Lui n°206 mars 1981
Lui n°206 mars 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°206 de mars 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : les fantasmes des nanas... et Clio Goldsmith.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 84 - 85  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
84 85
CI-BI FRICOTIN Douze cents canaux, c'est pour douze cents cibistes différents la possibilité d'établir douze cents conversations simultanées, sur lesquelles les P et T ne percevront rien !... ici... oui les gars-euh, j'suis nouveau sur les fréquences, ça fait pas très longtemps que j'module (on jurerait même que c'est la première fois)... Voilà j'ai justement un p'tit problème avec mon antenne-euh... beeep ! ». George Sand a « relâché la pastille », nous balançant son « Rodger's Bip » de fin d'émission. Ça continue à siffler, à crachoter dans tous les coins et il faut tendre l'oreille pour comprendre ce qui se passe. Tous ces bruits, ces chuintements, ces crissements et cette voix nasillarde qui vous parvient d'on ne sait où tout cela forme une toile de fond qui rappelle étrangement quelque chose ; quelque chose comme la bandeson d'un film de science-fiction américain, années 60-70, genre Thx 1138... «... Affirmatif-affirmatif, je te copie l'ami, Santiago 9 sans Qrm ; Typhon 75 sur le Boulevard... Bon, on dégage sur le 32 pour être plus tranquille... je répète 3 et 2... Beeep ! » « Avec un peu de chance et un émetteur-récepteur Cb-Radio Euro- Président, vous pourrez peut-être toucher Hélène par la bande, la faire parler, se raconter, lui donner rendezvous sur une île déserte du Pacifique... ». Tout le monde n'en est pas là, même si cette bande-annonce parue dans Lui en novembre dernier en regard d'une anatomie superbement dénudée, l'objet à la main —, a suscité quelque trouble (fort compréhensible) dans le petit monde des habitués de la Citizen-Band, cette nouvelle « radio de loisir ». Un monde qui d'ailleurs s'élargit beaucoup ces derniers temps ; témoin la conversation ci-dessus, très couramment entendue et récemment enregistrée au hasard des fréquences, n'importe où en France sur le canal 27, canal d'appel dénommé « le boulevard » à cause de sa fréquentation. En l'espace de quelques mois depuis l'automne dernier (et sans qu'une timide libéralisation 22 canaux et 2 watts —, extirpée aux Pouvoirs Publics en pleine période préélectorale, puisse en être directement créditée), le parc français d'appareils 84 Cb a doublé, triplé, voire quadruplé. Suivant les sources et en absence de chiffres vérifiables, les estimations varient de cent mille à trois cent mille utilisateurs. Aujourd'hui encore au rythme d'un millier de ventes quotidiennes pour l'ensemble du territoire - la demande ne faiblit pas. Partout des Associations se créent, des Amicales se rassemblent et le toit des voitures - dans les rues de Paris comme dans celles de Cannes, de Lille ou de St- Brieuc se hérisse de longues antennes chaque jour plus nombreuses. Revues spécialisées, journaux, radios, télévisions lui consacrent des articles, des flashes d'informations ou des débats. Le phénomène a même pris une dimension nationale puisqu'ici ou là des hommes politiques se prononcent (en général