Madame n°146 fév/mar 2012
Madame n°146 fév/mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°146 de fév/mar 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Air France

  • Format : (277 x 376) mm

  • Nombre de pages : 118

  • Taille du fichier PDF : 19 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial mode.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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184 PHOTO EVA IONESCO
JEUX de jambes Showstopper Invité star du Crazy Horse, le chausseur Christian Louboutin signe quatre numéros spéciaux pour le temple de la nuit parisienne. Magie, dramaturgie, désir… lever de rideau sur la rencontre de deux monuments iconiques de la capitale, au moment même où la griffe fête ses 20 ans. Que le spectacle commence ! S I LE CLAQUEMENT d’une semelle rouge Louboutin résonne comme un indicateur de séduction à la ville, peu de personnes savent que le chausseur a aussi sa part de responsabilité dans l’érotisme des shows du Crazy Horse. Pourtant, depuis plusieurs années, c’est lui qui dessine les chaussures des danseuses. Jusqu’ici, le secret était bien gardé, au chaud dans les coulisses des nuits parisiennes. Mais ce printemps, le roi de l’escarpin passe à la chorégraphie et revisite une partie du cabaret mythique en quatre tableaux inédits inspirés d’univers aussi éclectiques que le hip-hop ou la peinture ancienne. Le lien qui unit Christian Louboutin et le Crazy Horse, selon Andrée Deissenberg, directrice générale de l’établissement, s’explique tout naturellement : « Tous deux sont des symboles de la vie parisienne, dont les univers voyagent au-delà des frontières pour rejoindre un monde de créations inédit et surprenant. » En réalité, celui qui a fait de ses créations fantasques une extension de lui-même est habité par la scène depuis son plus jeune âge. « Le Crazy Horse est une idée moderne et onirique de la célébration de la femme pour la femme », explique le maestro depuis son bureau de la rue Jean-Jacques-Rousseau, que l’on pourrait rebaptiser « rue Louboutin » tant l’empire du chausseur s’y est étiré, d’atelier en boutiques, au fil des ans. Sur un mur de son bureau est accrochée une saisissante photo de David Lynch – tirée de l’exposition Fetish, à la Fondation Cartier, pour laquelle le réalisateur lui avait demandé de dessiner des souliers fétichistes – tandis qu’un prototype d’escarpin vintage trône sur un meuble où s’entassent, dans un joli désordre, livres, dessins, photos, nuanciers. « Adolescent, j’avais découvert, avec un copain, comment entrer gratuitement au théâtre en nous faufilant en deuxième partie de spectacle, se souvient le créateur. Le décorum, les voix, la mise en scène et le public formaient une intimité particulière dans la salle qui me passionnait. » Avec leurs coiffes en plumes et leurs apparats exotiques, les danseuses de music-hall s’apparentent, selon Christian Louboutin, à des oiseaux de paradis. Tandis que ses parents l’inscrivent dans une école de couture, lui est intimement convaincu qu’il « n’est pas fait pour créer des vêtements » et entre en stage aux Folies Bergère. C’est là qu’il conçoit ses premières chaussures de scène. « Un soulier compliqué, qui requiert parfois une technicité extrême, » Par SIBYLLE GRANDCHAMP In addition to designing the shoes worn by the Crazy Horse dancers, Christian Louboutin has created four new tableaux for the show. THE PERCUSSIVE sound of a red Louboutin sole on a Parisian sidewalk has long been setting the tempo of seduction in the city. But until recently, few of his fans knew that the renowned shoe designer also creates the footwear for the dancers at the Crazy Horse. Taking his contribution to the mythical nightclub’s erotic mystique one step further, this spring the prince of pumps is trying his hand at choreography, creating four original tableaux inspired by sources as disparate as hip hop music and classical painting. According to Crazy Horse director Andrée Diessenberg, a natural affinity exists between Christian Louboutin and the Crazy Horse : « Both are symbols of Parisian life, developing visions that transcend boundaries to enter a realm of extraordinary creativity. » In fact, the creator of phantasmagorical footwear has been fascinated by the stage since childhood. « When I was a teenager, » he recounts, « some friends and I figured out that we could sneak into the theaters for free after intermission. The decorum, the voices and the rapport with the audience created a special kind of intimacy that I found irresistible. » When his parents enrolled him in a fashion school, he felt a deep conviction that he « was not made to create garments » and signedup for an internship at the Folies Bergères. While there he created his first shoes for the stage, « a complex undertaking that sometimes requires extreme technical sophistication, but must always be sexy. » Soon it occurred to him : why should exotic dancers be the only ones to enjoy this magical capacity to be « dressed and undressed at the same time » ? Louboutin made the switch from stage to street, and spent the next twenty years studying the precision of an arch, the height of a heel, the ideal center of gravity… > 185



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