Lui n°202 novembre 1980
Lui n°202 novembre 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°202 de novembre 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 202

  • Taille du fichier PDF : 184 Mo

  • Dans ce numéro : filles de fame !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ENTRETIEN « Je suis bien obligé de me dire qu'en six mois au théâtre je vais gagner quarante millions, alors qu'en six mois de cinéma j'en gagnerai deux cent cinquante ! » (Suite de la page 35.) le temps des avatars et des « passages » est terminé, bien terminé. Vous voici solidement ancré, non ? Depardieu C'est vrai qu'avant je ne pouvais pas tenir en place. Il n'y a que peu de temps, depuis mon analyse, que je me suis accepté d'abord et que j'ai accepté de m'arrêter un peu de temps en temps, en acceptant aussi l'angoisse. Lui On n'a pas l'impression que vous vous arrêtiez souvent ! Après Le dernier métro, Loulou, j'en passe et des moins bons, voici que vous tournez L'inspecteur La Bavure pour Claude Zidi ! Qu'est-ce qui vous oblige à tant tourner ? Depardieu Le percepteur. Quand on a comme moi, en 1979, quatre-vingtcinq millions d'impôts à payer, on n'a pas beaucoup le temps de s'arrêter. Je préfèrerais de beaucoup faire du théâ- L'ENER TECNICA, les chaussures à double coque. Une coque "énergie rigide pour les virages précis et les parcours nerveux, c'est son côté fonceur. Une coque "douceur' ; souple pour passer les bosses en finesse c'est son côté caresse. La douceur, c'est aussi le chausson moelleux et les boucles à serrage micrométrique ultra -précis. Avec TECNICA, surpassez-vous et rayonnez sur les pistes. tre, mais voilà trois ans que je suis obligé de faire des pieds et des mains pour pouvoir jouer Tartuffe avec Élisabeth, ma femme. Je suis bien obligé de me dire qu'en six mois, au théâtre, je vais gagner quarante millions alors qu'en six mois de cinéma, j'en gagnerai deux cent cinquante. Et comme on est imposé sur les revenus de l'année passée et qu'on est censé les améliorer d'année en année, c'est un engrenage monstrueux. Finalement, c'est le percepteur qui décide aujourd'hui de la carrière d'un acteur. De la mienne en tout cas... C'est la première fois que je n'arrive pas à payer mes impôts !... Cela dit, si je tourne tant, c'est aussi parce que je me sens angoissé quand je ne travaille pas. Lui Vous dites que vous avez dû vous accepter, mais qu'est-ce que vous refusiez en vous ? Depardieu En moi ? Tout. J'étais incapable de dire « Je t'aime » à quelqu'un, par exemple ! C'est tout de même une grosse tare que de ne pas être capable d'être tendre... Et puis mon corps. Je vis à côté de mon corps, complètement en dehors. Lui On ne le dirait pas à vous voir à l'écran car votre anatomie n'a plus de secret pour personne ! Certains parlent même d'exhibitionnisme... Depardieu Ce n'est pas par plaisir que je montre mon zizi. Je préfère être habillé mais je fais simplement mon métier. Se mettre à poil devant la caméra c'est comme se mettre à poil devant un peintre  : c'est se mettre tout entier au service de l'art. Cela dit, ça ne me dérange pas de choquer les cons. Quand j'ai tourné La Dernière femme, ce qui m'intéressait avant tout c'était d'exprimer la dépression. Et non de montrer mon zizi. J'ai E € ICA\+ Z.A.E. Les Glaisins - 74000 Annecy-le-Vieux - Tél. (50) 66.32.88
ENTRETIEN « On m'a fait inaugurer un local qui était anciennement la gendarmerie où, après un petit vol, j'avais été collé pour douze heures en garde à we ! » même mangé énormément exprès pour que l'on voie avant tout en moi un tas de chair dépressive. J'ai été jusqu'à peser cent dix-sept kilos à ce momentlà. Lui I1 y a des films pour lesquels vous grossissez, d'autres pour lesquels vous maigrissez ? Depardieu Oui, maigrir, grossir, cela fait partie du travail. Quand j'ai interprété un chanteur de rock, j'ai perdu vingt kilos. Actuellement, j'en pèse quatre-vingt-cinq. Lui Ce n'est pas un peu perturbant ces variations de poids ? Depardieu Pas pour l'instant en tout cas. Et je suis suivi naturellement pas les médecins. D'ailleurs, je m'octroie de temps en temps un jour de jeûne. Quand on a faim, on pense différemment et c'est toujours intéressant. Lui Est-ce-que vous buvez toujours ? Depardieu Parfois énormément, oui, et cela m'embête. Parfois j'arrête totalement de boire. Parce que la boisson m'entraîne à des excès, à des violences. Et je peux faire mal aux autres... Lui Les autres, cela peut être qui ? Depardieu Cela peut être... l'entourage immédiat ! Lui La famille, la maison, le couple, estce-que vous n'avez pas l'impression parfois que cela vous enferme ? Depardieu Non, au contraire. Au lieu de prendre la route seul, désormais je la prends avec les miens. Et j'ai tant de joie à avoir des enfants et à les voir quand ils se défoncent, quands ils attaquent... Lui Vous n'avez pas besoin de temps en temps de solitude ? Depardieu Pas du tout, la solitude me rend dingue. Un jour j'ai dû partir pour Tahiti pour faire la promotion d'un film ; je me suis mis à redébloquer ! Je devenais une sorte de Macbeth. Il faut vous dire que j'ai de qui tenir  : j'avais deux grands-mères berrichonnes qui se jetaient des sorts ! Lui Il n'y a pas si longtemps, on vous a remis solennellement les clefs de la ville de Châteauroux. Curieux, non, pour l'ancien petit loubard ? Depardieu Oui c'était amusant. C'était même bon. D'autant qu'on m'a fait inaugurer un local qui était anciennement la gendarmerie où, après un petit vol, j'avais été collé pour douze heures en garde à vue ! Cela avait un petit côté presque familial. Une sorte de réhabilitation pour moi et pour ma famille. J'étais content. Après tout il peut m'arriver d'être sensible aux honneurs. Chacun a ses faiblesses... Propos recueillis au magnétophone par Pierre Démeron. Les no-stop de TECNICA, c'est nouveau ! Ils sont si beaux qu'on a envie de les porter aussi bien en ville qu'en station. Les no-stop de TECNICA servent aussi à courir, à sauter, à se détendre, "à rouler à pied " ou tout simplement à égayer les jours "frisquets'  : En vente chez les meilleurs spécialistes de sport. 4,e Le créatev, a McOn BpOi Les Glaisins - 74000 Annecy-le-Vieux - Tél. (50) 66.32.86



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