pour) ; on en discute aussi, paraît-il, dans les couloirs de l'Assemblée. Bref, la Bande du Citoyen grimpe dans tous les hitparades ; et si vous ne connaissez pas encore l'appareil, voici de quoi il retourne... Imaginez une petite boîte de la taille d'un banal auto-radio dont elle aurait également l'apparence générale —, avec une face avant constellée de boutons, molettes et cadrans divers. Relié à cette boîte, un micro (« mike ») équipé d'un bouton-poussoir (la « pastille ») ; le tout étant connecté à une antenne extérieure. Voilà pour le Tx (mais on dira tout aussi bien « un 40 pardon, un 22 canaux », ou « la bête »). Quant à l'opérateur, on le nomme Om (comme Old Man) ou Y1 (comme Young Lady) s'il a les cheveux blonds et porte des soutiens-gorge (mais sur les ondes, on reconnaît mieux une Y1 par la voix) ; la femme du Citoyen proprement dit celle qui porte la culotte —, étant désignée pour finir par le sigle d'Xyl (là, c'est plus subtil  : Xyl= Ex-Young Lady) ! Pour émettre (on dit « moduler ») , c'est tout simple  : vous sélectionnez un canal, une conversation qui vous intéresse (!) et si vous voulez intervenir, hop ! vous appuyez sur la pastille et vous parlez (« Break-Break, etc. »). Pas plus compliqué que cela. Vous pouvez également écouter sans moduler ; c'est d'ailleurs ce que font les quatrecinquièmes des gens. Car dites-vous une chose  : sur la Cb tout le monde écoute tout le monde... même la Dst ! Installé chez soi (en « station fixe ») ou dans sa voiture (en « push-pull ») , un Tx a une portée moyenne de deux à dix kilomètres en ville et de cinq à vingt kilomètres en rase campagne, avec des pointes à cent, mille, voire dix mille kilomètres (c'est le Dx, liaison fortuite obtenue par un phénomène de propagation réfléchie sur les couches ionisées de la haute atmosphère ; nous y reviendrons). En somme, une sorte de walkie-talkie amélioré. Plus qu'amélioré, en fait  : l'un, simple jouet d'enfant, autorise dans les bons jours un échange de balcon à balcon ; l'autre faisant appel à une technologie très sophistiquée  : microprocesseurs, modules à quartz, affichage digital des canaux, etc. peut vous permettre de converser avec un industriel milanais ou un fermier du Middle-West. Autant essayer de comparer le frêle aéroplane des frères Wright à un avion de chasse F-15 Eagle ! C'est d'aillleurs là semble-t-il que le bât blesse  : un certain Tx le Sommerkamp Ts 788 Dx pour ne pas le citer —, comporte jusqu'à douze cents canaux ! Alors qu'un talkie-walkie ne dispose par définition que d'une seule longueur d'onde... Douze cents canaux, c'est pour douze cents cibistes différents la possibilité d'établir douze cents conversations simultanées, sur lesquelles les P et T ne percevront rien  : un véritable cauchemar pour les ingénieurs des Télécoms que ce nouveau tam-tam électronique ; même si en privé certains ne craignent pas d'avouer qu'ils en sont eux-mêmes utilisateurs ! «... Break, là... Y'a pas une Y1 en fréquence ?... Beeep ! » (Personne ne répond ; apparemment personne n'a entendu  : il y a du monde sur le canal 27, ce soir...) (Suite p.92.)
