Lui n°203 décembre 1980
Lui n°203 décembre 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°203 de décembre 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 234

  • Taille du fichier PDF : 224 Mo

  • Dans ce numéro : Anicee Alvina style Lui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dominique Frémy Emine Messiqua Alfred Tesseron Serge Knopfer et Corinne Chergui 60 DOMINIQUE FREMY Si vous rencontrez un homme qui passe sa vie à prendre fiévreusement des notes et dont les poches débordent de petits bouts.de papier, il y a de grandes chances que ce soit Dominique Frémy en train de travailler à son prochain ouvrage. Un auteur pas vraiment comme les autres, puisqu'il peut se permettre de ressortir tous les ans le même titre et d'en vendre... quatre cent mille ! Son oeuvre  : le Quid. Un exemple unique au monde que ces mille huit cents pages bourrées d'informations dans tous les domaines et réactualisées très sérieusement depuis la première édition, celle de 1963. Une drôle d'aventure pour cet ex-joueur de poker qui après avoir raté Sciences Po, avoir joué à la Bourse (« Toujours un mois trop tôt ! ») , avoir écrit un roman (non édité), puis une pièce de théâtre (jamais jouée) s'était décidé à entrer à la Shell. Le temps de découvrir qu'il n'était surtout pas fait pour être salarié. Alors, il se met à imaginer des gadgets pour la voiture. Qui ne seront jamais mis sur pied. Un jour, il se dit que tous les pense-bête qu'il collectionne seraient beaucoup plus agréables à lire imprimés. Cinq mois plus tard, il donne sa démission à la Shell  : l'idée a pris forme. Le titre est trouvé au cours des « brain storming arrosés » qu'il organise avec des copains  : il est mûr pour aller vendre à Pion son plan de deux cents pages. Sa philosophie  : « Moi, je ne sais rien. Alors, j'ai envie de tout savoir ! » Il travaille comme un fou dans les bibliothèques et fait du porte à porte avec sa femme (épousée pratiquement le jour de la sortie du premier Quid), quadrillant Paris sans se faire reconnaître, touchant les pourboires sans sourciller pour prouver à son éditeur qu'il a raison de croire à Quid. Dès la deuxième édition, les quarante mille sont épuisés ! L'artisanat, maintenant, c'est fini  : ils ont été obligés de se mettre à l'ordinateur, avec leurs quatre-vingt mille mots à l'index. Et l'équipe ? « Une douzaine de personnes secrétaires, documentalistes, rewriters et... dix mille informateurs ! » Parmi lesquels les trois enfants de Michèle et Dominique Frémy ! EMINE MESSIQUA Qu'une agence d'origine américaine comme N.c.k. juge nécessaire de racheter une agence new-yorkaise, A.r. j & S, pour « s'étoffer » aux Etats- Unis prouve assez la place qu'occupe l'Europe au sein de N.c.k. International. Une importance qu'Emine Messiqua, président de N.c.k. Europe et l'un des pricipaux actionnaires du groupe revendique fermement. Cet H.e.c. de quarante-deux ans, né en Egypte, formé dans les universités américaines, s'était mis, en 1963, à l'école Procter, cette superbe pépinière qu'il finit par trouver néanmoins « frustrante ». Trois ans plus tard, il se retrouve à la publicité de Colgate Palmolive  : des produits qu'il connaît bien. Et qui sont... chez N.c.k.  : « Je n'ai pas la religion du changement », reconnaît-il en souriant. En tout cas, au sein du groupe, ses responsabilités ne cessent de croître. Après un stage à New York où N.c.k., est né en 1954 il prend au début 1971 la direction de l'agence en France «... où il y a plus d'idées pub qu'aux Etats- Unis ! » reconnaît-il d'ailleurs. Et c'est au moment où M. Norman le N de N.c.k. se retire, fin 1979, qu'Emine Messiqua se trouve dans le groupe de tête, partageant avec un Américain et un Canadien la direction du holding international soit douze cents personnes et trois cent cinquante millions de dollars de chiffre ! S'il se déplace beaucoup entre les quatorze agences européennes, Emine Messiqua tient à ce que chaque dirigeant puisse devenir actionnaire et se sente totalement impliqué dans son agence  : le bureau de N.c.k. Europe, à Paris, est séparé de l'agence de quatre-vingt-cinq personnes dirigée par Limare et Gaumont  : « Je ne veux pas les étouffer ! » Si l'identité française a été encore renforcée par la prise de participation de Bélier, N.c.k. demeure un véritable réseau international pas une simple addition d'agences —, avec échanges entre les créatifs des différents pays. Aux principaux clients du groupe Colgate Palmolive, Johnson, Seagram, Schweppes se sont ajoutés en France Pioneer, Esso, Mammouth, 3M, Bel...
