Lyxor ETF Magazine n°19 jui/aoû 2019
Lyxor ETF Magazine n°19 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Société Générale

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : opter pour une stratégie défensive au sein de son PEA.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Lyxor ETF Le Magazine Les flux ETF Européens Les nouveaux actifs nets sur le marché des ETF européens ont légèrement rebondi en juin, à 2,6 milliards d’euros, contre 2,1 milliards d’euros en mai. Les ETF obligataires ont dominé la collecte ce moisci, confirmant une tendance récemment amorcée (5,6 milliards d’euros). À l’inverse, les ETF actions ont atteint un plus bas historique en matière de flux mensuels (-4,3 milliards d’euros). Parallèlement, les flux à destination des ETF de matières premières et Smart Beta sont retombés en territoire négatif, avec une décollecte totale de 78 millions d’euros. Les ETF ESG sont une fois encore sortis grands gagnants au mois de juin, affichant une collecte record de 1,4 milliard d’euros, tirée par les stratégies sur indices larges. L’autre fait marquant de la période a été un redoublement d’efforts dans la quête de rendement, motivée par un environnement de taux d’intérêt extrêmement bas. Les rendements négatifs des emprunts d’État allemands, français et japonais ont fortement stimulé la demande d’obligations d’entreprises (obligations de qualité et à haut rendement) et de stratégies actions génératrices de revenus. En Europe, les flux ont massivement convergé vers ce type de stratégies qui, depuis le début de l’année, ont collecté 16,7 milliards d’euros d’actifs, soit environ 47% de la totalité des flux du marché des ETF*. La tendance s’est accélérée en juin, lorsque Mario Draghi a annoncé la possibilité d’un nouvel assouplissement quantitatif en Europe tandis que les banques centrales japonaise et américaine réaffirmaient leur position conciliante, ce qui a eu pour effet de faire basculer simultanément tous les taux d’intérêt en territoire négatif. Les flux entrants sur le mois ont atteint un nouveau pic sur l’année, à 4,6 milliards d’euros, un montant inégalé depuis 2015 et équivalant à 74% de l’ensemble des flux enregistrés en juin*. L’attitude conciliante générale des banques centrales et la corrélation historique entre les évolutions du rendement américain à 10 ans et les flux - entrants ou sortants - des ETF axés sur la génération de revenus et le crédit mondial nous laissent penser que ces deux catégories resteront populaires auprès des investisseurs ces prochains mois. * Recalculés après création exceptionnelle de 3,4 milliards d’euros en février et rachat exceptionnel de 3,7 milliards d’euros en juin par un ETF sur MSCI ACWI, les flux totaux s’élèvent à 6,27 milliards d’euros en juin et 35,3 milliards d’euros depuis le 1er janvier. N o 19 Juillet 2019 Actions -4,3Mds € Une décollecte massive sur les actions Obligations 5,6Mds € Un très net rebond des flux obligataires Matières premières -78M € La tendance s’inverse légèrement pour les matières premières Smart Beta -78M € les flux Smart Beta s’essoufflent ESG 1,4Mds € Les ETF ESG réalisent leur meilleure collecte 2
Lyxor ETF Le Magazine Vues de marché « L’art d’être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l’art de réussir » Napoléon Bonaparte. N o 19 Juillet 2019 Olivier Malteste Gérant Gestion multi-actifs Lyxor AM « Patiente, persistante et prudente », c’est ainsi que Mario Draghi a décrit l’orientation globale de la Banque Centrale Européenne. Celle-ci a pourtant été très accommodante avec un discours de son gouverneur qui a surpris les marchés dans le bon sens. La banque centrale américaine a également confirmé sa volonté de soutenir l’économie. Si on ajoute à cela l’apaisement des relations entre les Etats-Unis et la Chine, on comprend aisément pourquoi les investisseurs ont retrouvé leur optimisme avec un rebond simultané au cours du mois de juin des marchés actions et obligataires. Néanmoins, l’économie continue de montrer des signes d’essoufflement avec des indices ISM du secteur manufacturier américains qui continuent de baisser depuis le début de l’année. Deux forces s’affrontent donc actuellement sur les marchés ; d’un côté les banques centrales dont l’action, ou en tout cas les discours, poussent la valeur des actifs vers les sommets et de l’autre, la macro-économie et les prévisions de croissance qui se dégradent de manière souvent plus importante qu’attendu. Pour le moment c’est donc la première force qui l’emporte mais sur le long terme, c’est en général la macro-économie qui prend le dessus. Le mois de juillet sera certainement crucial avec deux grands thèmes à surveiller depuis les plages pour ceux qui seront en vacances  : la publication des résultats des entreprises américaines et les décisions de baisse (ou statu quo) des banques centrales les 25 et 31 juillet. Les 2 chiffres clés +121%  : C’est le nombre de mois consécutifs de croissance américaine. Il s’agit du nouveau record outre-Atlantique, le précédent s’étant établit entre mars 1991 et mars 2001. La barre des 10 ans est donc désormais franchie. +100%  : C’est la probabilité donnée par les marchés à une baisse des taux par la FED d’au moins 25 points de base lors de sa prochaine réunion. Encore plus étonnant, la probabilité à une baisse de 50 points de base des taux n’a fait que progresser au cours du mois et n’est désormais plus anecdotique. Positionnement de portefeuille dans les profils diversifiés Nous continuons de réduire légèrement le risque de nos portefeuilles en réduisant l’exposition aux actions et en augmentant l’exposition aux obligations. Les marchés actions profitent pleinement des politiques accommodantes des banques centrales mais jusqu’à quand ? 3 Au niveau des actions, la réduction de l’exposition s’est de nouveau faite sur les marchés européens alors que nous augmentons le poids des marchés émergents dont les valorisations relatives restent attractives. Nous maintenons nos expositions sur les marchés américains et nous restons toujours à l’écart des actions japonaises. Au niveau des obligations, nous maintenons le poids des obligations souveraines et renforçons les obligations d’entreprises dans un contexte de baisse des taux qui leur est favorable.



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