Lui n°202 novembre 1980
Lui n°202 novembre 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°202 de novembre 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 202

  • Taille du fichier PDF : 184 Mo

  • Dans ce numéro : filles de fame !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ODYSSEXE Cinq dollars pour un scénario débile et le jeu complètement bidon des acteurs, même dans les scènes de coucherie où les types débandaient tout le temps... (Suite de la p.188.) qu'il accompagna à des procès pour obscénités, cette jurisprudence aurait de moins en moins d'effets qui pussent hérisser les libéraux. Les jurés actuels étaient généralement plus ouverts que les vieux magistrats, et même dans la ville très conservatrice de Wichita, l'éditeur de Screw avait triomphé des procureurs fédéraux. Un an à peine après le jugement « Miller », le magazine Hustler, exposé à tous les étalages, dépassait de beaucoup les limites supposées de la. hardiesse et l'audace de ses rédacteurs ne fut même pas freinée quand, au sortir d'un tribunal de Géorgie, un tireur inconnu fit de l'éditeur un infirme à vie. Et, dans diverses contrées du pays, des actrices étonnantes de beauté acceptaient de figurer dans des films de pornographie totale comme celui que Talese vit tourner dans un coin perdu des collines de Pennsylvanie. Les prises de vues se passaient dans un manoir loué pour la circonstance où l'écrivain passa une semaine avec les acteurs et les techniciens dont plusieurs avaient collaboré à Gorge profonde et à l'Enfer pour Miss Jones ; et même si le film en cours devait sans doute être moins lucratif que ses illustres prédécesseurs, il leur ressemblait cependant par son intrigue invraisemblable, ses scènes d'orgie, ses images de verges éjaculantes et les initiatives frénétiques des actrices. Talese se dit que ce qui devait répondre et satisfaire aux fantasmes lubriques des hommes d'âge moyen qui constituaient la clientèle habituelle, c'étaient ces scènes où des femelles conviaient allègrement des bonshommes à venir baiser et paraissaient n'y attacher aucune importance particulière. A l'opposé des femmes tristement réelles, les starlettes du porno disposaient librement de leurs corps, étaient toujours prêtes, ne repoussaient pas les avances, se passaient de horsd'oeuvres, jouissaient à tous coups et n'exigeaient pas de serments d'amour. Les héroïnes de films X comme Geor- 190 gina Spelvin, Marilyn Chambers et Linda Lovelace prenaient leur pied avec un bonhomme et, quand il n'en pouvait plus, passaient à un autre puis à un troisième ; quant à glorifier la violence et à exploiter la femme, comme le prétendaient les contempteurs du porno, ça ne correspondait pas à ce que Talese put, là, constater de ses yeux, ni dans les autres films qu'il avait pu voir dans les cinés. Il y avait plus de violence dans les films « interdit au mineurs » ou même « tous publics », dans les films de guerre ou les spectacles psycho-intellectuels d'épouvante qui recommençaient sans cesse l'Exorciste. En comparaison, les films pornos étaient paisibles ; le vrai reproche qu'on pouvait leur adresser, c'était de faire payer cinq dollars au spectateur pour une qualité nulle, un scénario débile et le jeu complètement bidon des acteurs, même dans les scènes de coucheries où les types débandaient tout le temps et faisaient ridiculement semblant de baiser. Talese eut également l'occasion d'assister à des projections de « bébé-porno » consacrées à la sexualité pédophilique, qui ne touchaient qu'un public très restreint, et à des spectacles de sadomasochisme dans lesquels le rôle dominant revenait souvent aux femmes, déesses à hauts talons qui cravachaient des hommes, leur écrasaient les parties et, assez fréquemment, chevauchaient le visage de leur victime étendue pour lui pisser sur la figure. Talese se dit que ces scènes en gros plan serviraient au moins à l'éducation sexuelle de pas mal de bonshommes qui, comme il avait pu s'en rendre compte, ne se doutaient pas que l'orifice urinaire des femmes ne fût pas le même que celui de l'amour. L'équipe du film dut rester en Pennsylvanie un jour de plus que prévu parce qu'un acteur ne parvint pas à donner sa réplique au moment voulu, et Talese rejoignit Chicago, où il avait sympathisé avec le propriétaire d'un salon de massage de South Wabash Avenue, qui s'appelait Harold Rubin, un garçon aux yeux bleus de trentecinq ans à peu près, pas très grand, robuste, la mâchoire saillante, qui portait longs ses cheveux blonds. La première chose qu'il confia à l'écrivain fut l'hostilité et le mépris sans bornes qu'il vouait au maire Daley, à la police de Chicago et aux inspecteur municipaux de l'hygiène et de la protection contre les incendies, qu'il accusa de le persécuter pour le faire déguerpir. Il montra à Talese un avis d'expulsion envoyé par le propriétaire de l'immeuble qui lui reprochait, entre autres méfaits, d'avoir accroché à l'extérieur d'une fenêtre une banderole qui disait « en tôle Nixon l'entôleur ». Récemment, ajouta-t-il, un juge lui avait collé 1 200 dollars d'amende pour vente de livres réputés obscènes et on l'avait d'autre part accusé faussement d'avoir déversé devant la mairie de la commune un demi-mètre cube de fumier. La jolie petite masseuse brune dont il avait fait sa femme venait de le plaquer pour se barrer en Floride, écoeurée des démêlés perpétuels avec les autorités ; et il se retrouvait seul avec son petit garçon de trois ans qui faisait du tricycle et semait ses jouets dans l'entrée et les couloirs du salon de massage. Les affaires avaient beaucoup baissé avec la recrudescence des perquisitions, avoua-t-il, et pendant des aprèsmidi il eut tout son temps pour raconter à Talese ses vagues projets d'avenir, les souvenirs de sa jeunesse dissipée et l'historique de ses ennuis à Chicago. Ces bagarres perpétuelles avec l'administration n'empêchaient d'ailleurs pas Rubin d'être content de sa réputation de débauché et de révolté, et quand les journaux de Chicago l'appelèrent « drôle de coco », il fit de cette expression la raison sociale de son petit commerce. Mais lorsqu'il quittait les néons et les posters pornos de son gagne-pain, son mode de vie n'était pas moins conformiste que celui de ses détracteurs ; il vivait bourgeoisement en banlieue, allait voir deux fois (Suite page 192.)
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