ALFRED TESSERON Il y a trois semaines dans l'année pendant lesquelles on n'a pas la moindre chance de trouver Alfred Tesseron à son bureau. Et pour cause  : il est entré « en vendanges ». Des vendanges qu'il ne manquerait pour rien au monde  : ce triple châtelain de trentetrois ans son père Guy Tesseron possède Pontet Canet, Lafon Rochet et Malescasse est, parmi les propriétaires du Bordelais, l'un des plus proches de sa terre. Il suffit de l'entendre parler de ses cuves de chêne « qu'on entretient amoureusement toute l'année et dont on va prendre la température à deux heures du matin » ce qui n'arrive jamais avec des cuves en inox pour comprendre qu'il a fait un choix absolu  : l'exigence. Un héritage direct de son père  : quand Guy Tesseron, déjà propriétaire en Grande Champagne et très connu dans le monde du cognac, s'est trouvé, en 1959, devant l'opportunité de racheter le château Lafon Rochet, il a redonné à ce saint-estèphe délaissé (mais limitrophe de Lafite Rothschild), son rang de quatrième cru classé. Grâce à un énorme travail. Et quand, en 1974 il se porte acquéreur de Pontet Canet, le plus grand des crus classés avec soixante-quinze hectares de vignes, c'est au moment où son fils Alfred, fort d'un sérieux bagage d'oenologue et d'une expérience de cinq ans chez un grand importateur de vin américain, vient le rejoindre. Ils négocient la mise en bouteilles et se remettent au travail pour faire un vin de propriétaire de ce pauillac dont le nom est peut-être le plus célèbre de tous les vins de bordeaux  : un tiers en est même vendu aux Etats-Unis. Mais c'est un travail de longue haleine  : « Le vin, c'est capricieux... avoue Alfred Tesseron. Il est très possible que je ne reconnaisse pas mon propre vin s'il vient de votre cave ! » En attendant, Alfred Tesseron, qui ne s'occupe de cognac que sur le plan financier, est devenu un nez aussi fin qu'il est bon gestionnaire (il est maître de chai à ses heures)  : persuadé que Pontet Canet va redevenir l'un des meilleurs vins du monde, il habite d'ailleurs le château et a même donné son nom à son voilier ! SERGE KNOPFER ET CORINNE CHERQUI Faire de la fête son activité principale, c'est ce que Serge Knopfer et Corinne Chergui ont réussi. A partir d'une idée très simple, confirmée par des balades aux Etats-Unis où l'industrie du « fun » est très développée  : ils ont décidé qu'en France, on ne savait pas assez faire la fête. Qu'on ne donnait pas assez d'importance aux anniversaires, par exemple. Alors ils s'y mettent  : lui a vingt-trois ans, elle dixsept. Aucun capital de départ. Ils commencent par faire des animations, l'après-midi, chez les gens qu'ils connaissent, pour la fête du petit. Qui en parle à ses copains et à leurs parents —, qui ont eux aussi envie d'avoir leur fête à eux. Si bien qu'à force de bouche à oreille, ils créent leur S. a, Paradis Circus, et se retrouvent à la tête d'une équipe d'une quinzaine d'animateurs, conteurs, clowns, jongleurs et magiciens recrutés à l'école du Cirque. Ils font du sur-mesure, du goûter-récréation au gros arbre de Noël. Et, puisque leur fichier de trois cents « particuliers » marche si bien, Serge Knopfer se lance dans la prospection d'entreprises, avec idées et devis adaptés. C'est comme cela qu'il a fait le père Noël pour des agences de pub (Bélier, Ted Bates, Havas, Dupuy), l'Otan, les Restaurants de France, le théâtre de Chaillot... En plus, ils ont ouvert un premier magasin Paradis Circus à Paris  : un lieu étonnant, en forme de chapiteau, où l'on n'a pas la moindre chance de tomber sur un Goldorak ou un Action Joe. En attendant d'en ouvrir d'autres un peu partout, ils ont lancés un jeu, Grimebouille, financé par les laboratoires Gallier. Les gosses adorent se maquiller  : de mars à novembre ils avaient vendu dix mille coffrets et prévoient quinze millions de chiffre en mars 1981 ! Loin de se reposer sur leurs succès, ils continuent à innover avec le Club Anniversaire (les gosses viennent ce jour-là à la boutique, voit un spectacle et sont grimés gratuitement), et les listes d'anniversaire comme il en existe pour les mariages avec des prix « argent de poche » ! Réussir ? Un jeu d'enfant ! Josette Milgram. atle 0 odansTh IC l'histoire et l'actualité du jazz 61



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