Madame n°152 fév/mar 2013
Madame n°152 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°152 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Air France

  • Format : (277 x 376) mm

  • Nombre de pages : 122

  • Taille du fichier PDF : 26,8 Mo

  • Dans ce numéro : le numéro mode.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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STYLECOLLECTION 146 Sur LES POINTES Toe to top Repetto se lance pour la première fois dans une ligne de vêtements. – Repetto’s new fashion line is the perfect partner for the house’s famous ballet shoes. SI POUR CHAQUE apprentie ballerine, l’envie de fouler le sol d’un cours de danse est liée au désir de posséder tutu et pointes lacées, Rose Repetto n’avait certainement pas idée du mythe qui allait naître des premières ballerines créées dans son atelier en 1947, à l’instigation de son fils, le chorégraphe Roland Petit. Une Bardot et ses ballerines rouges, un Gainsbourg et ses derbys lacés et, plus tard, les meilleurs danseurs de la planète… Les chaussons de la maison ne sont plus réservés aux valseurs professionnels, puisqu’ils vont même jusqu’à s’accointer avec Comme des garçons. Pourtant, jusqu’ici, la marque n’avait pas fait dans les ha bits. Quels vêtements pour aller avec ces indémodables ? C’est donc une garde-robe qu’a imaginée Emilie Luc-Duc, faite de 19 modèles numérotés fabriqués en France et en Italie. Le choix de cette jeune créatrice, spécialiste de la maille, plus adepte d’histoire de la mode que collectionneuse de marques, est probante. Des silhouettes où l’on retrouve ce je ne sais quoi d’Alaïa qui confère aux femmes des corps de danseuses. De la maille, du tulle et du grosgrain comme celui qui noue les fameuses pointes. Du poudré, du pâle et des coloris de peau. La grâce… M DOMINO LATTÈS CERTAINLY the Parisian stylist Rose Repetto had no inkling of the legend she would spawn when,upon the request of her dancer-choreographer son, she created her first pair of ballet shoes in 1947. After buildingup a clientele that included most of the world’s leading dancers, her label’s supple, comfortable footwear became equally popular with the non-pliéing public. And yet, the house had never ventured into clothing. Today, Emilie Luc-Duc is leaping into the role of Repetto fashion designer with 19 creations whose cuts and lines bring out the Pavlova in every woman. Luc-Duc’s preferred knits, tulle and grosgrain (the same fabric that lacesup those famous pointe shoes) come in a palette of pale, powdery, flesh-like shades. The result, like a Repettoshod prima ballerina,emanates an ethereal grace. M De haut en bas : la créatrice Emilie Luc-Duc. Robe coupe ballerine sans manches en maille tricotée. PHOTOS DR – LINUS RICARD
LES HOMMES, rarement téméraires dès qu’il s’agit de s’habiller, l’ont pour ainsi dire largué. Le smoking, trop élégant, trop sérieux, trop précieux, ne se porte désormais que s’il est dûment exigé à l’entrée. Son salut, il le doit donc aux femmes qui l’ont assujetti au gré du temps, du mouvement, de la mode. Ça commence dans les années 20 avec la garçonne des Années folles. Elle réclame l’égalité des droits avec les hommes et, comme pour mieux souligner ses convictions, s’accapare les meilleurs attributs du vestiaire masculin, dont le smoking est alors une pièce maîtresse. A la différence près qu’elle garde la jupe – le pantalon n’étant revêtu que par les lesbiennes. Mais la tendance demeure aussi marginale que confidentielle jusqu’à ce que le réalisateur Josef von Sternberg fasse revêtir à Marlène Dietrich, alors âgée de 29 ans, un frac en tout point conforme à l’habit d’un homme, dans Cœurs brûlés (1930). Dans Ange (1937), elle porte un smoking noir avec une jupe longue. Et, dans Madame veut un bébé (1942), elle apparaît en smoking avec pantalon, pour la première fois au cinéma. Rien de sulfureux à ses yeux : elle l’adopte déjà en dehors des plateaux. Marlène se fournit alors chez son tailleur Watson & Son en Californie, chez Madeleine Vionnet et Maggy Rouff à Paris. Si Marlène Dietrich contribue à lancer la mode, le smoking n’en demeure pas moins fort anecdotique dans