Magazine Observatoire de Paris n°1 mar/avr/mai 2005
Magazine Observatoire de Paris n°1 mar/avr/mai 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de mar/avr/mai 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (201 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : X-shooter, un projet APC-Observatoire de Paris.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 VLT - VERY LARGE TELESCOPE Les grands télescopes, comme le VLT, permettent une étude détaillée de l'émission rémanente des sursauts. Seuls ces grands collecteurs de photons ont la sensibilité adéquate pour pouvoir étudier les états de polarisation et leur variabilité, le spectre détaillé du sursaut, celui du milieu environnant, par absorption, et celui de la galaxie hôte. Les sursauts permettent aussi d'étudier le milieu interstellaire de la galaxie hôte, et le milieu intergalactique. P.K. - Observatoire de Paris THE VERY LARGE TELESCOPES Allow a detailed study of the bursts afterglow emission. Only these huge photon collectors have the sensitivity required for the study of the polarization states and their variability, the detailed burst spectrum, that of the surrounding medium, by absorption, and that of the host galaxy. Through the bursts, astrophysicists can also study the interstellar medium of the host galaxy and the intergalactic medium. Contacts : François HAMMER, PI GEPI + 33 (0)1 45 07 74 08 francois.hammer@obspm.fr Paolo GOLDONI, CO-I APC + 33 (0)1 69 08 55 25 pgoldoni@cea.fr X-SHOOTER EN QUÊTE DES PREMIÈRES LUEURS DE L'UNIVERS IN SEARCH OF THE FIRST GLIMMER OF THE UNIVERSE Début avril se tiendra, à l'Observatoire de Paris, la signature officielle du contrat de collaboration « X-shooter » entre l'ESO 1, l'Observatoire de Paris, l'Université Paris 7 - Denis Diderot et les laboratoires GEPI et APC. Une occasion de présenter ce projet ambitieux. At the beginning of April, the official signing of the « X-shooter » collaboration contract will take place at the Observatoire de Paris. This is an agreement between ESO 1, the Observatoire de Paris, the Paris 7 University, and the GEPI and APC laboratories. We take the opportunity to present this ambitious project. Grâce au spectrographe X-shooter, les chercheurs du département Galaxies, Étoiles, Physique et Instrumentation - GEPI et du laboratoire Astroparticule et Cosmologie - APC espèrent mieux comprendre la formation des étoiles à l'aide des sursauts gamma. Leur intensité et le fait qu'ils soient détectables à de grandes distances pourront permettre de sonder l'Univers jusqu'à des époques très reculées dans le passé. Les sursauts gamma (Gamma Ray Burst GRB en anglais) sont les événements les plus violents de l'Univers depuis le Big Bang. Ces "flashs" de rayonnements gamma, fugitifs, sont suivis par une émission de lumière dans d'autres longueurs d'onde, un phénomène appelé rémanence. Le décalage vers le rouge de la lumière rémanente semble indiquer que les sources de ces émissions fugitives se trouvent aux confins de l'Univers. Il semble bien que ces phénomènes soient liés à la mort des premières étoiles, tellement massives qu'elles étaient instables et s'effondraient sur elles-mêmes. De quoi motiver les astrophysiciens qui voient là l'occasion de remonter à l'époque de la formation des premières structures, lorsque l'Univers n'avait que quelques centaines de millions d'années. Un instrument du VLT Nos connaissances sur les sursauts gamma et leurs sources devraient bientôt faire un bond en avant grâce à X-shooter, un spectromètre caractérisé par une couverture spectrale et une profondeur en magnitude inégalées. À partir de 2008, X-shooter devrait équiper le VLT de l'ESO installé sur le mont Paranal au Chili. En couvrant l'ensemble du spectre depuis l'ultraviolet (230 nm) jusqu'à l'infrarouge proche (2300 nm), X-shooter permettra de caractériser ces sources de rayonnement et de pratiquer les premières mesures des quantités physiques en jeu dans les corps en questions. Le GEPI est notamment responsable de l'intégrale de champs, qui permettra d'atteindre des performances de 90% de transmission de lumière, l'objectif étant d'analyser directement l'objet sans passer par des télescopes intermédiaires. En collaboration avec APC, le laboratoire de l'Observatoire conçoit également le logiciel de réduction de données. X-shooter est un projet qui a été porté par cinq partenaires dans cinq pays : le Danemark, les Pays-Bas, l'Italie, la France et l'Allemagne (voir encadré). Compte tenu de la faible fréquence des sursauts gamma, X-shooter étudiera également d'autres objets célestes comme les naines brunes, certains types de supernovae ou encore les quasars. Thanks to the X-shooter spectrograph, researchers at the Galaxies, Stars, Physics and Instrumentation department (GEPI) and the Astro-particle and Cosmology laboratory (APC), hope to increase their understanding of star formation with the help of gamma ray bursts. The strength of these bursts and the fact of being detectable at great distances could allow them to observe the Universe as it appeared in the very distant past. Gamma ray bursts (GRB) are the most violent events to take place in