Madame n°146 fév/mar 2012
Madame n°146 fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°146 de fév/mar 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Air France

  • Format : (277 x 376) mm

  • Nombre de pages : 118

  • Taille du fichier PDF : 19 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial mode.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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96 > Ci-dessus et ci-contre : sac Lady Dior, sandales et lunettes revisités par l’artiste. Ci-dessous, à droite et page précédente : Anselm Reyle, dans son atelier, à Berlin. glas, and for functional subversion, like his reinterpretation of the camouflage motif in day-glo pink, lemon yellow and acid green. « Camouflage is normally used by the military for making things hard to see, » he explains, « so I do the opposite. I love it when things lose their intended purpose. » Most of his works are conceived as collages : he cuts, pastes, paints, recuts, sprays the result with glitter… « For Dior I used my usual technique and vocabulary » he says. « I was lessinterested in the actual design process as in the opportunity to reinterpret an emblematic bag. » Reyle spent 21 months perfecting the new Lady Dior, plus an entire line of accessories, including a clutch, shoes and even makeup. As Rech recounts, « One day Delphine Arnault called me to ask if Anselm would consider doing a Dior bag. He was surprised at first, and flattered, but soon became very involved in the pro ject. » Reyle made proposals (« Out of ten, they kept two »), experimented (« It wasn’t easy reproducing the texture »), and finally won Dior’s approval. And his own : « Sometimes I thought it looked too traditional in the studio, but now when I see the result in the stores, I think it’s pretty funky ! » Born in Tübingen in 1970, Reyle originally wanted to be a musician, then a landscape designer, before enrolling in art school in Stuttgart and Karlsruhe. In 1997 he moved to Berlin, where he shared a studio with other young artists and went out on the town every night. « Then in 2001 I decided to focus on my work. » Success came soon afterward. Did it all happen too fast ? Is he bothered by the purists who accuse him of selling out ? « I decided to take the risk, » he says. « I thought about what Richard Prince and Murakami had done for Vuitton—they lived through it, after all. We’ll see : if things don’t work out, I’ll go back to music—my childhood dream ! » M a J’aime les couleurs électriques qui semblent à première vue dissonantes. C’est mon vocabulaire visuel. J’ai toujours été intéressé par la définition de la beauté et par ce qu’on qualifie de « bon goût ».
PHOTOS DR – ERIC JANSEN » STYLE ST Yc-1.1EcToR COLLECTOR d’aluminium, le miroir, le Plexiglas, qu’il cherche à rendre beaux. Il joue aussi beaucoup avec l’idée du détournement. Ainsi en est-il du motif camouflage qu’il réinterprète en rose fluo, jaune citron, vert acide. « Normalement, le camouflage est utilisé par les militaires pour se cacher, et moi, je fais le contraire. J’aime que les choses perdent leur raison première. » Anselm Reyle conçoit ses œuvres principalement comme des collages. L’artiste découpe, colle, peint, découpe à nouveau, pulvérise des paillettes… « Pour les sacs Dior, j’ai suivi la même technique et je me suis servi de mon vocabulaire. Je n’étais pas intéressé par le design proprement dit d’un sac, mais plutôt par la façon de réinterpréter un sac emblématique de la marque. » Vingt et un mois de travail seront nécessaires pour donner naissance au nouveau Lady Dior et à toute une ligne d’accessoires, de la pochette à la chaussure, en passant même par du maquillage. « Un jour, Delphine Arnault m’a appelée pour me proposer qu’Anselm travaille sur un sac Dior, explique Almine Rech. Je lui en ai aussitôt parlé. Il a tout d’abord été étonné, assez flatté et très vite intéressé. » La fille du patron de LVMH connaît bien le travail de l’artiste. Elle possède déjà quelques toiles de lui. Anselm Reyle se met au travail, fait des propositions – « sur dix, ils n’en retenaient que deux » –, expérimente – « ce n’était pas facile de reproduire la texture » –, arrive aussi à emporter l’adhésion des représen tants de la maison – « au début, le camouflage n’était prévu que pour l’intérieur du sac » –, passe par des périodes de doute – « à l’atelier, cela semblait parfois trop traditionnel, mais maintenant que je vois le résultat en boutique, je trouve ça assez funky ! » A Miami, il s’amusait de toutes ces it-girls qui défilaient dans le « pop-up store » Dior, surexcitées à l’idée d’être les premières à arborer l’une de ses créations. « Et moi qui n’avais jamais mis un pied dans une boutique de luxe ! » Né en 1970 à Tübingen, Anselm Reyle s’imagine tout d’abord musicien, puis paysagiste, avant d’entrer aux beaux-arts de Stuttgart et de Karlsruhe. En 1997, il s’installe à Berlin, partage un atelier avec d’autres jeunes artistes, sort tous les soirs, s’amuse beaucoup. « Puis, en 2001, j’ai décidé de me concentrer sur mon travail », se souvient-il. Le succès ne s’est pas fait attendre. Mais est-ce que tout cela n’est pas allé trop vite ? N’est-il pas angoissé par son ascension fulgurante et par cette collaboration commerciale que certains puristes voient d’un mauvais œil ? « J’ai pris le risque, c’était trop excitant à faire. Bien sûr, j’ai pensé à ce qu’avaient fait Richard Prince et Takashi Murakami pour Louis Vuitton. Ils y ont survécu, non ? C’est vrai que moi, je suis plus jeune… On verra bien. Et si ça ne marche plus, je ferai de la musique. Mon rêve de jeunesse ! » M ERIC JANSEN. 97



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