Lui n°206 mars 1981
Lui n°206 mars 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°206 de mars 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : les fantasmes des nanas... et Clio Goldsmith.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ÇA MARCHE POUR EUX ! Claude Nougaro Daniel Benoin dl\Maurice Chorenslup Jean-François Minne 128 CLAUDE NOUGARO Cinquante et un ans, trois mariages, quatre enfants, et Claude n'est toujours pas un père de famille. Quatorze albums, huit Olympia, cent spectacles par an et Nougaro n'est toujours pas un chanteur installé... Il se sait « maçon des sons, mangé par l'usine à rêves à laquelle il va pointer ». Sans tapage, sans esbroufe au show-biz, « cet homme de couleurs » vient de prendre ses quartiers d'hiver à l'Olympia, avec vingt-neuf chansons et une nouvelle palette  : « son » orchestre, qu'il a rencontré il y a un an, dix jeunes musiciens avec lesquels il a mûri sa cuvée 81 et son dernier disque, Chansons nettes. C'est dans le plus grand music-hall d'Europe qu'il retrouve Paris, et le « ring »  : « Chanter, c'est ma chair qui fonctionne, plus seulement mon stylo !... » Le jazz est toujours bien là pulsion charnelle —, même teinté de rock et de synthés  : la musique reste pour lui acte d'amour, surtout pas « accompagnement ». De la même façon, le spectacle n'est jamais le même  : « Je ne pourrai jamais refaire ce que j'ai déjà fait je dois arriver vierge, être ma propre pochette surprise. » Nougaro est resté neuf  : « Faire une carrière ne m'a jamais passionné je ne fréquente pas le milieu qu'il faut, je n'ai pas la stratégie pour. » Il est vrai qu'il préfère parler de plénitude que de réussite... Le Nougaro débarqué dans la capitale en 1952, ébloui par sa rencontre avec Audiberti, qui n'aimait que les poètes, la danse et le jazz, qui écrivait pour les journaux, et qui envoyait des textes de chansons à la parolière de Piaf, commence à écrire pour les autres. Il fait la connaissance de Michel Legrand. Et enfin, il écrit pour lui  : c'est en 1962 Une petite fille en pleurs, puis Armstrong, Toulouse. Des chansons-films, des chansonschocs... Qui le résument, comme « des empreintes digitales de l'âme ». Une âme plus sereine  : Nougaro vit dans son palais montmartrois et italomauresque entre Pablo son fils et Marcia, sa très belle femme brésilienne, qui est peut-être la « mamma qui ferait aussi bien les spaghetti que le cassoulet »... DANIEL BENOIN « En 1975, quand j'ai été nommé à Saint-Etienne, j'avais vingt-sept ans, et j'étais le plus jeune directeur de Centre national d'Art dramatique de France. Ce qui est grave c'est qu'en 1981... je suis toujours le plus jeune ! » Une situation à laquelle Daniel Benoin est habitué  : on lui avait proposé de prendre la direction d'une boîte de cosmétiques au Mexique quand il avait... dix-sept ans ! Malgré sa passion pour le théâtre, ce jeune homme avait gardé la tête froide  : pour ne pas avoir à prendre de décision trop tôt, il s'était entouré de quelques garanties un diplôme de H.e.c., un autre de sociologie et un doctorat de gestion. Ce qui ne l'avait pas empêché parallèlement d'être maître assistant à la fac et de diriger, à partir de 1972, le théâtre Daniel Sorano à Vincennes. Ni de mettre en scène sa première pièce, à seize ans. Et c'est son directeur à H.e.c. qui lui avance les fonds pour son premier spectacle, qu'il monte à la Maison de l'Iran pays où il part représenter la France en 1972, cc qui lui donne Sorano, où il obtient les subventions de l'Etat. Trois ans plus tard, on lui confie la co-direction de Saint-Etienne, qu'il reprend seul en 1978. Cela le passionne  : « En province, le public vous suit » Ce qui n'était pas évident dès l'abord.Mais « prendre des risques, c'est le seul moyen d'avancer »  : il y a 3 900 abonnés en 1977 — et 10 500 trois ans plus tard. C'est à Saint-Etienne qu'il monte pour la première fois « Cache ta joie »  : un délirant et superbe théâtrerock écrit par une star du polar (Manchette), avec sur scène le groupe Factory, vingt-six comédiens et « une centaine de briques d'investissement » « C'est là que les subventions deviennent nécessaires... » Devant l'accueil qu'il reçoit, tout ce beau monde s'est installé au Théâtre de Paris. Daniel Benoin, qui a déjà adapté pour la télé Hamlet et la Cantatrice chauve (avec l'accord de Ionesco), vient de passer deux ans à écrire le scénario d'un film dont le tournage est prévu pour septembre. Avec, pour héros, un jeune homme à qui tout réussit. Etrange, non ?