the Universe since the Big Bang. These fleeting « flashes » of gamma radiation are followed by the emission of light in other wavelengths, a phenomenon known as afterglow. The red-shift of the afterglow emission indicates that the sources of those fleeting emissions are located on the outer edges of the Universe. These phenomena appear to be related to the death of the first stars, so massive that they became unstable and collapsed onto themselves. Astrophysicists are naturally excited at the possibilit of being able to travel back to the time of the formation of the first structures, when the Universe was merely a few hundred of millions years old. A component of the VLT Our knowledge of gamma ray bursts and their sources should soon dramatically increase thanks to X-shooter, a spectrograph characterized by an unmatched spectral coverage and depth. Beginning in 2008 X-shooter will be incorporated into ESO's VLT at Mont Paranal, in Chile. By covering the entire spectrum, from ultraviolet (230 nm) to near infrared (2300 nm), X-shooter willallow the characterization of those radiation sources and the first measurement of the physica quantities at play in the bodies in question. GEPI is responsible for the integral field unit, thanks to which a 90-per-cent light transmission level will be achieved, the goal being to analyze the object directly, without the use of intermediary telescopes. In collaboration with the APC, GEPI also participates in the design of the data reduction software. The X-shooter project is a joint effort of five partners i five different countries : Denmark, The Netherlands, Italy, France and Germany (see box). Given the rarity of gamma ray bursts, X-shooter willalso study other celestial objects such as brown dwarfs, certain types of supernovae and quasars. 1) European Southern Observatory LES PARTENAIRES Le projet X-shooter a été porté par un Consortium composé de. l'Observatoire de l'Université de Copenhague (P.I. Per Kjærgaard). l'Institut National d'AstroPhysique - INAF, en Italie (P.I. Roberto Pallavicini). le GEPI et APC en France, (P.I. Francois Hammer). la fondation néerlandaise ASTRON 1 et les universités d'Amsterdam et de Nijmegen aux Pays-Bas (P.I. Lex Kaper). l'ESO (P.I. SandroD'Odorico). THE PARTNERS The partners in the X-shooter project consortium are - Observatory of the University of Copenhagen (P.I. Per Kjaergaard) - National Institute of Astrophysics, Italy (Roberto Pallavicini) - GEPI and APC, France (P.I. François Hammer) - ASTRON 1 Foundation, University of Amsterdam, and University of Nijmegen, The Netherlands (P. I. Lex Kaper) - ESO (P.I. SandroD'Odorico). (1) ASTRON : ASTRON is a foundation under Netherlands law.
3 QUESTIONS À... PIERRE BINÉTRUY DIRECTEUR DU LABORATOIRE APC THREE QUESTIONS TO... PIERRE BINÉTRUY HEAD OF THE APC LABORATORY L'astrophysique est le domaine de l'infiniment grand, l'Univers ; à l'opposé, la physique des particules s'intéresse à l'infiniment petit, la structure de la matière. À l'interface de ces deux échelles de l'extrême : le domaine des astroparticules et le nouveau Laboratoire AstroParticule et Cosmologie - APC, de l'Université Paris 7 - Denis Diderot. Astrophysics is the domain of the infinitely large objects, the Universe ; at the other end, particle physics is that of the infinitely small ones, the structure of matter. At the interface of these two extreme scales : the astro-particles domain, and the new Laboratory Astro-Particle and Cosmology (APC) of the Paris 7 University - Denis Diderot. Pourquoi avoir créé APC ? APC regroupe des chercheurs issus de trois communautés différentes : la physique des hautes énergies, la physique théorique et l'astrophysique. Ce brassage interdisciplinaire, marqué par des outils, des méthodes - expérimentation, observation et approches théoriques - et un environnement scientifique partagés, va nous permettre de définir une véritable politique scientifique commune dans un domaine en pleine expansion. Nous avons en outre saisi l'opportunité de nous installer sur le nouveau campus de Paris-Rive Gauche, à Tolbiac. Nous pourrons ainsi participer activement aux enseignements via des Écoles Doctorales mais aussi dans différentes spécialités de Masters. Quelles sont les principales synergies que vous attendez de ce regroupement ? La convergence des équipes nous permet de travailler sur de nouveaux projets. X-shooter en est un bon exemple. La thématique des sursauts gamma n'apparaissait pas fortement dans le programme initial de l'APC. C'est en nous coordonnant avec le GEPI, de l'Observatoire de Paris que nous avons répondu à l'appel d'offre concernant ce projet d'instrument de 2ème génération du VLT. Le GEPI apporte ses compétences dans la construction du spectrographe et de l'intégrale de champs ; de notre coté nous apportons notre savoir-faire informatique pour la réduction des données, c'est-à-dire le traitement des informations brutes. Ce sont souvent, aujourd'hui, des regroupements comme le nôtre qui peuvent permettre d'obtenir de réelles avancées dans ces domaines à l'interface. Nous allons donc poursuivre les collaborations avec d'autres laboratoires