Magazine Observatoire de Paris n°1 mar/avr/mai 2005
Magazine Observatoire de Paris n°1 mar/avr/mai 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de mar/avr/mai 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (201 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : X-shooter, un projet APC-Observatoire de Paris.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 RÖMER Biblio. Observatoire de Paris Contact : Jean EISENSTAEDT SYRTE + 33 (0)1 40 51 22 05 jean.eisenstaedt@obspm.fr FOUCAULT Biblio. Observatoire de Paris FIZEAU Biblio. Observatoire de Paris JEAN EISENTAEDT est l'auteur de l'ouvrage Avant Einstein. Relativité, lumière, gravitation paru en janvier 2005 aux éditions du Seuil, dont le magazine 0 de l'Observatoire de Paris s'est fait l'écho en décembre 2004. Seuil, 350p. janv. 2005, 22 € LA RELATIVITÉ D'EINSTEIN ET L'OBSERVATOIRE DE PARIS EINSTEIN'S RELATIVITY AND THE OBSERVATOIRE DE PARIS Einstein n'est, semble-t-il, jamais passé à l'Observatoire de Paris. Mais il n'en est pas moins vrai que sa relativité restreinte (si mal nommée) s'ancre dans bon nombre de travaux qui y furent réalisés... Althoughit seems Einstein never came to the Observatoire de Paris, his special relativity has its roots in a numbe of works carried out here. Il faut commencer par ceux de Römer dont le résultat - inscrit sur le mur nord du bâtiment Perrault de l'Observatoire de Paris 1 - conclut à la finitude de la vitesse de la lumière, mais non pas à sa constance que Delambre sera un des premiers à établir avec beaucoup de soin. Ensuite les recherches de variation de vitesse de la lumière d'Arago par mesures de réfraction, réalisées au tout début du 19 e siècle à l'Observatoire (mais bien mal comprises !), posent la question de l'optique des corps en mouvement qu'Einstein résoudra avec tant d'élégance en 1905. Léon Foucault, en mesurant "la vitesse relative de la lumière dans l'air et dans l'eau" (1850) porta le coup de grâce à la théorie corpusculaire de la lumière de Newton. Il ne faudrait pas oublier Hyppolyte Fizeau dont l'expérience de 1851 sur la vitesse de la lumière dans un courant d'eau "guida" Einstein vers sa cinématique de la lumière. Einstein consacre d'ailleurs le chapitre 13 de son opuscule de 1917, "Sur la relativité restreinte et générale", au "physicien génial Fizeau". Enfin, Éleuthère Mascart, qui fit tant pour faire avancer la question des rapports - difficiles - entre la vitesse de la lumière et l'éther, avait des liens privilégiés avec l'Observatoire. Au début du vingtième siècle, les relativitéseinsteiniennes ne sont pas vraiment appréciées en France. Le séjour que fait Einstein à Paris en 1921 est diversement apprécié. Pourtant, Charles Nordmann, astronome à Meudon, qui assiste aux conférences du Collège de France, fait partager son enthousiasme en assurant une vulgarisation de haut niveau. Plusieurs astronomes qui passèrent par cette maison s'intéressèrent à la même époque aux vérifications expérimentales de la relativité générale. Ainsi Jean-Baptiste Pérot consacra beaucoup d'efforts à mesurer le décalage des raies dans le champ de gravitation du Soleil. Ernest Esclangon s'inquiète des preuves astronomiques de la relativité et produit des travaux de bonne qualité. Le Bureau des Longitudes envoie une mission pour l'observation de l'éclipse totale du 9 mai 1929 avec, pour première mission, l'observation de la déviation des rayons lumineux au voisinage du bord solaire. Henri Mineur, directeur de l'Institut d'Astrophysique à sa création par le front populaire en 1936, est un des très rares astronomes à avoir étudié, avec Jacques Hadamard, la relativité générale. Rien d'étonnant que, dans les années trente, il s'inquiète des ondes de gravitation et cherche à comprendre, dans le cadre de la mécanique newtonienne il est vrai, "la mécanique des masses variables". Si l'on excepte quelques-uns de ses travaux et les livres de vulgarisation de Paul Couderc, la cosmologie ne semble pas faire ici beaucoup d'émules. La relativité générale traverse une crise sévère et il faudra attendre les années soixante pour que les trous noirs, pulsars et autres objets exotiques soient pensés, bientôt observés, et voir venir le renouveau de la relativité générale. To begin with, there are those of Römer's, establishing that light has a finite speedas can be read on the northern wall of the Observatoire's Perrault building1but not that this speed is constant as Delambre will be one of the first to meticulously