Lyxor ETF Magazine n°21 octobre 2019
Lyxor ETF Magazine n°21 octobre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de octobre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : une épargne à frais réduits grâce aux ETF.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Lyxor ETF Le Magazine Les flux ETF Européens Les ETF européens ont enregistré le meilleur mois de leur histoire en septembre, avec une collecte de 17,3 milliards d’euros (contre une décollecte de 8,4 milliards d’euros en août). Les entrées de capitaux sont essentiellement imputables aux ETF actions, qui n’avaient eux non plus jamais connu de mois aussi porteur (+11,1 milliards d’euros). Sans surprise, les États-Unis ont mené la danse, suivis de près par l’Europe (+3,9 et +3,2 milliards d’euros respectivement) malgré le pessimisme qui a régné ces derniers mois. Les baisses de taux opérées par la Fed et la BCE ont semble-til constitué les principaux catalyseurs à cet égard. En Europe, il est encore trop tôt pour affirmer que le rebond ne sera que temporaire ou qu’il marquera au contraire le début d’une tendance plus durable. Un plus grand activisme budgétaire sera probablement nécessaire pour que ce climat positif s’installe dans la durée, comme l’a laissé entendre le président de la BCE, Mario Draghi, qui quittera prochainement ses fonctions. L’efficacité de la politique monétaire a peutêtre atteint ses limites. Aux États-Unis, les baisses de taux préventives de la Fed et la résilience du secteur tertiaire devraient étayer une croissance durablement supérieure et exercer un impact positif sur les flux, même si l’actualité liée à la guerre commerciale provoque de temps à autre des fluctuations. Dans l’intervalle, les flux en faveur des ETF obligataires (4,3 milliards d’euros) et sur matières premières (382 millions d’euros) ont légèrement rebondi. Au sein du segment obligataire, les emprunts d’État des marchés émergents se sont taillé la part du lion en récoltant 1,3 milliard d’euros. Les flux du smart beta ont ralenti par rapport au mois d’août, mais demeurent positifs (204 millions d’euros). Enfin, les ETF ESG ne cessent de battre des records, avec une collecte de 1,2 milliard d’euros sur le mois (9,7 milliards d’euros depuis le début de l’année). N o 21 Octobre 2019 Actions +11Mds € Les actions décollectent très légérement Obligations +4Mds € Un net rebond pour les flux obligataires Matières premières +382M € Des flux sur les matières premières toujours dans le vert Smart Beta +204M € Une tendance toujours positive pour le Smart Beta ESG +1.2Mds € Les ETF ESG poursuivent les collectes 2
Lyxor ETF Le Magazine Vues de marché « La patience rend tolérable ce qu’on ne peut empêcher » - Horace Olivier Malteste Gérant Gestion multi-actifs Lyxor AM Trois sujets auront essentiellement occupé les investisseurs durant le mois de septembre. Et ces trois sujets sont récurrents depuis plusieurs mois puisqu’il s’agit des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, des politiques menées par les banques centrales et de l’ampleur du ralentissement économique mondial. Devant la répétition de ces thèmes, il convient donc d’être patient. Aux Etats-Unis les publications économiques sont mitigées. Ainsi si l’indice ISM manufacturier est décevant, l’indice non manufacturier, également en baisse, reste à un niveau relativement confortable. Autre signe positif, la confiance des consommateurs américains résiste. L’indicateur du Michigan a ainsi montré une stabilisation après une détérioration en août. Les ventes au détail ont également été supérieures aux attentes. En Europe, les chiffres économiques montrent de plus en plus de signes de détérioration. Ainsi, en Allemagne, l’activité semble continuer son ralentissement à cause notamment de l’activité manufacturière. De plus, en fin de mois, les espoirs d’amélioration des données économiques européennes ont été douchés par des chiffres d’activité très décevants, spécialement en Allemagne ce qui a provoqué une revue à la baisse des anticipations de croissance européennes. Si les décisions des banques centrales américaines et européennes n’auront pas déçues en baissant leurs taux afin de soutenir l’économie, les discours eux sont moins accommodants que par le passé et on peut noter une grande dissension entre les différents membres des banques centrales sur la politique à mener. Enfin, à noter également, le franchissement de la première étape d’une éventuelle procédure de destitution du président américain. Celui-ci se serait en effet servi de ses fonctions pour obtenir des informations sur le fils de son principal adversaire politique. Cette procédure semble pour le moment avoir peu de chance d’aboutir mais elle va de manière certaine augmenter le risque politique outre- Atlantique. N o 21 Octobre 2019 Les 2 chiffres clés +49.1%  : C’est le niveau de l’ISM manufacturier publié en septembre. Celui-ci a donc plongé puisque son précédent niveau était de 51.2 et surtout il est désormais sous le niveau de 50, ce qui traduit une contraction. Néanmoins, cet indice étant assez volatile, il n’indique pas nécessairement que les Etats-Unis vont entrer très prochainement en récession. De plus, l’ISM non manufacturier reste lui toujours à un niveau confortable de 56.4 +41.7%  : C’est le niveau de l’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier en Allemagne publié fin septembre. Il continue de baisser et traduit une contraction de plus en plus importante de l’industrie en Allemagne. Positionnement de portefeuille dans les profils diversifiés A la fin du mois de septembre nous avons remonté le poids des actions mais en même temps fortement diminué le poids des obligations d’entreprises. En effet, dans un contexte où les banques centrales continuent de jouer pleinement leur rôle de soutien à l’économie, nous souhaitons conserver des expositions au marché mais nous préférons les actions, plus liquides, au marché du crédit qui a montré des signes d’essoufflement en septembre. 3 Au niveau des actions, l’augmentation de l’exposition s’est faite sur la zone européenne et sur les actions japonaises. Nous avons en revanche légèrement réduit nos expositions américaines dont l’évolution pourrait être ralentie par les divergences profondes au sein de la banque centrale américaine et les risques politiques. Dans une période où les publications économiques sont contrastées, nous avons globalement maintenu nos expositions aux obligations souveraines à des niveaux historiquement importants.



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