Lui n°206 mars 1981
Lui n°206 mars 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°206 de mars 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : les fantasmes des nanas... et Clio Goldsmith.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES HAUTS DE HURLEMENTS Comment empêcher les gouttes d'acide descendant lentement à travers une spirale translucide d'atteindre le visage de votre enfant attaché avec une paire de menottes ? (Suite de la page 52.) style grandguignolesque)  : un magicien de foire s'acharne à scier des spectateurs qui, apparemment recollés, s'écroulent un peu plus tard en morceaux sanglants. Une scie de précision est utilisée par le baron Frankenstein dans « Le Retour de Frankenstein » pour découper la boîte crânienne de sa créature, après l'avoir trépanée au vilebrequin. Dernier cri  : la scie circulaire, au suggestif vrombrissement. Soigneusement ligotée sur un établi tandis que la roue dentée s'approche d'elle inexorablement, l'héroïne des « Nuits de cauchemar » vous en dira des nouvelles. Vrille et perceuse Le vilebrequin n'est qu'un premier pas. Dans la boîte à outils du petit menuisier, rien ne vaut la perceuse électrique, dont la vrille plonge sans douleur (si j'ose dire) à travers un crâne dans « Frayeurs »  : avant de sortir le film, pour éviter la cotationX, le distributeur a prudemment coupé ces images-chocs, mais le truquage avait fait sensation au Festival de Paris. Autre vrille meurtrière, celle qui émerge de la fameuse petite boule d'acier volante de « Phantasme » (Prix spécial du jury à Avoriaz 79)  : un engin insolite qui vient se planter entre les deux yeux et forer un trou jusqu'au cerveau. Là, on bascule dans la science-fiction, en attendant le robot teutonique du « Trou noir », dont l'hélice coupante déchiquette le malheureux Anthony Perkins (une tardive revanche pour Janet Leigh, sa victime de « Psychose »). Crochet Ennemi juré de Peter Pan, le capitaine Crochet était un sacré flibustier. Il a ses disciples  : les pirates revenants de « Fog » (sensation d'Avoriaz 80) déciment par ce moyen les habitants d'un petit port de Californie. A noter  : le crochet porté en guise de main n'empêche pas le sentiment. S'approchant de sa prochaine victime, le romantique assassin de « La Chambre des horreurs » caresse de son crochet sa blonde chevelure... Cisailles Bien plus amusantes quand on les détourne de leur fonction jardi- 58 nière  : voir « Shock treatment ». Tronçonneuse La star des seventies. Le gadget qui fit le succès du « Massacre » du même nom. Un dangereux maniaque y poursuivait une teenager épouvantée en faisant tournoyer et gronder cet engin. Un fait divers, paraît-il, authentique. Notez bien l'astuce  : la terreur s'installait sans effusion de sang, le bougre ne rattrapant jamais la fille. Mais elle avait eu chaud, et nous aussi. Nouveau degré dans l'escalade, la scène finale de « Nuits de cauchemar ». Du jamais vu ! Les deux adversaires, dans un abattoir, saisissent chacun une tronçonneuse, et c'est parti pour le duel de l'année. Variante science-fictionnelle  : la cosmonaute d' « Inseminoids », le pied coincé, menacée par un Alien local, préfère se scier la cheville plutôt que de tomber dans ses griffes. Qu'auriez-vous fait à sa place ? Nécessaire à couture La paire de ciseaux, mise à l'honneur par Hitchcock (« Le crime était presque parfait ») puis Godard (« Pierrot le Fou ») est toujours très prisée. Mais n'oublions pas l'épingle à chapeau, du meilleur effet quand elle est plantée dans un oeil  : voir le très baroque « La Fille de Jack l'Eventreur ». Trousse de médecin Rien ne se plante plus facilement dans une gorge qu'un scalpel ; ce n'est pas Alida Valli (« Les Yeux sans visage ») ni Rock Hudson (« Embryo ») qui diront le contraire. Combien de médecins fous dépècent à tort et à travers ! Souvenez-vous, Jack the Ripper lui-même était un chirurgien dévoyé, qui ressuscite sous les aimables traits de Klaus Kinski dans « Jack l'Eventreur ». Et bien sûr, notre vieil ami le baron, qui surenchérit dans le Grand-Guignol avec « Du sang pour Frankenstein ». La seringue et la ventouse aspirante sont les armes favorites d'une secte vampirique qui tient l'étrange clinique australienne de « Thirst »  : les victimes s'étiolent tandis qu'on récupère leur sang dans des cuves aseptisées. Acide Pour se débarrasser des indices gênants, la bonne vieille cuve d'acide chlorhydrique garde la faveur depuis « L'Homme au masque de cire », où Vincent Price périt dans un sinistre plouf. Ce qui ne l'empêche pas de récidiver et de subir le même sort dissolvant dans « Lâchez les monstres ». Plus tard, en « Dr. Phibes », il se vengera de ce traitement  : épouvantablement défiguré dans un accident, mort en sursis, il se délasse en inventant des jeux aussi raffinés que celuici  : comment empêcher les gouttes d'acide descendant lentement à travers une spirale translucide d'atteindre le visage de votre enfant attaché sur une table d'opération avec une paire de menottes dont il a avalé la clé ? Pour la réponse, retour au chapitre « scalpel ». Menottes Le mutant cannibale de « Lâchez les monstres », capturé par la police, est attaché par la main au parechoc d'une voiture. Mauvais calcul ! A peine ses gardiens ont-ils le dos tourné qu'il s'évade. Les menottes sont toujours là mais l'oiseau s'est envolé en s'arrachant la main ! Même gag dans « Mad Max » (film australien vu à Avoriaz en 1980, non sorti, classé X pour violence) où la main sectionnée d'un loubard reste accrochée à la voiture de l'héroïne en souvenir. Jumelles Outil de travail du tueurvoyeur de « Wicked Wicked », qui passe son temps à épier les clients et le personnel d'un grand palace de Floride. Variante  : les célébrissimes jumelles truquées de « Crime au Musée des horreurs ». Une belle imprudente les reçoit par la poste, veut les essayer, et dzing ! Deux pointes aveuglantes en jaillissent. Un des meilleurs gags horrifiques jamais tournés. Marteau Mode d'emploi très spécial  : il est réservé à la destruction de vampires. Vous ouvrez le cercueil, vous prenez un pieu soigneusement taillé, vous posez la pointe au niveau du coeur, et le marteau intervient. L'hémoglobine coule à flots  : plan popularisé par le regretté Terence Fisher. Autre instrument de supplice pour les disciples (Suite page 78.)
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