Lui n°206 mars 1981
Lui n°206 mars 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°206 de mars 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : les fantasmes des nanas... et Clio Goldsmith.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Les contes de grand-père Schlomo, c'est un livre dont sont extraites les savoureuses histoires qui suivent qui vient de paraître chez Stock  : l'humour juif en récits ciselés par un orfèvre, Lionel Rocheman. Et c'est aussi un spectacle  : si vous voulez vous en laisser conter davantage, Lionel Rocheman est en ce moment à l'Olympia... On dit qu'un jour Rothschild monta dans un taxi enfin une voiture de place tirée par des chevaux, un fiacre, quoi c'était pour se faire conduire à la maison. Quand il arriva devant chez lui, il donna au cocher un pourboire. Pas particulièrement petit, mais pas particulièrement gros. Un pourboire comme vous en donneriez ou moi un pourboire normal, quoi. Alors le cocher, qui avait reconnu son client, pas content, mais pas content du tout  : « Monsieur Rothschild, c'est pas beaucoup, qu'est-ce que ça veut dire, votre fils est plus généreux que vous. Il était là, à votre place, la semaine dernière, et il m'a donné un pourboire... un pourboire... un gros pourboire. - C'est normal, dit Rothschild, lui, il a un papa riche... » Samuel décida un jour d'aller trouver Rothschild en personne pour lui proposer ses services  : « Que désirez-vous ? - Travailler pour vous. - Qu'est-ce que vous savez faire ? - Ma spécialité, dit Samuel se gonflant d'importance, ma spécialité, c'est les conseils. Toutes les personnes qui ont suivi mes conseils s'en sont toujours bien trouvées. - Je vous engage sur-le-champ, dit Rothschild, et vous allez me donner votre premier conseil  : comment dois-je m'y prendre pour me débarrasser de vous ? » 72 SOURIEZ-LUI Un jour, un homme entra brusquement chez le rabbin en courant, comme toujours. « Rebbe, Rebbe ! - Qu'y a-t-il, mon garçon ? - Dieu Il a parlé ! - Dieu Il... Qu'est-ce que tu racontes, qu'est-ce que tu dis ? » Et le rabbin fronçait un peu le sourcil. « Voui, voui, Dieu Il a parlé ! Pinkus, il vient de me dire à l'instant qu'il a parlé avec Dieu. - Moi je crois, dis le rabbin, que Pinkus il est un menteur. - Mais, Rebbe, c'est pas possible ! Est-ce que Dieu parlerait avec un menteur ? » Quand Schlomo atteignit sa - quatre-vingtième ou sa quatrevingt-cinquième année, il se prit à tousser. Le rabbin consulté l'interrogea  : « A trente ans, est-ce que tu toussais ? - Jamais. Un silence du rabbin, puis  : « Et à cinquante ans, toussais-tu ? - Pas plus. » Le rabbin réfléchit, et  : « As-tu toussé à soixante ans ? - Absolument pas, répondit Schlomo. - Et alors, s'écria le rabbin, à quel âge veux-tu tousser si ce n'est pas maintenant ? De nos jours on trouve la confection à Paris au Sentier, rue d'Aboukir, rue du Caire. Dernièrement encore, en m'y promenant, j'y ai surpris une conversation. Un homme parlait avec son fils, un grand fils. Il l'admonestait. Ecoute mon garçon, tu as voulu étudier à l'Ecole polytechnique, tu as un diplôme de l'Ecole polytechnique. Tu as voulu aussi étudier à l'Ecole polytechnique de Zurich, comme Einstein tu as ton diplôme de l'Ecole polytechnique de Zurich. Tu as voulu étudier encore au Massachussetts Institue of Technology tu as obtenu ton diplôme de Massachussetts Institute of Technology. Maintenant tu es grand, il faut choisir  : qu'est-ce que tu vas faire, confection pour hommes ou confection pour dames ? » Malka chargée d'ans s'en fut trouver le rabbin parce qu'elle se plaignait des divers maux qui peuvent accabler une vieille femme. Elle avait mal ici, et puis là, et puis encore là. A qui se plaindre sinon au savant rabbin ? Certainement pas à un médecin, semblable et si important personnage n'ayant jamais abordé au village. Elle alla donc consulter le docte rabbin dans l'espoir d'en obtenir quelque soulagement. Le rabbin, alors très âgé lui aussi, on s'en doute, lui dit  : « Ma pauvre Malkele, je ne peux pas te faire devenir plus jeune. Je ne vous demande pas de me rendre plus jeune, répondit grandmère, mais de me permettre de devenir plus vieille !... » Chers lecteurs, souriez-nous. Envoyez-nous vos meilleures histoires drôles, à condition qu'elles soient inédites. Lui vous adressera un chèque-sourire de 40 francs pour chaque histoire publiée. Au cas où nous recevrions deux histoires identiques, seule la première exprimée, le cachet de la poste faisant fois, sera primée.
"r'omassawaidokistom La fourrure, ce n'est jamais qu'une peau, avec du poil autour... (Jules Renard.)



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