Madame n°148 jun/jui 2012
Madame n°148 jun/jui 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°148 de jun/jui 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Air France

  • Format : (277 x 376) mm

  • Nombre de pages : 122

  • Taille du fichier PDF : 24,8 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial été.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTURE ÉVÉNEMENT >> sur lequel il rebondit, devenant ainsi musique. Il en va de même pour l’architecture. Elle me conduit vers un son et une musique qui constituent une réponse à un lieu ou à une situation”, explique-t-il. On l’aura compris, l’artiste n’a pas envisagé cette exposition comme une monographie classique, mais plutôt comme une installation complexe où chaque élément est à la fois indépendant et interactif. Avec quatre films, dont un inédit, l’artiste a créé un voyage vers autant de destinations. Des images qu’il a tournées dans différents lieux du monde, toujours sur des sites où l’architecture est en lien avec l’histoire, plus ou moins récente, plus ou moins mouvementée : Sarajevo et son siège de 1992 à 1996, Berlin et le dôme géodésique de Buckminster Fuller, Bordeaux et une salle des fêtes désaffectée qui fut autrefois une scène rock très active, et Mexico avec le célèbre site aztèque de Tlatelolco, qui fut aussi celui d’une répression policière sanglante à l’égard des étudiants en 1968. Et chacun de ces lieux est traversé par un personnage. Les films sont projetés sur les cinq écrans par séquences. A certains moments bien précis, les films s’arrêtent pour continuer sur un autre écran, suggérant le déplacement du spectateur dans l’espace… ou pas. On peut aussi considérer que les films sont recomposés ensemble en suivant cinq plans de montage différents, qui donnent un nouveau sens à la narration première de chacun d’entre eux. Et puis, il y a le son qui invite à un autre cheminement. Ces roulements de caisse claire qui raisonnent à intervalles réguliers, ou encore cette mélodie des Clash (Should I Stay or Should I Go) qui revient, dans les films, mais aussi dans la salle par le biais de cette petite boîte à musique collée sur la paroi vitrée face à la rue. “Le son et la musique ne racontent pas d’histoire. Ce qui compte, c’est plutôt leur impact, et celui de l’architecture qu’elles ont générée, sur le présent. Leurs résidus et leurs souvenirs sont incarnés par les corps et les gestes devenus musique”, résume Sala. L’artiste agit ici comme un chef d’orchestre qui utilise les différents matériaux à sa disposition – visuel, sonore, plastique, fictionnel, réel – pour mieux échapper à la narration classique à laquelle on s’attend lorsque l’on est face à un film. Ils lui permettent plutôt de reconstruire l’espace où il intervient en créant un univers onirique, sujet à autant d’interprétations possibles qu’il y a de spectateurs. M OLIVIER RENEAU ANRI SALA, jusqu’au 6 août, Centre Pompidou, galerie sud, Paris I er , www.centrepompidou.fr PHOTO ANRI SALA 2011
> Page de gauche : The Clash, 2011. Courtesy Galerie Chantal Crousel, Paris ; Hauser & Wirth, Zurich et Londres ; Marian Goodman Gallery, New York ; Galerie Johnen, Berlin. Ci-dessus : Untitled (tagplant 1), 2005. Courtesy Galleria Alfonso Artiaco, Naples. Ci-dessous : 1395 Days Without Red, 2011. of independent and interactive components. There are four films, recounting four journeys to places whose architecture evokes a more or less recent, and more or less tumultuous, chapter in history: Sarajevo and the siege of 1992-95, Berlin and Buckminster Fuller’s geodesic dome, Bordeaux and a boarded-up auditorium that used to be a hotbed of the rock scene, and the Aztec town of Tlatelolco in Mexico, which was also the site of a violent police crackdown against student protestors in 1968. The films appear in separate sequences, sometimes halting on one screen and continuing on another, to suggest the viewer’s movement in space. Sound is used to define a different kind of movement: snare drum rolls and excerpts from the Clash song “Should I Stay or Should I Go” are heard in the films and from a little music box mounted on the glass wall. “The sound doesn’t tell a story,” Sala explains. “What counts is its impact, and that of the architecture it generates.” The artist functions like an orchestral conductor, using the available resources—visual and auditory, real and fictional—to break away from conventional cinematic narration. The goal is to reconstruct the space, creating an otherworldly realm that is subject to as many interpretations as there are viewers. M



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