Lui n°203 décembre 1980
Lui n°203 décembre 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°203 de décembre 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 234

  • Taille du fichier PDF : 224 Mo

  • Dans ce numéro : Anicee Alvina style Lui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ATTAQUE A NAINS ARMES Aussitôt, la salle de bains fut pilonnée par les roquettes... Elles explosaient contre le carrelage bleu pâle, transformant le mur coquet en une maquette de paysage lunaire... (Suite de la page 220.) venait de voler en éclats. De brèves flammes brûlèrent le bord déchiqueté du trou puis il aperçut l'éclair d'un second tir. Des fragments de bois incandescent tombèrent sur le tapis de bain. Il les dispersa du pied tandis que deux hélicoptères s'engouffraient dans l'orifice en bourdonnant agressivement. Les mitrailleuses lai, dardaient la poitrine. Avec uny  : rugissement de rage, Renshaw gifla l'un des appareils de sa main nue ; les pales se plantèrent dans sa paume comme des piquets de clôture. Mû par une inspiration désespérée, il jeta sur l'autre hélicoptère une lourde serviette de bain ; l'engin tomba vers le sol en tournoyant ; Renshaw le piétina. Son souffle se faisait de plus en plus rauque. Du sang coula dans son oeil, chaud et piquant ; il l'essuya. « Voilà. Voilà, bon Dieu. Ça les fera réfléchir. » Et, en effet, cela sembla les faire réfléchir. Ils se tinrent tranquilles pendant un quart d'heure. Renshaw s'assit sur le rebord de la baignoire, de fiévreuses pensées se bousculant dans sa tête. Il fallait trouver une issue à cette impasse. Il devait y en avoir une. S'il y avait seulement un moyen de biaiser... Il repéra la petite lucarne au-dessus de la baignoire. Il y avait un moyen. Bien sûr qu'il y en avait un. Il y avait un flacon d'éther sur l'armoire à pharmacie. Il s'apprêtait à s'en saisir quand un frottement attira son attention. Il se retourna brusquement, braquant son Magnum... mais ce n'était qu'un petit bout de papier qu'on venait de glisser sous la porte. Renshaw remarqua avec une grimace sarcastique que l'interstice était trop étroit pour que l'un d'eux puisse passer. Le morceau de papier portait deux mots tracés en lettres minuscules  : « Rends-toi ! » Renshaw esquissa un rictus, confiant le flacon d'éther à sa poche de poitrine. Du même geste, il en extirpa un bout de crayon mordillé. A son tour, il griffonna deux mots au dos du papier qu'il retourna à l'envoyeur. « Des clous ! » Aussitôt, la salle de bains fut pilonnée par les roquettes et Renshaw dut reculer. Elles fusaient par le trou ouvert dans la porte puis explosaient contre le carrelage bleu pâle au-dessus du porte-serviettes, transformant le mur coquet en une maquette de paysage lunaire. Renshaw se protégea les yeux de la main tandis que le plâtre s'effritait sous la brûlante volée d'obus. Perçant de petits trous fumants dans sa chemise, les balles criblèrent son dos. Le tir ayant cessé, Renshaw se mit en mouvement. Il grimpa sur la baignoire et ouvrit le vasistas. Les étoiles glacées le contemplaient. L'ouverture était étroite, et le rebord, en dessous, ne l'était pas moins. Mais ce genre de considérations n'était pas de mise. Il se hissa jusqu'à la lucarne et l'air froid gifla de plein fouet son visage et son cou lacérés. En équilibre sur les mains, Renshaw regarda vers le bas. Quarante étages plus bas. Vue du toit, la rue ne paraissait guère plus large qu'un petit train électrique. La ville ruisselait de feux étincelants. Avec l'apparente facilité d'un gymnaste entraîné, Renshaw ramena ses jambes sur le rebord du vasistas. Si l'un de ces hélicoptères gros comme des guêpes se faufilait maintenant par le trou de la porte, il suffirait d'une seule balle et il ferait le grand saut. Rien. Il fit glisser son pied jusqu'au rebord extérieur, agrippant la corniche d'une main. Une seconde plus tard, il était debout au-dessus du vide. S'efforçant de ne pas penser au gouffre auquel il tournait le dos ou à ce qui arriverait si l'un des hélicoptères le prenait en chasse, Renshaw progressa vers l'angle de l'immeuble. Cinq mètres..., trois... Ça y est. Il s'arrêta, la poitrine écrasée contre la paroi, les mains adhérant à la surface rugueuse. Il sentait la fiole d'éther dans sa poche et la présence rassurante du Magnum coincé dans sa ceinture. Maintenant, ce satané coin. Doucement, il fit passer un pied de l'autre côté de l'angle et reporta dessus tout son poids. L'arête lui scia le ventre et la poitrine. Une plaque de fiente d'oiseau s'était accrochée au grain de la pierre, juste devant ses yeux. Je ne pensais pas qu'ils pouvaient voler si haut, pensait-il stupidement. Son pied marklin mini-club, le tout petit train qui vous
