Lui n°207 avril 1981
Lui n°207 avril 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°207 de avril 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 162

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Pamela, Ariane et... Prudence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÇA MARCHE POUR EUX ! Jean-Albert Cartier Jack de Korsak Sylvain Braoudé et Gilbert Ormont Jacques Moisant 152 JEAN-ALBERT CARTIER Le plus grand théâtre de Paris. Deux mille cinq cents places. Une histoire toujours vivante à cent vingt ans passés. Mais une histoire en mutation depuis que, sous la férule de Marcel Landowski, le Châtelet est devenu le T.m.p. le Théâtre musical de Paris. Avec une vocation universelle, à base de concerts, d'opéras, de danse et d'opérettes, tradition oblige. Depuis la réouverture, le 4 novembre, déjà des triomphes, comme La vie parisienne qui a eu... deux cent vingt mille spectateurs suivie (et imitée) par Louise et les Pêcheurs de perles. Une métamorphose qui a représenté une colossale entreprise. La ville de Paris a donné trente-cinq millions pour la réaliser et c'est le président Landowski qui a appelé Jean-Albert Cartier à la direction générale. Ancien élève de l'école du Louvre, conférencier, quinze ans journaliste à Combat et à France-Inter, aux côtés de Paul-Louis Mignon, puis directeur de deux théâtres, Angers et Nancy (pour lequel d'ailleurs il est toujours sous contrat), ce mélomane éclairé vit intensément la renaissance de « son » théâtre où il passe quinze heures par jour et où cent dix personnes l'épaulent. Il suit de près chacune des transformations ; les places ont été entièrement redisposées en gradins (avec même un amphithéâtre, six cents places à 20 francs, d'où l'on jouit, paraît-il, de la meilleure acoustique) ; le cadre de scène a été entièrement refait, la fosse d'orchestre dédoublée et un ascenseur peut en surélever une partie ; le somptueux foyer Napoléon-III, avec sa terrasse-bar vitrée est prêt jusqu'à la location qui a été mise sur ordinateur ! Mais « un théâtre en ordre de marche est une coquille vide ». Pour lui redonner une âme, Jean-Albert Cartier parcourt le monde à la recherche d'événements dignes de cet écrin, dans lequel il installe les plus grands chefs d'orchestres, les compagnies de danse les plus prestigieuses, et les troupes lyriques les plus brillantes  : « On monte, on produit, on co-produit et on accueille  : un spectacle réussi se doit de voyager et je n'ai pas de vanité d'auteur ! » JACK DE KORSAK « Le calcul est simple  : en prenant en compte l'immobilisation de capital, l'amortissement, les frais d'entretien, l'assurance et la vignette, on s'aperçoit que, jusqu'à cent jours d'utilisation par an, il vaut mieux louer une voiture... que l'acheter ! » S'il tient un langage de financier et ses chiffres sont inattaquables Jack de Korsak est avant tout un passionné. Ce n'est pas un hasard si dans son écurie, n'entrent que les plus belles, les plus rapides et les plus récentes. Il a une Rolls, c'est la Silver Spirit. Une Ferrari, la Mundial. Une Porsche ? La 924 Carrera Gt. Une Renault la R 5 Turbo. Même politique chez Jaguar, Bmw (avec la M1), Rover, Mercedes, Volkswagen (avec les Golf Gti et Gli) et quelques autres élues. Son aventure a commencé en août 1978. Dix-huit ans concessionnaire Peugeot, il devient J.K.L. (ses initiales) et loue sa première Range Rover  : c'était typiquement un « produit » de week-end et de vacances, mais personne n'avait eu l'idée de lancer sur le marché de la location où on se limitait aux utilitaires ce genre de voitures. Il récidive avec des Jaguars, puis des Mercedes et des 604 limousine. En novembre, il a le coup de foudre pour une Ferrari 308 qu'il prend pour lui et présente « pour voir » à ses clients. On se l'arrache et il enchaîne avec Porsche et les autres. Son principe  : des voitures neuves, qu'il garde de sept à neuf mois et qui, de la grosse berline au tout-terrain en passant par le sport, font partie d'un créneau que personne d'autre n'exploite régulièrement. D'ailleurs, si les gens du métier l'ont traité de fou à ses débuts, il a occasionné bien des vocations depuis. Avec sa flotte de soixante-dix autos cinquante-cinq en morte-saison Jack de Korsak qui, dans ses trois agences, a fait 4 millions de chiffre en 1980, parle de son métier avec humour  : « Dans quelle autre profession prête-t-on à quelqu'un qu'on n'a jamais vu une voiture de vingt-cinq briques ? » Et il a conscience, à sa manière, de participer aux économies d'énergie  : « Les gens qui louent... n'achètent pas de seconde voiture ! »
