Madame n°150 oct/nov 2012
Madame n°150 oct/nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de oct/nov 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Air France

  • Format : (277 x 376) mm

  • Nombre de pages : 128

  • Taille du fichier PDF : 26,7 Mo

  • Dans ce numéro : spécial mode.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTURE CULTURE ESTINATIONS 176 PARIS BILBAO ET SI UNE architecture prenait du sens, avant tout, par la manière dont elle est occupée, plus que par sa présence formelle. C’est l’enjeu de cette exposition d’œuvres issues des fonds Guggenheim, et qui conçoit l’espace comme un lieu de narration, vécue ou en devenir. L’installation de Liam Gillick réalisée pour la Biennale de Venise en 2009, sorte de gigantesque cuisine intégrée, est donc à nouveau montrée, dans un cadre qui cette fois-ci soutient idéalement son propos. O.R. WHAT IF the meaning of a structure arose from the occupation of its spaces and volumes rather than its formal presence ? This is the premise of « Inhabited Architecture » at the Guggenheim (through May 19), with works from the museum’s endowment that treat space as a medium for narration. Ci-contre : How Are You Going to Behave ? A Kitchen Cat Speaks, Liam Gillick, 2009. « INHABITED ARCHITECTURE », jusqu’au 19 mai 2013, Museo Guggenheim, Avenida de Abandoibarra, 2, Bilbao, www.guggenheim-bilbao.es PHOTOGRAPHE de mode dans les années 1970, l’Américaine Deborah Turbeville se distingue par des clichés à l’atmosphère étrange, quasi hors du temps, qui la classe vite dans la photo d’art. En 1980, à la demande de Jacqueline Kennedy Onassis, elle réalise un reportage sur Versailles et crée cette série de tableaux historiques teintés de présences fantomatiques. O.R. DEBORAH TURBEVILLE made a name for herself in the seventies for her quasi-surrealist fashion photography. In 1980, Jacqueline Kennedy Onassis asked her to produce a visual essay on Versailles. The result, on view at Galerie Serge Aboukrat (October 17 through January 31), is a series of images tinged with a ghostly presence. Ci-contre : Unseen Versailles, Deborah Turbeville, 1980. « DEBORAH TURBEVILLE, UNSEEN VERSAILLES », du 17 octobre au 31 janvier, galerie Serge Aboukrat, 7 place Furstenberg, Paris VIe. NEW YORK CINQUANTE ANS d’histoire de l’art : c’est un peu ce que propose cette exposition qui rassemble les travaux de soixante artistes majeurs, de Ed Ruscha à Douglas Gordon, appartenant au demisiècle qui vient de s’écouler. L’accrochage permet de revisiter chacune de ces œuvres à la lumière de celui qui n’a cessé de dominer la création durant cette période : Andy Warhol. O.R. HALF A CENTURY of art history : this is essentially what the Met is offering with « Regarding Warhol : Sixty Artists, Fifty Years. » Works by major figures from Ed Ruscha to Douglas Gordon are considered in relation to the patriarch of Pop Art, who dominated the American art scene from the sixties until well beyond his death in 1987. Ci-contre : Self-Portrait as Kurt Cobain, as Andy Warhol, as Myra Hindley, as Marilyn Monroe » (détail), Douglas Gordon, 1996. t41 « REGARDING WARHOL : SIXTY ARTISTS, FIFTY YEARS », jusqu’au 31 décembre, Metropolitan Museum of Art, 1000 5th Avenue, New York. www.metmuseum.org. PHOTOS DEBORAH TURBEVILLE – COURTESY MUSEO GUGGENHEIM BILBAO – STUDIO LOST BUT FOUND, 2012/COURTESY GAGOSIAN GALLERY.
iG J'explore d'autres formes d'amour que romantique — comme l'affection au travail —, ou des formes d'addiction, comme Facebook. ! ! LA VIE est un refrain Un roman choral sur la jeunesse enfuie, conçu comme un album musical, par une Américaine fan de Guy Debord. IL Y A LES CHANTEURS qui écrivent, Philippe Katerine, Nick Cave, récemment Dominique A racontant son enfance à Provins (1)... Il y a les romanciers se faisant paroliers, Sagan, Djian, Modiano, ou même interprètes, Vian ou Houellebecq. Et puis, il y a les écrivains qui cherchent au coeur du texte le point de rencontre entre littérature et musique, parce que la première, avant tout, doit s'entendre. "Ce n'est qu'à ce prix que le