÉCIAL SPATIAL/JUIN 2008 – 11 The design and development of a space instrument require a large variety of professional skills. Regardless of their field of expertise, be it optics, electronics, informatics, or quality control management, all those involved in a space project share the same ability to apprehend the complexity of a system in its entirety while keeping in mind the extreme conditions the instrument will encounter in space, all this under unique time and money constraints. If the first generation of space specialists acquired their expertise on the job, specific training programs are now available. Among these, the Master Universe Sciences and Space Technology offered at the Observatoire de Paris. One Master, three streams Created within the LMD, the Master offers one « professional » and two « research » streams. The first year (M1) features a common multidisciplinary core within which students can choose certain options. For example, « Instrumentation and Related Methods » is recommended for those opting in M2 for the Professional Master. This stream, called « Astronomical and Space-based Systems Engineering », is both theoretical and practical. Its goal is to train future engineers for industry and national and international agencies in fields related to Universe sciences but also in other state-of-the-art activities requiring similar expertise. For those students interested in research, the Master offers two streams : « Astrophysics » and « Gravitational Systems Dynamics », with less emphasis on space techniques but neverthelessin close contact with researchers working in major national and international programmes such as Herschel and Planck. LES ÉTUDIANTS DE LA PROMOTION COLUMBUS (2005-2006) du Master Pro en visite à l’ESTEC, le centre de recherche et de technologie de l’Agence Spatiale Européenne./Students from the Master’s Columbus class (2005-2006) visiting ESTEC, the European Space Agency research and technology centre. UFE - Observatoire de Paris Contacts : Unité Formation et Enseignement Christophe SAUTY Professeur des universités à l’Observatoire de Paris Responsable du Master et du M1 + 33 (0)1 45 07 75 33 christophe.sauty@obspm.fr Benoît MOSSER Professeur des universités à l’Observatoire de Paris Responsable du Master Pro + 33 (0)1 45 07 76 75 benoit.mosser@obspm.fr



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