Lui n°207 avril 1981
Lui n°207 avril 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°207 de avril 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 162

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Pamela, Ariane et... Prudence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MAGOUILLES DANS LA BARBOUILLE « Tu ne sais pas à qui tu as affaire. Tu commences à parler de Tintoret et de Boticelli, et bientôt ils vont t'en apporter un et te réclamer 20000 dollars ! » (Suite de la page 120.) et de Budapest, raconta quelques histoires de prison il avait été condamné trois fois et, quand la conversation s'orienta sur des sujets politiques, se révéla farouchement anti-allemand. Je demandai à Angelo s'il ne serait pas plus simple, à l'avenir, de me faire livrer directement des toiles aux Etats- Unis, et Walter suggéra de voir Cosetti. Aussitôt, Barry donna des signes de nervosité. Il n'avait parlé à personne de notre tentative ratée d'acheter un Tintoret. « Cosetti ! cracha Angelo en se passant l'index en travers de la gorge. Vous connaissez Cosetti ? Vous savez où il se trouve en ce moment ? » Walter expliqua qu'Angelo avait prêté des tableaux à Cosetti, et que celui-ci ne les lui avait jamais rendus. Angelo avait envoyé quelqu'un à Houston pour récupérer son bien, mais Cosetti restait introuvable. Walter changea de sujet, Angelo se calma et me dit qu'il espérait me revoir bientôt à Milan. - Dites-moi quels peintres vous intéressent, et j'arrangerai tout. - N'importe quel peintre ? - Donnez-moi les noms, je vous dirai ce que je peux faire. J'essayai de trouver un peintre dont les oeuvres étaient relativement rares, et difficiles à obtenir. - Boticelli, dis-je, j'aimerais avoir un Boticelli. Angelo haussa les sourcils et conféra un moment avec son ami argentin. - Les Boticelli sont très rares, conclut-il. Il n'en existe qu'une cinquantaine, et à ma connaissance, un seul a été volé. Il se retourna à nouveau vers l'Argentin, avec qui il échangea quelques mots. - Dix jours, dit Angelo, revenez dans dix jours et nous l'aurons. Je lui dis que je n'étais pas encore décidé et proposai une proie plus facile  : un Tintoret. -]'ai un Tintoret répliqua Angelo, mais je ne peux pas le vendre, c'est 1 22 trop dangereux. Tous les douaniers le connaissent, il a été volé en 1976. — Puis-je y jeter un coup d'oeil ? - Peut-être demain. Demain, le Tintoret et le Van Dyck. Comme nous revenions vers les voitures, Barry m'attira à l'écart  : - Ne commande plus rien. - Mais je n'ai rien commandé ! - Tu ne sais pas à qui tu as affaire. Tu commences par parler de Tintoret et de Boticelli, et bientôt ils vont t'en apporter un et te réclamer 20 000 dollars. Angelo allait monter dans sa voiture, mais au dernier moment, il revint sur ses pas et dit quelque chose à Walter. — Allons-y tout de suite, dit celui-ci en se glissant derrière le volant. Il va vous montrer le Tintoret. Il nous fallut vingt minutes pour atteindre la via Privata del Progresso, une rue tranquille bordée d'arbres. Angelo se gara et s'engouffra dans un immeuble. Quand il revint, il portait une toile encadrée sous verre, d'environ soixante centimètres sur trente. Il la posa debout contre le pare-chocs, fit trois pas en arrière  : « Voilà. » La toile était superbe. Elle représentait la tête et le torse d'une femme, les yeux baissés. Sa main reposait sur son sein, et des ombres délicates couraient sur ses cheveux et son visage. Même l'Argentin était ému. Jusque-là, il semblait considérer les tableaux comme des morceaux de viande, mais il était maintenant très excité et s'extasiait sur les détails de l'exécution. Je demandai à Angelo qui était cette femme. - Sibilla, dit-il, la Tentatrice. Comme je lui faisais part de mon admiration, Angelo se rengorgea et raconta brièvement l'histoire du tableau. A l'origine, la Tentatrice figurait dans une toile de grandes dimensions qui décorait une église