texte peut être une expérience complète", estime Jennifer Egan, qui a grandi à San Francisco dans les années 70 et ne s'est jamais remise "d'avoir raté les années 6o ! ". A partir de plusieurs personnages dont les chemins se sont un jour croisés, notamment au sein d'un groupe punk ("Ils ne sont donc pas ma jeunesse ! "), l'ouvrage est conçu comme un album de chansons, chaque chapitre ayant "sa technique et tonalité singulière", pour parler du "temps qui passe". "C'est un livre sur la nostalgie mais pas nostalgique", affirme la romancière qui aime Proust, "si drôle et distrayant", et Guy Debord, dont le concept de "société du spectacle" lui parait toujours un outil pertinent, notamment pour comprendre les nouvelles technologies, qui "l'intéressent énormément". Un chapitre, consacré à la vie d'une petite fille, Ally, vue par elle-même ("la seule chose autobiographique dans le livre"), se présente d'ailleurs sous forme de tableaux PowerPoint, assez joliment... Autour de Sasha, 30 ans, assistante de prod dans une maison de disques, qui souffre de kleptomanie, et de Bennie, 40 ans, qui produit sans l'ignorer de la soupe musicale dans la même boite, s'agglutinent de nombreux personnages, le tour de force étant de saisir chacun à travers un ou plusieurs "moments de vie" qui racontent aussi bien une personnalité que la trajectoire ramassée d'une existence. Au départ, Jennifer Egan, d'origine irlandaise par son père, voulait être docteur. Archéologue ensuite, puis, lors d'un voyage en Europe, ce fut l'évidence de l'écriture. Blonde et fine, elle explore dans ce roman "d'autres formes d'amour que romantique, comme l'affection au travail entre deux personnes, et aussi des formes d'addiction, comme Facebook ou les tweets, mais sans les condamner pour autant... Même si je deviens folle quand je vois mes fils (de 9 et ii ans,ndlr) incapables de lâcher leurs téléphones". Une intellectuelle, mais qui "veut essayer des choses fun, car l'art peut être aussi entertainment, dès lors qu'on entend par là des choses qui vous transportent". Em ISABELLE Po TEL (1) "Y REVENIR", Dominique A, éditions Stock/La Foret. Rhythm and counterpoint From prize-winning author Jennifer Egan, a musical novel arranged lifte an album. THERE ARE singers who become writers, like Nick Cave and Kinky Friedman, and novelists who become songwriters, like Boris Vian. And then there are writers who seek out the point of convergence between literature and music, knowing that the former is meant above ail to be heard.'Only in this way can the text become a complete experience," says Jennifer Egan, who grewup in San Francisco in the seventies and "never got over missing the sixtiesr Egan's novel A Visit from the Goon Squad (winner of the 2011 Pulitzer Prize for Fiction) is conceived like an album, with each chapter possessing what the author catis "its own technique and tonality" to evoke the passing of time. Revolving around Sasha, a music production assistant and kleptomaniac, and Bennie, a producer who has sold out and knows it, a handful of characters are tellingly depicted through "slices of life" that reveal not only their personalities but also the trajectories of their lives. In one chapter, a 12-year-old girl tells her story ("the only autobiographical part of the book") in the formof a PowerPoint presentation. In Goon Squad, Egan sets out to explore "types of love other than romantic, like the affection between two coworkers, or forms of addiction like Facebook or Tween" She insists that she's "not judging," even though "it drives me crazy ta see my two sans glued to their phones." She is an intellectual who cultivates a sense of fun, because "art can also be entertainment, as long as you understand entertainment ta mean things that enchant you." "QU'AVONS-NOUS FAIT DE NOS RÊVES ? ", jennifer Egan, éditions La Cosmopolite Stock, 384 p., 22 E. Traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter. jrnnifrr Egan Qu'avonsnous fait de nos rives ? PHOTOS DR - PIETER M. VAN HATTERN



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