dont ceux de l'Observatoire. LISA - Laser Interferometry Spatial Antenna, par exemple, est un projet très ambitieux commun à l'ESA 1 et à la NASA, sur lequel nous travaillons avec le SYRTE et le LUTH. Il s'agit du premier détecteur spatial d'ondes gravitationnelles, dont le lancement est prévu en 2015. Quelles sont vos perspectives à moyen ou long terme ? Dans la décennie à venir, le domaine des astroparticules va peut-être pouvoir commencer à répondre à un certain nombre de questions fondamentales. Nous avons en effet la chance d'arriver à un moment où de grands équipements au sol ou missions spatiales devraient, à court, moyen ou long terme, nous apporter un flot d'informations susceptibles de lever le coin du voile. C'est donc une période faste à laquelle nous devons nous préparer en réunissant toutes les communautés impliquées. Why was APC created ? APC brings together researchers from three different branches : high energy physics, theoretical physics and astrophysics. This interdisciplinary blend, marked by a shared scientific environment, tools, and methodsexperimentation, observation, and theoretical approachwillallow us to define a common scientific policy in a rapidly developing field. In addition, we have seized the occasion to be located on the new Paris-Rive Gauche campus, at Tolbiac. We will thus be able to actively participate in teaching, through the Doctoral Schools but also in the various Masters fields. What kind of synergy do you expect from this grouping ? The merging of teams willallow us to work on new projects, such as X-shooter, for example. The gamma ray bursts theme was not strongly present in the initial APC program. But thanks to our association with GEPI, from the Observatoire de Paris, we have responded to the call for tenders for that project, which involves second-generation instruments for the VLT. GEPI contributes its expertise in the construction of the spectrograph and the integral field unit, while we provide our know-how in data reduction, that is, the computer processing of raw data. Nowadays, the pooling of resources such as the one we have created is often the only way to make real progressin fields at the interface. We will therefore continue our collaboration with other laboratories, including those from the Observatoire. LISA (Laser Interferometry Spatial Antenna), for instance, is a very ambitious project, a joint project of ESA 1 and NASA, in which we participate together with SYRTE and LUTH. It is the first space detector of gravitational waves, to be launched in 2015. What are your medium and long-termprospects ? In the coming decade, the astro particle field will perhaps be able to begin answering a number of fundamental questions. We are fortunate to be working at a time when many large instruments, ground-based or in space, should supply, in the short, medium or long term, a flood of information that might allow us to lift a corner of the veil. It is therefore a fruitful period for which we should prepare by bringing together specialists from all the fields involved. 1) European Space Agency, Agence spatiale européenne Contact : Pierre BINÉTRUY APC +33 (0)1 44 27 14 52 binetruy@cdf.in2p3.fr ÉVÉNEMENT - PIERRE BINÉTRUY EN 5 DATES 1983- Doctorat au CERN Postdoc à Berkeley 2003- Professeur à Paris VII 1997- Directeur du GDR Supersymétrie (GDR européen depuis 2001) 2002- Directeur de la Fédération de Recherches APC 2005- Directeur du Laboratoire APC INTERACTION RÉUSSIE Créé le 1er janvier 2005, APC est piloté, outre l'Université Paris 7, par le CNRS 1, le CEA 2 et l'Observatoire de Paris. Ses équipes proviennent du laboratoire de Physique Corpusculaire et Cosmologie (PCC) du Collège de France, du CEA, de l'Observatoire de Paris, de l'Institut d'Astrophysique de Paris, du Laboratoire de Physique Théorique de l'Université Paris-Sud 11. Début 2006, tous rejoindront le futur bâtiment de l'UFR de Physique de Paris 7-Denis Diderot situé sur le nouveau campus de Paris Rive-Gauche Une convention d'association approuvée par l'Observatoire de Paris formalise les liens scientifiques présents et à venir entre l'UMR APC et trois départements de l'Observatoire : le GEPI, le LESIA et le LUTH. A SUCCESSFUL INTERACTION Created the 1st January 2005, APC is managed, other than by the Paris 7 University, by the CNRS 1, the CEA 2 and the Observatoire de Paris. Its teams come from the Corpuscular Physics and Cosmology (PCC) laboratory of the College de France, CEA, Observatoire de Paris, Paris Institute of Astrophysics, and the Laboratory of Theoretical Physics of the Paris- Sud 11 University. At the beginning of 2006, they willall move into the future building of the Physics UFR of the Paris 7-Denis Diderot University located on the new campus of Paris Rive-Gauche. An association agreement approved by the Observatoire de Paris, officially establishes the present and future scientific links between the UMR APC and the Observatoire three departments : GEPI, LESIA and LUTH. (1) CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique (2) CEA : Commissariat à l'Énergie Atomique



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