ATTAQUE A NAINS ARMES A l'aéroport par le premier taxi. Une fois à Miami, trouver l'idéal féminin de Morris. Peut-être pourrait-il lui griller le visage au chalumeau. gauche glissa. Il chancela au-dessus du vide pendant une fraction de seconde, battant frénétiquement l'air de son bras droit pour retrouver l'équilibre, puis étreignit farouchement les deux côtés du bâtiment, le visage cisaillé par l'arête vive, et le souffle court. Progressivement, il amena son second pied de l'autre côté. Dix mètres plus loin, la terrasse de sa salle de séjour faisait saillie. Il continua de se déplacer en crabe, hors d'haleine. Par deux fois, un coup de vent semblant vouloir lui faire perdre prise, il dut s'arrêter. Il tenait enfin la balustrade de fer forgé. Il l'escalada sans un bruit. Il avait laissé les rideaux à demi tirés sur la baie vitrée, et put donc risquer un coup d'oeil prudent. Ils lui tournaient le dos, exactement comme il l'avait espéré. Quatre soldats et un hélicoptère montaient la garde devant la boîte. Le reste de la troupe et le lance-roquettes devaient être postés face à la porte de la salle de bains. Parfait. On fait irruption comme un flic. On liquide ceux du séjour et, hop, direction la sortie. A l'aéroport par le premier taxi. Une fois à Miami, trouver l'idéal féminin de Morris. Peut-être pourrait-il lui griller le visage au chalumeau. Ce serait un juste retour des choses. Il ôta sa chemise et arracha une longue bande de tissu à l'une des manches. Il laissa tomber la loque à ses pieds puis fit sauter le bouchon du flacon d'éther. Il y enfonça une partie de la bande, la retira, puis inséra l'autre extrémité du lambeau de tissu dans la petite bouteille d'où sortait ainsi une mèche imbibée d'éther d'environ dix centimètres. Il prit son briquet, inspira profondément, et battit la molette. Il enflamma le tissu, fit glisser la baie vitrée et plongea dans le salon. L'hélicoptère réagit instantanément, le chargeant à la façon des kamikazes tandis qu'il fonçait sur le tapis où tombaient de petites gouttes de liquide enflammé. Renshaw lança le bras en avant, remarquant à peine la vague de douleur qui déferla jusqu'à son épaule quand les pales tournoyantes lacérèrent sa chair. Les fantassins lilliputiens se réfugièrent dans la boîte. Ensuite, tout alla très vite. Renshaw balança le flacon qui se transforma en une boule de feu. Il se rua en direction de la porte. Il ne sut jamais ce qui lui était arrivé. Le fracas qui retentit aurait pu faire penser à un coffre-fort tombant d'une hauteur respectable. Seulement, la vibration se propagea jusqu'aux fondations de l'immeuble, ébranlant la carcasse métallique comme un diapason. La porte de la suite fut arrachée de ses gonds et alla s'écraser sur le mur opposé. Un homme et une femme qui passaient devant l'hôtel, main dans la main, levèrent les yeux, tous deux alertés par un grand éclair blanc ; on eût dit que cent armes à feu avaient tiré au même instant. - Quelqu'un a fait sauter les plombs, dit l'homme. Enfin, je suppose... - Qu'est-ce que c'est que ça ? demande la jeune fille. Quelque chose planait doucement vers eux. L'homme s'en saisit de sa main libre. - Bon Dieu, une chemise. Il y a plein de petits trous. Et du sang. - Je n'aime pas ça, fit nerveusement la fille. T'appelles un taxi, hein, Ralph ? Les flics vont nous interroger s'il s'est passé quelque chose là-haut, et je ne suis pas censée me trouver avec toi. - Mais oui, bien sûr. Il jeta un coup d'oeil alentour, aperçut un taxi et le siffla. Ils coururent. Derrière eux, un petit morceau de papier qu'ils n'avaient pas remarqué atterrit près des vestiges de la chemise de John Renshaw. Une petite écriture penchée et pointue avait rédigé ces mots  : « Hé ! les gars ! Un super-bonus dans cette Boîte Viêt-nam. Attention ! Il s'agit d'une offre limitée  : 1 lance-roquettes. 20 missiles sol-air à tête chercheuse. 1 mini-bombe atomique. » (Stephen King. Extrait de Danse macabre. Copyright Editions Alta.) donne des idées de g randeur markIin à, le plus petit train électrique du monde. Reconstituer la gare de Lyon ? Impossible.il y a quelques années sans posséder un hangar. Maintenant avec Màrklin Mini-Club à l'échelle 1/220e, c'est parfaitement réalisable. Qui peut le plus, peut le moins. Vous pouvez aussi l'installer plus modestement dans un tiroir, sur une table basse, dans une valise (pour faire rire les copains). Vous retrouverez dans Màrklin Mini-Club toutes les qualités qui ont contribué à la renommée mondiale des trains Màrklin  : solidité, simplicité, la petitesse en plus. Pour Noël, offrez-vous vos souvenirs d'enfance. a,a a5, t j y03\a oJ eti.,\a, &, o J °ca a`5 5 ae J.Qe. eQo,eQ° a e Go e\5 Je J Jt à, a eOeeGr o e5 e o



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