les collections des couturiers jusqu’en juillet 1966. Dans sa collection haute couture pour l’hiver, Yves Saint Laurent a prévu, à côté de ses fameuses robes « Pop Art », un smoking avec pantalon – le premier du genre. Une révolution dans le chiffon. Chargé d’ambiguïté, le smoking de Saint Laurent remplace le tailleur en velours noir de Chanel et devient le nouvel uniforme nocturne, symbole de liberté, d’égalité et de sensualité. C’est au tour des femmes de lâcher le tralala des robes du soir pour la rigueur androgyne du smoking. Non sans mal. En 1966, Betty Catroux sera pionnière en portant son smoking Saint Laurent un soir à l’opéra devant une assistance aussi consternée que médusée. Depuis, les mœurs ont changé. L’histoire s’est tassée quand on a compris que ça collait à la nouvelle vie des femmes. A mesure qu’il symbolisait le conformisme dans le vestiaire des hommes, le smoking a exprimé l’anticonformisme des femmes, sans pour autant se charger de revendications sexistes. Plus maléable qu’il n’y paraît, le smoking au féminin peut se porter avec un pantalon, un bermuda, une jupe ou carrément en robe ; en total look ou en dépareillé, en noir ou en couleurs ; avec une blouse à jabot, un T-shirt ou à même la peau. Quelles que soient les variations, il cultive un chic intemporel. Certes crépusculaire du côté des hommes, le smoking s’avère inoxydable dans le cœur des femmes. Ceux qui le pensaient foutu avaient tort. M JÉRÔME GAUTIER 148 Toutes en SMOKING ! Les femmes se sont emparées de cet attribut du vestiaire masculin et ne le lâchent plus ! New takes on the tux Staid and unchanging in menswear, the tuxedo has found freedom and flexibility in the feminine wardrobe. THE MALE population, which tends toward the conservative in matters sartorial, has more or less abandoned it. It’s considered too formal, to be worn only when formally required. It may seem odd, but women’s wear has saved the tuxedo, transforming it to keepup with the times. The process started in the 1920s, when women began demanding equal rights and, as though to underline their resolve, appropriated the more flattering elements of the men’s wardrobe, of which the tux was a mainstay. But they wore it with skirts, trousers still being seen as purely and decidedly manly. As a fashion trend, the women’s tuxedo remained on the sidelines until the filmmaker Josef von Sternberg dressed a 29-year-old Marlene Dietrich in an all-masculine outfit for Morocco (1930). In Angel (1937) she wore a black tuxedo jacket over a long skirt, and five years later appeared for the first time in a tux with trousers in The Lady Is Willing (1942). Although this high-profile exposure helped launch the idea, the tuxedo didn’t figure prominently in any major fashion lines until July 1966, when, alongside the famous « Pop Art » dresses of his fall-winter collection, Yves Saint Laurent unveiled a women’s tuxedo. With trousers—the first of its kind. Intriguingly ambiguous, the Saint Laurent smoking (as it is called in French, a termderived from « smoking jacket ») soon replaced the Chanel black velvet suit as the evening uniformof the well-dressed woman. It was a revolution—and not without its skirmishes. When Betty Catroux wore her Yves Saint Laurent tuxedo to the Paris opera in 1966, she was met with many a disbelieving—and then disapproving—stare. Attitudes have changed since then, and people have understood that the tux’s subverted formality is perfectly compatible with the new feminine lifestyle. To the same degree that it epitomized conformism for men, it symbolizes nonconformism for women. More adaptable than it might seem, the women’s tuxedo can be worn with trousers, shorts, a skirt or even a dress, as a total look or a high-contrast accent, in black or any color of the spectrum, over a blouse, a tee-shirt or the bare skin. Whatever the variations, it projects timeless chic. Now that its heyday has passed for men, the tuxedo has become a perennial classic for women—proof that thinking it outdated is, in a word, outdated. M PHOTOS FONDATION PIERRE BERGÉ – YVES SAINT LAURENT – GORUNWAY



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