S. BRAOUDE ET G. ORMONT JACQUES MOISANT Attention  : ces jeunes gens sont une mine. Pas seulement parce qu'ils sont bourrés d'idées  : ils ont, avec Ufor, rendu les bijoux accessibles à (presque) tous. En réduisant les prix de 20 à 40% par rapport à la joaillerie traditionnelle. En 1974, Sylvain Braoudé, encore à H.e.c., monte sa première boîte avec son cousin Gilbert Ormont qui, lui, sort de Sciences po  : ils sont les premiers à fabriquer en France des... plaquettes désinfectantes pour les téléphones utilisés dans les entreprises ! Comme c'est la crise, ils n'en vendent que (!) quatre-vingt mille. Ils se mettent à la bijouterie fantaisie. En 1976, ils conçoivent et fabriquent des bracelets de plastique de couleurs... et inondent le marché  : on leur en achète cinq millions ! Deux ans et demi d'euphorie. Ils ouvrent leur première boutique à Paris, Aurélien et laissent tomber le plastique. Ils visent une clientèle jeune d'hommes et de femmes à qui ils veulent retirer tout complexe vis-à-vis de la bijouterie. Deux autres magasins s'ouvrent. Mais leur révolution démarre vraiment en décembre 1979. Avec la forte poussée de fièvre de l'or qui, en triplant, a une répercussion vertigineuse sur les prix. Ils choississent de rabaisser les coûts, et les marges grâce à l'informatisation et à une politique d'achat rigoureuse  : Nous avons une philosophie de distributeurs  : nous sommes... un service ! » Personne n'aurait pu penser que les choses bougeraient à ce point-là dans la profession. « C'est un métier qu'on a voulu rendre secret... ». Leur succès, qui dépasse de loin toutes leurs attentes, est aussi celui de la créativité  : s'ils ont quelques marques (en horlogerie par exemple), ils tiennent à privilégier la création aux mains de Sylvain Braoudé  : « En France, on ne crée plus ou alors en très haute joaillerie. Nous voulons faire des bijoux de quatre-vingts à vingt-cinq mille francs. Et c'est possible ». Ça l'est même tellement qu'en 1980 ils ont fait 7,5 millions de chiffre et que le double est annoncé pour 1981... Ce qui les mettrait dans les cinq premiers en bijouterie, à trente ans et « sans arrière-grand-père dans le cénacle ! ». Il a une dizaine de films à son actif de La philosophie dans le boudoir à La part du feu, de Divine à L'argent des autres, de La petite fille en velours bleu à L'ordre et la sécurité du monde, d'Un si joli village à Escape to Athen et il n'est pas acteur. Il est familier des scènes lyriques de La vie parisienne au Châtelet à Didon et Enée à Versailles —, et il n'est pas ténor. Il a fait partie du spectacle de La grande Eugène et il n'est pas comédien. Il fait des shows devant quinze cents personnes et il n'est pas chanteur. Jacques Moisant est... coiffeur. « Le » coiffeur attitré de Claudia Cardinale et de toutes les têtes célèbres qui viennent se mettre au vert dans son salon-serre de la rue de Seine. Mais son avenir de star n'était pas tout tracé. Ses débuts, c'est Tours. Il a dix-sept ans. Trois ans d'apprentissage, le service militaire et, logique, il monte à Paris. En 1966. Il travaille un an et demi dans un salon et, dès 1968, se met à son compte, avec un associé, à l'enseigne de CarlMoisant. Sept ans dans ce salon de la rue Saint-Honoré avant de passer rive gauche sous son nom à lui. De cinq au départ, l'équipe passe à quatorze personnes. Sa politique  : prendre en main chaque client 40% de sa clientèle est composée d'hommes. « Les plus fidèles  : ils attendent que je sois revenu de vacances pour se faire couper les cheveux ! », sourit-il en étudiant chaque cas pour établir un « diagnostic-coiffure ». Des traitements à base de plantes, et une spécialité  : la teinture des moustaches et des barbes. Catherine Deneuve, Sylvie Vartan, Jean-Louis Trintignant, Saint Laurent, Bernadette Lafont et bien d'autres se sont assis sur ses fauteuils high tech avant l'heure. C'est d'ailleurs là que Claudia Cardinale continue de se rendre depuis leur rencontre, il y a quatre ans. En tournage, elle l'emmène partout. Son prochain projet, au Vénézuela, le fait hésiter  : trois mois loin de Paris ! Parallèlement, il organise des shows de coiffure :. le dernier en date, au Théâtre de Paris deux mois de travail pour un spectacle... réglé au quart de poil ! Josette Milgram. Ic J..1 () sc, t i LD Mt 7ffrl No uz avo ivs en.eptr,i,a de co nusx,i.tuetc -ea p.ews, impotr,ta.nte co.e.eec.t,i.on d',c.mage,a éno tc.queis de tou.6 tempz a de toua.ea pao. La peemaic.e 4 é)Lie de ca eecue.i,e,a tez,a emb.ee ptuz de 800 eepcoducx,i,onz un. 1200 pagels. Cet-te cC1teeC.t.i.on, an') equivalent dans t'éditi.on mondiale ne.eai,64 e de càté aucun gevvr.e  : gnavuna anc,i.enneis, photagtr.aph,Lu, Li,thognaphi.e,a, dazinz ou aquah.e,f.e.eis Un ca,ta.eogue ductc.i.pt,i,6 (44 tce pea duc-ti.o nz) avec tu cond,i.t,i.onz pouoadhéeetc au CLUB DU LIVRE SECRET ut envoyé con,fte toute demande accompagnée de 10 Fnancz pote OBLIQQUES — R.P. n°1 — LES PILLES — 26110 NYONS — FRANCE. I w ` NOM  : I ADRESSE  : 153



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