Madame n°147 avr/mai 2012
Madame n°147 avr/mai 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°147 de avr/mai 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Air France

  • Format : (277 x 376) mm

  • Nombre de pages : 126

  • Taille du fichier PDF : 24,6 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial printemps.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 74 - 75  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
74 75
154 Le jardin EN DOUCEUR Ses maîtres mots sont discrétion, poésie, légèreté. On pourra en voir une nouvelle démonstration lors du festival des jardins de Chaumont-sur-Loire, où Louis Benech vient de redessiner dix hectares. « DE L’ÉCHEVELÉ dans du structuré. » Cela pourrait être sa devise. Pas sa signature. Louis Benech se défend de vouloir marquer son territoire. « J’aime les choses simples, pas appuyées, l’idée qu’on ne devine pas que je suis intervenu dans un jardin. » Pourtant, quand on voit la grecque qu’il a osé dessiner dans un vaste domaine en Sologne, on pourrait en douter. « Attention, ce n’est pas du land art, ce dessin n’est pas gratuit, il est utile à la circulation de l’eau. » En Normandie, les bassins en forme de croix existaient déjà, mais Louis Benech a subtilement souligné ce motif graphique avec des massifs de fleurs qui apportent de la poésie. « Plutôt que de poésie, j’ai envie de parler de douceur. » A Saint-Tropez, pour le jardin d’un homme d’affaires amateur d’art, il a dessiné deux haies bien taillées qui se détachent sur un fond d’oliviers, de garrigue et de vignes. On l’aura compris, cette dualité entre rigueur et légèreté aiguille sa création. On LIFESTYLE JARDINS JA RDINS Living sculpture French landscape artist Louis Benech creates natural spaces imbued with understated poetry—like his latest installation for the Chaumont sur Loire Garden Festival. « A THOUGHTFULLY structured untidiness. » It could be his motto. But not his signature—Louis Benech does not seek to mark his territory. « I like things to be simple, not overdone, » he says. « I like the idea of creating a garden that seems to have grown that way naturally. » Apparently this philosophy even applies to the geometrical Greek fret pattern that he created on the grounds of an estate in the Sologne region. « It’s not land art, » he insists. « The formis not just decorative—it improves the site’s water distribution. » A garden that he designed in Normandy already had a water distribution system in the formof long cross-shaped pools, which Benech subtly accentuated with banks of flowers that add a poetic touch. « Rather than poetry, I prefer to think of it as softening, » he says. For the garden of an art collector in Saint Tropez, he installed two sharply sculpted hedges that stand out against a background
se souvient comment, aux Tuileries, il avait semé des graminées au milieu de pelouses bien tondues. Il vient de récidiver dans la cour des Archives nationales. Les graminées, c’est sa madeleine de Proust. Adolescent, il a souvent séjourné en Grande-Bretagne et en a gardé le goût des prairies. En Normandie, ensuite, où il a travaillé pour Loel Guinness, Guy et Marie-Hélène de Rothschild, Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, il a appris à composer avec les désirs des très riches et à leur imposer, en douceur, son point de vue, son désir de simplicité. « Je veux surtout que ce soit juste. » L’équilibre donc. Mais avant tout, la prise en compte du site et des moyens qu’on est prêt à mettre dans l’entretien. « C’est déterminant. Je choisis mes plantes en fonction de ce paramètre. » Et il a une connaissance encyclopédique des plantes. A Chaumont, il a divisé dix hectares de prés par des haies, qui » of olive trees, grapevines and shrubs. The result is typical of the Benech style, arising from the duality between strict control and freeforminsouciance, like his planting tall grasses in the middle of the well-groomedlawns of the Tuileries Gardens or the National Archives in Paris. Grains and grasses are his « Proustian madeleine » —as a teenager, he traveled often to Great Britain, where he developed a lasting taste for fields and prairies. Later, working in Normandy for Loel Guinness, Guy and Marie-Hélène de Rothschild, and Yves Saint Laurent and Pierre Bergé, he learned to adapt his inspiration to meet the desires of a wealthy clientele, while gently imposing his point of view and penchant for simplicity. « Above all, I want the result to be just right. » For Benech, that means striking a balance and, more importantly, considering the site itself and the means to be deployed for itsupkeep. « This is a decisive factor, » he says, « the parameter that determines my choice of plants. » Of which, of course, he has an encyclopedic knowledge. For the annual Garden Festival on the grounds of Chaumont sur Loire Castle, he divided 10 hectares (25 acres) of meadowland with hedges that look as though they had > En haut : à Saint-Tropez, les haies sont strictement sculptées sur fond d’oliviers. Ci-dessous : à Villandry, les fleurs s’épanouissent dans un savant fouillis. En bas : en Normandie, une croix d’eau est magnifiée de massifs d’iris. Page de gauche : en Sologne, un bassin en forme de grecque se découpe derrière les arbres.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 1Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 2-3Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 4-5Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 6-7Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 8-9Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 10-11Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 12-13Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 14-15Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 16-17Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 18-19Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 20-21Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 22-23Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 24-25Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 26-27Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 28-29Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 30-31Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 32-33Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 34-35Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 36-37Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 38-39Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 40-41Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 42-43Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 44-45Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 46-47Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 48-49Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 50-51Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 52-53Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 54-55Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 56-57Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 58-59Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 60-61Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 62-63Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 64-65Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 66-67Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 68-69Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 70-71Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 72-73Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 74-75Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 76-77Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 78-79Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 80-81Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 82-83Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 84-85Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 86-87Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 88-89Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 90-91Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 92-93Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 94-95Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 96-97Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 98-99Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 100-101Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 102-103Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 104-105Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 106-107Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 108-109Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 110-111Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 112-113Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 114-115Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 116-117Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 118-119Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 120-121Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 122-123Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 124-125Madame numéro 147 avr/mai 2012 Page 126