show. Arago'research on variations in the speed of light by refraction measurements carried out at the Observatoire at the beginning of the nineteenth century (but how misunderstood they are !), raise the question of the optics of moving bodies that Einstein will so elegantly solve i 1905. When Léon Foucault measured « the relative speed of light in ai and in water » (1850), Newton's corpuscular theory of light was dealt a fatal blow. And we should not forget Hyppolyte Fizeau, whose 1851 experiment on the speed of light in a water stream « showed » Einstein the way towards his kinematics of light. Einstein devotes chapter 13 of his 1917 opuscule « On Special and General Relativity » to « the brilliant physicist Fizeau ». Finally, Éleuthère Mascart, who contributed so much to the question of thedifficultconnection between the speed of light and the ether, had a special relationship with the Observatoire. At the beginning of the twentieth century, Einstein's relativities are not particularly popular in France, and reaction to his 1921 visit to Paris is mixed. However, Charles Nordmann, an astronomer at Meudon who attends Einstein's lectures at the College de France shares his enthusiasm for Einstein's ideas by contributing to their popularization. Many astronomers who work at one time or anothe at the Observatoire take an interest in the experimental verification of general relativity. Among these, let us mention Jean-Baptiste Pérot's efforts to measure the line shift in the Sun's gravitationa field and Ernest Esclangon, who in his search for astronomical proofs of relativity produces good quality research. In 1929, the Bureau des Longitudes sends out a mission whose primary task is to observe the deflection of light rays near the Sun'edge during the 9 May eclipse. Henri Mineur, first director of the Astrophysics Institute created in 1936 by the popular front, is on of the few astronomers, together with Jacques Hadamard, to hav studied general relativity. It is not surprising then that, in the 1930s he wonders about the existence of gravitational waves and seeks to understandalthough in the context of Newtonian mechanics « the mechanics of variable masses ». Apart from some of his works and Paul Couderc's popularization books, cosmology does not appea to have many followers here. General relativity is undergoing a serious crisis, and it is not until the 1960s, when black holes, pulsars and other exotic objects are first conceived and later observed, that a renewal of the theory begins to take place. 1)Texte de la plaque commémorative : « L'astronome danois Olaus Römer - 1644-1710 - a découvert la vitesse de propagation de la lumière à l'Observatoire de Paris en 1676 » The commemorative plate reads : « The Danish astronomer Olaus Römer 1644-1710 discovered the speed of propagation of light at the Observatoire de Paris in 1676. »
Contact : Observatoire de Paris Service de la communication + 33 (0)1 40 51 23 01 service.communication@obspm.fr LE SITE D'ATTERRISSAGE de la sonde Huygens : un monde froid et glacé, et pourtant géologiquement actif. ESA/NASA/Univ. of Arizona Pour plus d’information : http://www.obspm.fr rubrique « communication » AGENDA - 23 AGENDA DES MANIFESTATIONS OUVERTES AU PUBLIC CALENDAR OF EVENTS OPEN TO THE PUBLIC Ce printemps est marqué par une actualité particulièrement dense en matière culturelle. L'Observatoire de Paris, avec la collaboration d'institutions partenaires ou d'associations de culture scientifique, s'ouvre à différents types de public pour répondre aux attentes multiples, n'hésitant pas parfois à mêler la science à l'art et à la littérature. This spring is characterized by a particularly high number of cultural events. The Observatoire de Paris, in collaboration with partner institutions and scientific associations, opens its doors to various types of audiences in response to multiple expectations, and it does not hesitate to combine science with art or literature. DU 17 MARS AU 28 MAI 2005 : « LES INTRUS » Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris mène pour la deuxième année consécutive l'opération "Les Intrus", investissant différents lieux de la Capitale pour y présenter ses collections. L'Observatoire de Paris accueillera de nouveau deux œuvres : Saint-Just line de Richard Long (1986), sculpture représentant une allée de pierres de 9 mètres Tune Towers de Dennis Oppenheim (1979), installation sonore Du mardi au vendredi de 14h à 18h et le samedi et le dimanche de 10h à 19h. The Paris Museum of Modern Art organizes for the second consecutive year operation « Intruders », taking over various sites around the capital to present its collections to the public. The Observatoire de Paris will welcome two new works : Saint-Just line, by Richard Long (1986), a sculpture representing a nine-meter long stone path, and Tune Towers, by Dennis Oppenheim (1979), a sound installation. From Tuesday to Friday, 2:00 to 6:00 pm, and from 10:00 am to 7:00 pm on Saturday and Sunday. 