MAURICE CHORENSLUP Si vous voyez passer dans Paris un taxi jaune à damiers directement importé de Manhattan ne tentez pas de l'arrêter. Ce n'est pas un chauffeur new-yorkais, mais Maurice Chorenslup, grâce à qui, depuis 1964, les Parisiens qui s'habillent chez Western House jouent aux cow-boys et aux Indiens... Le comble, c'est qu'il va bientôt s'installer à New York et à Los Angeles et vendre aux Américains des tenues qui, il y a peu de temps encore, leur aurait paru aussi déplacées qu'une blouse de paysan et des sabots sur les Champs-Elysées ! L'idée est venue à Maurice Chorenslup qui, après des études de droit, « s'était mis dans la chaussure » —, parce que son beaufrère vendait de temps en temps des chapeaux et des bottes de cow-boy aux Puces. Un copain leur fait la décoration d'après des bouquins de Brentano's, et ils lancent la boutique en faisant une inauguration mémorable. « On avait prévu de « faire » cinquante briques on a fait le triple. Alors, on a continué ! » Western House prospère, traversant successivement tous les courants, des Nordistes aux Sudistes (« Pour nous, la guerre de Sécession n'est pas terminée ! ») , des hippies aux Indiens, à une époque où faire porter des jeans et des tee-shirts University'aux gens du XVIe n'avait rien d'évident. Les gens du show biz connaissent bien l'endroit, les Rolling Stones (et le comte de Paris) sont venus, et la maison est très fière, entre autres, d'avoir été fournisseur de Jean-Pierre Melville en Stetsons... Maurice Chorenslup se souvient aussi avec émotion que, le jour de la sortie d'Il était une fois dans l'Ouest, les gens sont venus directement chercher à la boutique les « cache-poussière » qui, fabriqués dès la nuit suivante, s'étaient vendus à deux mille exemplaires... Passionné par la recherche de nouveaux produits Je n'ai jamais voulu être un distributeur », il s'apprête à ouvrir deux nouvelles boutiques à Paris et quatre en province ce qui fera neuf en tout. Avec vingt-trois personnes et dix millions de chiffre en 1980, il continue à innover  : témoins, ses vitrines-vidéo... JEAN-FRANÇOIS MINNE « Le droit et la publicité mènent à tout  : alors... j'ai le choix ! » Souriant, Jean-François Minne, président directeur général de D'Arcy-Mac Manus & Masius. A trente-six ans, il est vrai, il n'a pas à regretter d'avoir suivi les traces de son père et à être un des rares publicitaires « de la deuxième génération ». Juriste de formation, il n'est pas plus tôt sorti de l'I.a.e. qu'il se précipite aux Etats-Unis — c'est en 1968 pour faire des stages à la télévision et dans des agences de pub. C'est clair  : il a le virus dans la peau. Rentré à Paris, en 1970, il est engagé par Oscar pour s'occuper des budgets L'Oréal. Et c'est deux ans et demi plus tard que Masius lui propose de travailler, sur Colgate  : huit ans plus tard, il est président de l'agence. Une progression logique « C'est un groupe où l'on fait confiance aux gens ! », approuve-t-il. Le « groupe », c'est... cinquante agences dans une trentaine de pays et un milliard (de dollars) de chiffre d'affaires — et pour la France cinquante personnes et quatre-vingts millions de chiffre en 1980. Un chiffre qui a d'ailleurs doublé en deux ans, sous l'impulsion de la politique Minne  : « Le tort des agences américaines, c'est qu'elles sont dirigées par des commerciaux cravatés  : or, mon but, c'est d'allier à la rigueur anglo-saxonne... la créativité latine. » Pour mieux étayer l'importance qu'il donne aux créatifs, il a appelé à ses côtés Philippe Garbaoua comme directeur général et de création. Avec ses nombreux clients qui recouvrent tous les secteurs « de la lessive à la culture ! », et qui ont pour nom Colgate Palmolive, Unisabi (Canigou Ronron Kitekat), Hoover, J.p.s., Guigoz, Polygram, Mars, Treets, Uncle Ben's, Bergasol ou... l'Orchestre de Paris, Masius n'est pas loin de son objectif  : être dans les douze premiers. Si Jean-François Minne s'y consacre avec enthousiasme, il refuse pourtant nettement de se laisser scléroser  : « Mon métier, c'est d'être ouvert ! » Ce fou de peinture va voir les expositions, prend le temps de voyager (« J'adore New York ! »)... et de jouer au golf ! Josette Milgram. LA GRANDE CHASSE son grand magazine l'actualité partout dans le monde les reportages des grands chasseurs en Afrique et ailleurs les animaux sauvages les safaris sélectionnés par World Safari les guides et les organisations les plus valables BON POUR :.. : :. ; ;  : 1 A DÉCOUPER ET A RENVOYER VI DES GRANDES EDTONS CHASSES AULLE :... U GENERAL DE É.. :. 70 A V D. : :. 95350 SAINT-BR IC, 129



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