vénitienne. Quatre ans auparavant, des voleurs s'étaient introduits dans l'église et avaient découpé deux morceaux de la toile dont notre Sibilla — à l'aide d'un couteau de boucher. D'après Angelo, l'autre fragment se trouvait en Allemagne, mais il ne l'avait jamais vu. Les vandales avaient bien travaillé. A part un endroit où la peinture était largement craquelée (sans doute l'avaient-ils roulée), la surface était sans défaut. Le boucher ne manquait pas de sens esthétique. Il avait coupé exactement la partie supérieure du corps, de façon à donner l'impression qu'elle formait une oeuvre en soi. Angelo posa toute une série de conditions à l'achat du Tintoret. Il faudrait le passer en Suisse il s'en chargeait lui-même, et attendre six ans avant de pouvoir le montrer au grand jour. Il était prêt à céder le tableau pour vingt millions de lires. Je fis une contreproposition à quinze. Finalement, Angelo accepta de le vendre pour dixhuit. Si je le voulais, la Tentatrice était à moi... Nous retournâmes en ville pour retrouver Daniele, qui nous attendait avec les photos et les tableaux qu'il nous avait promis. Le Picasso, le Klee et le Léger étaient posés contre un banc. Le Picasso était une toile cubiste exécutée en 1913. Pendant que je l'admirais, Daniele feuilletait un catalogue de ventes. Je constatai que le tableau avait été vendu en 1973 pour la somme de 208 000 dollars. Compte tenu d'une augmentation de 20% par an, il valait aujourd'hui près du double. Daniele en demandait 65 000. — Vous comprenez, ce n'est pas le genre de choses qu'on trouve tous les jours. Il fixa le prix du Klee et du Léger à 36 000 chacun. Il avait également un autre Picasso, une petite toile représentant un arbre en fleurs. - Une oeuvre mineure, dit-il, mais très convenable. Picasso est un bon investissement. Elle est à vous pour douze mille dollars. Daniele voulut nous offrir à boire. Comme le bar était vide, il sortit acheter quelques bouteilles. Barry en profita pour photographier les toiles. A son retour, Daniele (Suite page 160.)
Néa peut-elle prétendre au fauteuil d'Emmanuelle ? AT 12x1acm Elle ne pense vraiment qu'à ça ! Découvrez NÉA, l'autre fille d'Emmanuelle Arsan... Comme Emmanuelle, Néa est belle, voluptueuse, saine et provocante. Comme Emmanuelle, elle est douée pour le plaisir et possède un solide appétit de vivre et d'aimer. Pour nous, sans pudeur, NÉA se raconte. Elle prend en charge nos fantasmes. Elle nous invite à la suivre, au gré de ses passions, en Floride, au Japon, au Mexique, en Afrique noire... Laissez-vous entraîner dans le sillage de cette fille libre et superbe, aux désirs avoués. Entrez dans son tourbillon de plaisir, d'érotisme, d'aventures fertiles en rebondissements. Quel que soit le décor, le lieu, le drame, NÉA nous démontre que rien n'a d'importance que... l'amour total. Si, vous aussi, vous pensez à ça... laissez NÉA vous convaincre. Edition reliée et illustrée Plats ornés d'une vignette en quadrichromie. Motifs et titres dorés sur pâte mauve. Composition en Garamond. Impression sur bouffant de luxe. Dessins originaux de Georges Ruseckis. UMM `n-ur savoir vraiment à quoi pense NEA. lisez gratuitement le i volume 1 remplir et i renvoyer z F'rançi.i. BEAUVAL, H.P. 70. 83509 La Seyne sur Mer Cedex nvoyez-moi vite, gratuitement, le premier volume de la collection érotique, magnifiquement reliée et illustrée,consacrée â NÉA et présentée par Emmanuelle Arsan. Je pourrai l'examiner pendant 10 jours et vous le renvoyer dans ce délai sans rien vous devoir ; si je le garde, je le paierai au prix spécial "vente directe" de 3 5,80 F (prix départ La Seyne-sur-Mer) + 4,20 F de participation aux frais d'envoi. Les 11 volumes suivants me parviendront au rythme d'un par mois environ. Je certifie que je suis majeur. NOM PRÉNOM ADRESSE CODE POSTAL LOCALITÉ DATE SIGNATURE (indispensable) 2M1 MIEN 11MI OMM MUN



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