61 avenue de l'Observatoire, 75014 Paris, Bâtiment Perrault, Salle Cassini. MARDI 8 AVRIL : SOIRÉE SPÉCIALE « TITAN » À LA CITÉ DES SCIENCES ET DE L'INDUSTRIE L'Observatoire de Paris a associé son nom à la soirée organisée par la Cité des sciences et de l'industrie et la Société Astronomique de France sous le titre « Il pleut du Méthane sur Titan ! ». Des scientifiques du Laboratoire d'Etudes Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique - LESIA, étroitement impliqués dans la conception et la réalisation d'instruments sur le module Huygens qui s'est posé sur Titan le 14 janvier dernier, interviendront aux côtés d'autres spécialistes et livreront les premiers résultats obtenus de l'analyse des données sur l'atmosphère et la surface de Titan… The Observatoire de Paris participates in the evening organized by the Cité des sciences et de l'industrie and the Astronomical Society of France « Il pleut du Méthane sur Titan ! » Scientists from the Laboratory for Experiments Space and Instrumentation in Astrophysics LESIA, closely involved in the design and implementation of instruments carried by the Huygens module that landed on Titan last 14 January, will join other specialists in the presentation of the first results of the analysis of data from Titan's atmosphere and surface. Auditorium de la Cité des sciences et de l'industrie. Contact : 01 40 05 72 85/p.ratier@cite-sciences.fr SAMEDI 9 AVRIL, DE 8H30 À 18H : RENCONTRES SOLAIRES DE MEUDON Une journée d'information pour les astronomes amateurs et le public intéressé est organisée par l'Observatoire de Paris, notamment le Pôle solaire du Laboratoire d'Études Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique - LESIA, le Service d'Aéronomie et la Société Astronomique de France. Ouverte à tous. An information session for amateur astronomers and the general public organized by the Observatoire de Paris, in particular the Solar pole of the Space Studies and Instrumentation in Astrophysics Laboratory (LESIA) and the Aeronomy Service and the Astronomical Society of France. Everybody welcome. Amphithéâtre du LAM, Observatoire de Paris, site de Meudon, 5 place Jules Janssen, 92195 Meudon Cedex. Contact : regis.lecocguen@obspm.fr DU SAMEDI 16 AU MARDI 19 AVRIL : NUITS DES PLANÈTES DE L'OBSERVATOIRE DE PARIS L'Observatoire de Paris ouvre ses sites de Paris et de Meudon au public, pour des soirées d'observation nocturnes. En partenariat avec l'Institut d'Astrophysique de Paris, la Société Astronomique de France et l'association Planète Sciences, il sera possible de découvrir le ciel aux côtés des astronomes professionnels sur un parcours d'une heure. Des « circuits d'observations » sont mis en place afin d'observer la Lune, Jupiter, Saturne, des étoiles doubles ou des nébuleuses… Chaque nuit, quatre séances d'observation sont programmées, avec des horaires identiques pour Paris et pour Meudon : 21h, 22h, 23h et minuit. Seules les personnes inscrites à l'avance pourront entrer sur les sites. En cas d'intempéries, voire de simple couverture nuageuse, les séances seront annulées. The Observatoire de Paris opens its Paris and Meudon sites to the public for sky- watching nights. In partnership with the Paris Astrophysical Institute, the Astronomical Society of France and the Planète Sciences association, the publicis invited to join professional astronomers in the discovery of the sky during one-hour tours. « Observation tours » have been organized to watch the Moon, Jupiter, Saturn, double-star systems and nebulae. Every night, four watching sessions will be scheduled, at identical times at Paris and Meudon : 9:00 pm, 10:00 pm, 11:00 pm and midnight. In case of bad or cloudy weather, the sessions will be cancelled. Only those who register in advance will be admitted to the sites. Informations et inscriptions : du mardi 5 avril au vendredi 8 avril, de 14h à 17h au 01 40 51 22 94.



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