Lui n°206 mars 1981
Lui n°206 mars 1981
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°206 de mars 1981

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : les fantasmes des nanas... et Clio Goldsmith.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 124 - 125  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
124 125
ceux qui lisent lui Ceux qui lisent Lui, c'est vous, et c'est aussi Guy Demoulin, directeur commercial pour la France, la Belgique et le Luxembourg, de la firme de cigares hollandais Agio, l'une des plus dynamiques du monde (produits leaders  : Tips, Mehari's). Guy Demoulin présente ici les derniers-nés des cigares Agio, Amarillo et Black Label, à la Civette, place du Palais-Royal. Cet établissement, dont la renommée remonte à 1716, reste aujourd'hui le plus important tabac de luxe de France. Guy Demoulin a bien entendu choisi Lui pour sa publicité  : parmi ses 4 492 000 lecteurs, 42% fument des cigarillos et autres cigares... LW EST UN SUPPORT REGISCOPE. 133, CHAMPS-ELYSEES, 75380-PARIS CEDEX 08, TEL. 720.71.89. PATRICK ROUSSELLE, DIRECTEUR. GERARD LEFEVRE, CHEF DE PUBLICITE. 124
JEUX DE CASH-CASH « Cinquante millions de dollars, quelque chose comme ça... Et confiés à cinq employés — dont l'un était le portier ! » (Suite de la page 62.) Jersey qui n'avait aucune expérience dans ce genre d'activités. C'était encore trop. A son tour, le Crédit Suisse a été éliminé au profit d'une minuscule banque du Luxembourg, Overseas Development Bank Luxembourg. Le plus énorme, c'est que le Crédit Suisse a accepté de donner son mandat à cet établissement qui n'était en fait qu'une filiale de los. ! La boucle était bouclée. Quand on pense qu'à l'époque, le Crédit Suisse avait un département de vingtquatre personnes travaillant uniquement sur nos comptes... Lui Combien d'argent transféré ? Cornfeld Cinquante millions de dollars, quelque chose comme ça... Et confiés à cinq employés dont l'un était le portier ! Lui Comment expliquez-vous que Vesco soit parti avec l'argent, et que ce soit vous qui vous soyiez retrouvé en prison Cornfeld Moi, je suis entré en Suisse librement. Je ne me sentais coupable d'aucun crime. Mais à ce moment, les Suisses n'avaient pas Vesco sous la main. A leur yeux, I.o.s., c'était toujours moi. Lui Ça a commencé quand, los. ? Cornfeld Fin 1955. Lui Comment ? Qu'est-ce qui vous en a donné l'idée ? Cornfeld J'étais déjà dans le métier en Amérique. J'étais assistant social à Philadelphie. Puis, j'ai quitté Philadelphie. Lui Pourquoi ? Cornfeld C'est une ville vraiment trop triste. Lugubre. Vous connaissez l'histoire vraie de W.c. Fields qui y avait vécu ? Il a fait graver en épitaphe sur sa tombe  : « On est mieux ici qu'à Philadelphie ». Lui A vos débuts, combien aviez-vous d'employés ? Cornfeld Un seul ! Elle était secrétaire. Puis, j'ai fait passer une petite annonce dans le Herald Tribune  : « Cherche vendeurs ayant le sens de l'humour ». J'ai eu une avalanche de réponses, la plupart comportant des histoires drô- les, pour me prouver qu'on m'avait bien compris. J'ai retenu huit de ces postulants qui allaient former le fer de lance de la première équipe. Lui Votre premier client ? Cornfeld C'était un soldat américain. Lui Et quand l'affaire marchait à plein, combien d'employés ? Cornfeld Trente mille... Lui Pour un chiffre d'affaires ? Cornfeld De deux milliards et demi de dollars. Sans parler des contrats en gérance au mois par mois, dont le montant devait s'élever à quinze milliards de dollars. Lui Vous qui êtes êtes habitué aux palaces, aux domestiques, à des cours de jolies femmes, comment avez-vous réagi en vous retrouvant en prison ? Cornfeld J'ai reçu beaucoup de lettres, des cadeaux, des boîtes de bonbons, de chocolats, de gâteaux. Même un petit fromage suisse. En prévention, on peut communiquer indirectement avec l'extérieur, en tout cas, commander tout ce qu'on veut. Lui Et des femmes ? Cornfeld Non, pas de femme. Lui Vous ne faisiez pas l'amour ? Cornfeld Pas du tout. Le plus surprenant, c'est que je n'en avais même plus envie. Ça ne me privait pas. Si vous pouvez le comprendre, et je le dis sans ironie, une cellule manque de romantisme. Rien, absolument rien, ne vous donne envie de baiser. Lui C'est le cadre qui vous donne envie de baiser ? Cornfeld Pas seulement. Mais le cadre aussi doit être excitant. Lui Vous en êtes sorti quand ? Cornfeld Le 9 avril 1974, très curieusement, un jour avant le Pessah, la fête juive commémorant la libération des juifs qui avaient quitté l'Egypte, il y a des milliers d'années... C'est une fête joyeuse, que tous les juifs célèbrent. Lui Joyeuse, cette année-là surtout ? Cornfeld Oui, c'était quelque chose de très intéressant... J'avais réussi à faire un appel illégal, à un banquier juif que je connaissais... Ma caution venait d'être fixée après neuf mois d'attente... Cinq millions de francs suisses. Lui Un milliard et demi d'anciens francs ?... Vous aviez de l'argent, quand vous êtes entré en prison ? Cornfeld Certes. Mais cinq millions de francs suisses, c'était la caution la plus élevée dans l'histoire de la Confédération helvétique. Record historique absolu. On ne les trouve pas comme ça, en petits billets usagés, comme pour une rançon. Par l'intermédiaire de mes avocats, j'avais réussi à obtenir un prêt d'environ deux millions. Et voilà que, par miracle, je réussis à joindre ce banquier au téléphone. Vous vous doutez qu'on ne téléphone pas d'une prison ! Lui Comment s'appelait-il ? Cornfeld Tibor Rosenbaum. Je lui dis  : « Ecoutez... Il paraît que vous êtes prêt à m'aider... Je trouve le temps long... Si ça continue, pour le prochain Pessah, dans un an, je serai toujours en prison... » Il a dit  : « Bernie, je suis incapable d'aller tranquillement au Pessah si je sais que vous êtes toujours enfermé. L'argent sera disponible aujourd'hui. » A cinq heures de l'après-midi, mon avocat a eu un coup de fil de la banque  : l'argent était débloqué. Il s'est rendu instantanément auprès des autorités administratives. Dans sa valise, il y avait cinq millions en liquide. Ils ont compté l'argent. Le soir même j'étais libre. Lui Qui vous attendait devant la porte ? Cornfeld Trois filles. Ma mère. Deux de mes avocats et quatre de mes anciens associés. Une fois que j'eus quitté la prison, j'ai eu également envie de quitter la Suisse. J'avais peur qu'ils ne changent d'avis. J'ai immédiatement affrété un avion et je suis parti. Le lendemain, j'ai célébré à Londres, libre, le dîner rituel du Pessah. Lui Pendant cette épreuve, comment se sont comportés ceux qui avaient besoin ou dépendaient de vous, comment a réagi votre cour ? Cornfeld Je n'ai pas été trop déçu par mon entourage. Lui Vous n'avez pas été trahi ? Cornfeld Pas dans (Suite page 126.) 125



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Lui numéro 206 mars 1981 Page 1Lui numéro 206 mars 1981 Page 2-3Lui numéro 206 mars 1981 Page 4-5Lui numéro 206 mars 1981 Page 6-7Lui numéro 206 mars 1981 Page 8-9Lui numéro 206 mars 1981 Page 10-11Lui numéro 206 mars 1981 Page 12-13Lui numéro 206 mars 1981 Page 14-15Lui numéro 206 mars 1981 Page 16-17Lui numéro 206 mars 1981 Page 18-19Lui numéro 206 mars 1981 Page 20-21Lui numéro 206 mars 1981 Page 22-23Lui numéro 206 mars 1981 Page 24-25Lui numéro 206 mars 1981 Page 26-27Lui numéro 206 mars 1981 Page 28-29Lui numéro 206 mars 1981 Page 30-31Lui numéro 206 mars 1981 Page 32-33Lui numéro 206 mars 1981 Page 34-35Lui numéro 206 mars 1981 Page 36-37Lui numéro 206 mars 1981 Page 38-39Lui numéro 206 mars 1981 Page 40-41Lui numéro 206 mars 1981 Page 42-43Lui numéro 206 mars 1981 Page 44-45Lui numéro 206 mars 1981 Page 46-47Lui numéro 206 mars 1981 Page 48-49Lui numéro 206 mars 1981 Page 50-51Lui numéro 206 mars 1981 Page 52-53Lui numéro 206 mars 1981 Page 54-55Lui numéro 206 mars 1981 Page 56-57Lui numéro 206 mars 1981 Page 58-59Lui numéro 206 mars 1981 Page 60-61Lui numéro 206 mars 1981 Page 62-63Lui numéro 206 mars 1981 Page 64-65Lui numéro 206 mars 1981 Page 66-67Lui numéro 206 mars 1981 Page 68-69Lui numéro 206 mars 1981 Page 70-71Lui numéro 206 mars 1981 Page 72-73Lui numéro 206 mars 1981 Page 74-75Lui numéro 206 mars 1981 Page 76-77Lui numéro 206 mars 1981 Page 78-79Lui numéro 206 mars 1981 Page 80-81Lui numéro 206 mars 1981 Page 82-83Lui numéro 206 mars 1981 Page 84-85Lui numéro 206 mars 1981 Page 86-87Lui numéro 206 mars 1981 Page 88-89Lui numéro 206 mars 1981 Page 90-91Lui numéro 206 mars 1981 Page 92-93Lui numéro 206 mars 1981 Page 94-95Lui numéro 206 mars 1981 Page 96-97Lui numéro 206 mars 1981 Page 98-99Lui numéro 206 mars 1981 Page 100-101Lui numéro 206 mars 1981 Page 102-103Lui numéro 206 mars 1981 Page 104-105Lui numéro 206 mars 1981 Page 106-107Lui numéro 206 mars 1981 Page 108-109Lui numéro 206 mars 1981 Page 110-111Lui numéro 206 mars 1981 Page 112-113Lui numéro 206 mars 1981 Page 114-115Lui numéro 206 mars 1981 Page 116-117Lui numéro 206 mars 1981 Page 118-119Lui numéro 206 mars 1981 Page 120-121Lui numéro 206 mars 1981 Page 122-123Lui numéro 206 mars 1981 Page 124-125Lui numéro 206 mars 1981 Page 126-127Lui numéro 206 mars 1981 Page 128-129Lui numéro 206 mars 1981 Page 130-131Lui numéro 206 mars 1981 Page 132-133Lui numéro 206 mars 1981 Page 134-135Lui numéro 206 mars 1981 Page 136-137Lui numéro 206 mars 1981 Page 138