Ii.^..., w'r^'R lÿ e ^.M7.:...a, !.. : ; ir.iiiti',=..^ d-+5Cii...%nnatry/.d w..,w- ".'YSS'y : :.A..t !..  : , 4-':s.v:. al.'IfA !.7 !., v.. t Jll _...:. `r'^st ? ti r - uRM'... -..ô ytt -, *,tj,. :.n..,y,tiy^. L111,11$0.4 -... » +.I.._. -._..`s..t !  : w..'k.. « m., iL..q.  : , _-.._*9-°-'. -_.- T a. _s, - _.  : y- :. _':. "'+.r. +:'4` iF ;s, s-,`ti...`*..'.pi'.b " _  : , rr:-:"=r.7+ rW. ",:.i+*"`._'.7er'a{'.,  : , w- >i. -..ea, l éyw As -.r.'w" :.7.1 - R ^ `i.a. C ôic. J,.s...i...*..w :. ».. +r"- -.i.e -.2 L1.'r,r. +y` ; [r.^li'..,_.et..ll:._.r.y. ar°+ - r:`"w"".Ne,fJ", ; '-Fay:'++cr.w.r — â -.n:_- i". 1  : -.s 7 !'.7C i -,:... {'. —w. iv,tisF,. ?f.:'...F..:.t « F  : j,7,'i/t`Si 4.010+4, tJ1._e ;C.-j 1 yàY:."4",gr1f.`"T. 7.L.j1 T..a..a-., +'... l#:.'-`-M4:.  : i.. 4,11rw1k. ^, wrIArr,a. ; wr:..ssef...,+ "46 40.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Lui numéro 206 mars 1981 Page 1Lui numéro 206 mars 1981 Page 2-3Lui numéro 206 mars 1981 Page 4-5Lui numéro 206 mars 1981 Page 6-7Lui numéro 206 mars 1981 Page 8-9Lui numéro 206 mars 1981 Page 10-11Lui numéro 206 mars 1981 Page 12-13Lui numéro 206 mars 1981 Page 14-15Lui numéro 206 mars 1981 Page 16-17Lui numéro 206 mars 1981 Page 18-19Lui numéro 206 mars 1981 Page 20-21Lui numéro 206 mars 1981 Page 22-23Lui numéro 206 mars 1981 Page 24-25Lui numéro 206 mars 1981 Page 26-27Lui numéro 206 mars 1981 Page 28-29Lui numéro 206 mars 1981 Page 30-31Lui numéro 206 mars 1981 Page 32-33Lui numéro 206 mars 1981 Page 34-35Lui numéro 206 mars 1981 Page 36-37Lui numéro 206 mars 1981 Page 38-39Lui numéro 206 mars 1981 Page 40-41Lui numéro 206 mars 1981 Page 42-43Lui numéro 206 mars 1981 Page 44-45Lui numéro 206 mars 1981 Page 46-47Lui numéro 206 mars 1981 Page 48-49Lui numéro 206 mars 1981 Page 50-51Lui numéro 206 mars 1981 Page 52-53Lui numéro 206 mars 1981 Page 54-55Lui numéro 206 mars 1981 Page 56-57Lui numéro 206 mars 1981 Page 58-59Lui numéro 206 mars 1981 Page 60-61Lui numéro 206 mars 1981 Page 62-63Lui numéro 206 mars 1981 Page 64-65Lui numéro 206 mars 1981 Page 66-67Lui numéro 206 mars 1981 Page 68-69Lui numéro 206 mars 1981 Page 70-71Lui numéro 206 mars 1981 Page 72-73Lui numéro 206 mars 1981 Page 74-75Lui numéro 206 mars 1981 Page 76-77Lui numéro 206 mars 1981 Page 78-79Lui numéro 206 mars 1981 Page 80-81Lui numéro 206 mars 1981 Page 82-83Lui numéro 206 mars 1981 Page 84-85Lui numéro 206 mars 1981 Page 86-87Lui numéro 206 mars 1981 Page 88-89Lui numéro 206 mars 1981 Page 90-91Lui numéro 206 mars 1981 Page 92-93Lui numéro 206 mars 1981 Page 94-95Lui numéro 206 mars 1981 Page 96-97Lui numéro 206 mars 1981 Page 98-99Lui numéro 206 mars 1981 Page 100-101Lui numéro 206 mars 1981 Page 102-103Lui numéro 206 mars 1981 Page 104-105Lui numéro 206 mars 1981 Page 106-107Lui numéro 206 mars 1981 Page 108-109Lui numéro 206 mars 1981 Page 110-111Lui numéro 206 mars 1981 Page 112-113Lui numéro 206 mars 1981 Page 114-115Lui numéro 206 mars 1981 Page 116-117Lui numéro 206 mars 1981 Page 118-119Lui numéro 206 mars 1981 Page 120-121Lui numéro 206 mars 1981 Page 122-123Lui numéro 206 mars 1981 Page 124-125Lui numéro 206 mars 1981 Page 126-127Lui numéro 206 mars 1981 Page 128-129Lui numéro 206 mars 1981 Page 130-131Lui numéro 206 mars 1981 Page 132-133Lui numéro 206 mars 1981 Page 134-135Lui numéro 206 mars 1981 Page 136-137Lui numéro 206 mars 1981 Page 138