Lui n°206 mars 1981
Lui n°206 mars 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°206 de mars 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : les fantasmes des nanas... et Clio Goldsmith.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LES HAUTS DE HURLEMENTS Le bon vieux frigo des familles est toujours utile pour entreposer les restes  : c'est là que l'héroïne de Macabre conserve la tête congelée de son amant... (Suite de la page 78.) encore lui, avait donné l'exemple avec la cuisinière du « Rideau déchiré », où Paul Newman aidait une paysanne à maintenir dans le four à gaz la tête d'un policier (est-allemand, il est vrai). Il n'y manquait que le grésillement et l'odeur, produits sur une autre tête par le gril de « Macabre ». TéléphoneQuoi de plus usuel que cet ami serviable, importun ou insupportable ? Et terrifiant parfois, car le tueur mystérieux peut appeler à tout moment du jour et surtout de la nuit, déguiser sa voix, mêler l'obscénité à la menace. La baby-sitter de « Terreur sur la ligne » est à la merci de cet appareil (de torture). Les lycéennes du « Bal de l'horreur » reçoivent de la sorte le faire-part de leur propre mort. Un moyen sûr, efficace, discret... Variante pour petits bricoleurs  : le téléphone qui tue. Tel celui de « L'Abominable Dr. Phibes »  : lorsqu'un cerbère bouffi le saisit, une longue aiguille jaillit de l'écouteur et le traverse de part en part. L'étourdi ! Ce qui lui rentre par une oreille ressort aussitôt par l'autre. Machine à écrire Un ustensile rassurant ? Détrompez-vous. Mort-vivant réduit à l'état de légume dans son hôpital, « Patrick » actionne à distance les leviers d'une machine, unique moyen de communiquer avec ses exsemblables. Les horreurs qu'il écrit font rougir l'infirmière. C'est aussi à travers la jungle de cet infernal clavier que Nicholson, l'écrivain de « Shining », ressent la montée de la folie. Réfrigérateur C'est propre, économique. Seul inconvénient, ce n'est pas très spectaculaire  : le sang qui se fige ne vaut pas le sang qui gicle. Voyez « Shining »  : Shelley Duvall n'enferme pas son mari dans la chambre froide mais dans la réserve à vivres. Pour que le suspense rebondisse. Toujours inventif, le « Dr Phibes » immobilise la voiture pour frigorifier le passager au moyen d'un appareil à faire du froid. Enfin, le bon vieux frigo des familles est toujours utile 80 pour entreposer les restes  : c'est là que l'héroïne de « Macabre » conserve la tête congelée de son amant décapité. Accessoire  : le pic à glace, qui reste une arme remarquable, du savoureux « Crime au musée des horreurs » jusqu'à « Soleil vert ». Masque Indispensable. Un bon criminel ne sort jamais tête nue. Le choix du masque est ce petit détail capital qui manifeste son goût, souligne sa personnalité. Masque de cuir pour le garçon boucher du « Massacre à la tronçonneuse », de carton pour le dément de minuit de « La Nuit des masques », féminin pour le tueur ambigu de « Tourist trap »... Tous les petits enfants le savent qui sculptent de ricanants faciès dans les citrouilles d'Halloween  : le rire est l'autre visage de la peur. Variante  : venu de la boutique des Farces et Attrapes, le masque à tête de grenouille que ce cher Phibes offre à un de ses ennemis. Il est nanti d'un mécanisme interne qui broie la tête de l'infortuné. Ravissante alliance du sang rouge vif et du vert batracien. Jouets Quand ils se mettent en marche pour fêter nos amis extraterrestres dans « Rencontres du 3'Type », l'image est poétique ! Mais il est des joujoux plus inquiétants, des poupées sardoniques qui prennent vie, avides de sang. Cette statuette indigène dont les mâchoires ne pardonnent pas, invention de Matheson pour « Amelia ». Le coup classique de la marionnette sadique révoltée contre son papa ventriloque  : voir « Magic ». Plus sophistiqué, le petit automate armé d'un épieu qui s'enfonce dans la nuque du directeur d' « Asylum », tout à fait digne du concours Lépine. Plein d'imagination, le Père Noël justicier de « Red suit » moule un soldat de plomben bon acier, armé d'une lance pour crever les yeux. Il sait improviser s'il le faut  : en cas de réveil intempestif, l'étoile arrachée au sapin de Noël tranche une gorge comme une lame de rasoir. Magnétophone Rien de mystérieux, il se contente d'enregistrer. Voire ! Dans « L'Enfant du Diable », GeorgeC. Scott enregistre une séance de spiritisme, un médium évoquant l'esprit qui habite sa maison. Sans résultat. Alors il écoute la bande. Stupeur ! Après chaque question, une voix d'outre-tombe donne sa réponse. Appareil de photos Le principe est le même. Dans « Photo Souvenir » imaginé par Jean-Claude Carrière, on prend une photo de groupe. Les gens s'en vont, l'un se tue sur la route. On développe la photo, il n'est pas dessus. Dans « La Malédiction », un photographe professionnel découvre des traces sur ses clichés  : la corde au cou de celle qui mourra pendue, le trait dans le coeur de celui qui finira transpercé par un paratonnerre. Impressionnant, non ? Télévision et vidéo Les programmes T.v. brouillés par des Martiens facétieux, impatients de livrer leur message au monde, c'était les années 50. Aujourd'hui, chacun a son magnétoscope. Swan, le producteur-mégalo du « Fantôme du Paradis », surveille son entourage par circuit vidéo et enregistre sur cassettes les moments importants de sa vie. Exemple  : la signature de son contrat avec le Diable. A la campagne, le téléviseur est une arme plus fruste quand il coiffe, dans un grésillement, l'affreux fils-à-maman de « Mother's day » Ecran et caméra Une aubaine pour les cinéphiles amateurs de références. Boris Karloff joue dans « La Cible » son propre rôle d'acteur spécialisé dans le fantastique, et l'action se passe dans un drive-in qui projette ses vieux films. Dans « Ruby », un comparse se retrouve cloué sur l'écran d'un autre drive-in comme un papillon malchanceux. Mais le film-fétiche reste « Le Voyeur », dont le héros trucide les filles de Soho en les filmant simultanément avec sa caméra-stylet (son pied dissimule un pieu). Et puis il se repasse les films. Cinéma dans le cinéma  : la boucle du fantastique est bouclée... Gérard Lenne.
.. Hier, en Amérique, des routiers « Break-Break, les stations !... Beeep ! » sympas qui se branchent, se — La voix grésille dans le haut-parleur, causent. De poste à poste. Au- déformée par la distance et les parasijourd'hui, en France, ICOTI tes  : «... t u i k break ! ?... les braves conducteurs Beeep ! »... (silence)... Ça se font aussi leur doit être un bleu, pris par le radio. Lui s'est penché sur ce phéno- trac devant son micro ouvert ; à moins bien sûr que mène et a répertorié les appareils qui ce ne soit un plaisantin. Non, le voilà qui se font vibrer cette fameuse Citizen Band. décide  : «... Oui-euh, c'est George Sand 93 Etude super branchée de la Citizen Band.



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