Magazine Magazine n°3 mar/avr/mai 2011
Magazine Magazine n°3 mar/avr/mai 2011
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°3 de mar/avr/mai 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : ACP

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : spécial moode et business.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 38 - 39  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
38 39
[…] Ce qui rapporte de l’argent, c’est la rue : tous ceux qui n’ont pas les moyens de s’acheter le costume première ligne de chez Dolce & Gabbana mais qui veulent avoir marqué « D & G » sur leurs vêtements, ou « CK » pour Calvin Klein. assurés d’une vente flash, elle gonfle sa production pour disposer « d’invendus » le moment venu. Ce qui rapporte de l’argent, c’est la rue : tous ceux qui n’ont pas les moyens de s’acheter le costume première ligne de chez Dolce & Gabbana mais qui veulent avoir marqué « D&G » sur leurs vêtements, ou « CK » pour Calvin Klein. C’est là que se fait l’argent ; non dans les circuits de vente traditionnels mais dans les outlets et sur Internet. Je le sais par expérience. À côté de notre métier de déstockeur grossiste, nous développons maintenant des licences avec des marques. Par exemple, une ligne d’underwear masculine pour une marque de beachwear très prisée des 18-25 ans. Le résultat est évident : dans le réseau traditionnel des petites boutiques, nous vendons 5 pièces ici, 30 là. Mais sur vente-privee.com, on peut monter jusqu’à 25 000 en un jour ! Dois-je préciser que ceci n’est vrai que pour ce que j’appelle les grosses marques. Cela ne concerne ni la haute couture, ni les grandes marques de luxe – dont on dit que l’une d’elles magazine n°3 38 brûle ses invendus en présence d’un huissier –, ni les petites marques branchées ou les créateurs trendy qui ont très peu de stock. Vous voyez, c’est bien du business, pas de la mode ! Du point de vue des marques, certainement. Mais du point de vue des gens qui achètent ? La crise, Internet, l’explosion de l’offre de mode, l’émulation et la concurrence stylistiques tous azimuts ont donné naissance à des consommateurs barbares, décomplexés et accrochés à de nouvelles formes de shopping. La vente flash en est une. Que viennent chercher les visiteurs sur ces sites ? D’abord, je ne crois pas que ces achats sur Internet ou dans les solderies répondent à des besoins réels, concrets et circonstanciés. Ce sont des achats d’impulsion. Ce que cherchent les gens, ce sont des prix et de la mode… ou plutôt de la marque ! D’ailleurs, en tant que déstockeur, nous avons pour principe de ne jamais acheter des pièces dégriffées ou des marques totalement inconnues, nous savons que ça ne se vendrait pas. Donc on surfe sur la notoriété acquise des marques. La « sensibilité », pour ne pas dire la dépendance aux marques est de plus en plus forte, même dans les solderies. Même au fin fond, dans les coins les plus reculés du système, on doit renouveler les offres de marques sous peine de lassitude, et ces marques doivent être de plus en plus fortes, puissantes, on leur fait de plus en plus confiance. Avant, je pouvais faire découvrir à mes clients des petites marques intéressantes. Pendant des années, j’ai travaillé avec une marque de lingerie italienne sublime baptisée Valéry, elle se vendait comme des petits pains. Aujourd’hui, ce serait impossible. C’est Lejaby et quelques autres… ou rien ! Propos recueillis par Farid Chenoune
1939 Naissance de Kenzo Takada à Himeji (Japon), à l’ombre du château fort, des cerisiers en fleurs et des geishas qui peuplent sa maisonnée – son père, un ancien fonctionnaire, « un homme taciturne, probe et plutôt rigide », a choisi de vivre « assis derrière la caisse tout au fond de la machiaï » (la maison de thé). 1958 Comme toute jeune fille de bonne famille avant son mariage, la fille aînée suit une école de couture. Le petit frère rêverait d’en faire autant… Pour se consoler, il abreuve sa sœur en magazines et expérimente les patrons encartés. « C’est ainsi que je me suis faufilé dans la mode et que, dans mes rêves, j’ai cousu des robes pour les filles aux grands yeux d’un Occident lointain. » Une lubie qui le pousse à délaisser l’université de langues étrangères de Kobe pour s’inscrire au Tokyo Bunka Fashion College, la plus grande école de mode du Japon. En franchissant les portes de cet établissement, tout juste ouvertes aux garçons, le jeune homme doit faire face à l’opprobre paternelle. De petits boulots en cours du soir, il subventionne lui-même ses frais de scolarité. Son rêve de devenir BIOGRAPHIE KENZO Premier Japonais débarqué à Paris, Kenzo Takada enflamme les années 70 avec son hymne à la jeunesse et ses défilés spectaculaires. Ses coupes destructurées, ses mariages de couleurs explosifs et son art du métissage désarçonnent le milieu, compassé et solennel, de la couture parisienne. magazine n°3 39 créateur de mode n’a pas de prix, surtout depuis qu’il a vu le premier défilé de Pierre Cardin au Japon. 1964 Diplômé et auréolé de son premier Prix (il gagne un million de yens pour un deux-pièces blanc sur le thème « la laine en été »), il se fait engager par le fabricant de prêt-à-porter Mikua et la chaîne de grands magasins San-Aï. Il rêve cependant à des horizons plus chantants. « Le Japon d’après-guerre, ce n’était pas drôle. Travailler, travailler, travailler, travailler, ce n’était vraiment pas joyeux. » Son immeuble doit être démoli pour les jeux Olympiques d’hiver. Avec les 350 000 yens de dédommagement, il profite de l’aubaine et prend un congé de six mois pour visiter l’Europe. Hong-Kong, Saigon, Colombo, Djibouti, Alexandrie ; le tour des capitales en trente jours avant d’accoster à Marseille, direction Paris, respectant scrupuleusement l’itinéraire prévu par l’agence de voyages comme le parfait petit touriste japonais muni de son Nikon. Catapulté dans la capitale de ses rêves, hypnotisé par le tumulte parisien et le manque de repères, il essaie de s’accoutumer à cette nouvelle ville. Difficile quand on ne parle pas la



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 1Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 2-3Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 4-5Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 6-7Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 8-9Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 10-11Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 12-13Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 14-15Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 16-17Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 18-19Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 20-21Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 22-23Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 24-25Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 26-27Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 28-29Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 30-31Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 32-33Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 34-35Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 36-37Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 38-39Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 40-41Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 42-43Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 44-45Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 46-47Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 48-49Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 50-51Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 52-53Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 54-55Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 56-57Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 58-59Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 60-61Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 62-63Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 64-65Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 66-67Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 68-69Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 70-71Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 72-73Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 74-75Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 76-77Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 78-79Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 80-81Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 82-83Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 84-85Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 86-87Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 88-89Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 90-91Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 92-93Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 94-95Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 96-97Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 98-99Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 100-101Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 102-103Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 104-105Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 106-107Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 108-109Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 110-111Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 112-113Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 114-115Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 116-117Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 118-119Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 120-121Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 122-123Magazine Magazine numéro 3 mar/avr/mai 2011 Page 124