Lui n°198 juillet 1980
Lui n°198 juillet 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°198 de juillet 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 122

  • Taille du fichier PDF : 118 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Madleen Kane.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DORE SUR TRONCHES Fallet en rajoute  : belote, pétanque et pêche. Ce qui éclate parmi ces joueurs de golf comme un coup de revolver au milieu d'un concert de musique de chambre (Suite de la page 76.) quand il s'agit de Jacques Chazot, d'Yves Navarre, de Roger Peyrefitte, prend un sens hétérodoxe qu'il n'a pas habituellement. Les divorces étant fréquents, on en trouve des traces très diverses. La plupart du temps, les hommes divorcés se contentent de donner le nom de la dernière élue en précisant seulement le nombre d'enfants d'un ou des premiers mariages. Il y en a en revanche qui affichent mariages et divorces avec la fierté d'un bon fusil étalant son tableau de chasse. Tel Eddie Barclay, divorcé cinq fois et qui sans peur et sans reproche énumère fidèlement (c'est bien sa seule fidélité), le nom de chacune de ses épouses. Avec lui, le Who's Who, qui ne paraît qu'une fois tous les deux ans, est souvent en retard d'une femme ! En matière de divorce, Barclay est le champion avec Christian-jaque qui en affiche cinq lui aussi. Les femmes semblent dire plus volontiers que les hommes de qui elles sont divorcées. Surtout si leur ex-mari est connu. Si le romancier-scénaristedialoguiste Jean-Loup Dabadie, par exemple, ne se vante pas d'avoir été marié à la romancière Geneviève Durmann, elle, précise qu'elle est divorcée de Dabadie et qu'il lui en reste une petite Clémentine. Les pépins, ils les ont partagés avant ! Lucien Bodard est père d'un petit Julien sans qu'il y ait trace dans sa biographie d'une seule femme. Bodard, en somme, fait ses enfants seul et ses romans à deux, puisqu'il n'a pu se passer de Marie Cardinal pour accoucher du Fils du Consul et autres chinoiseries... Un des agréments du Who's Who, c'est qu'on y lit à livre ouvert ce que les gens auraient voulu être, mais qu'ils n'ont pas été. On y voit l'image qu'ils voudraient donner d'eux-mêmes. Quand Jean-Charles, l'auteur très mortel de Les perles du facteur, Sacrés gendarmes et autres Foire aux cancres se proclame « écrivain » — alors qu'un Julien Green, membre de l'Académie française ou un François Nourrissier, membre du Jury Goncourt ou un 100 Georges Conchon, ancien Prix Goncourt, non sans coquetterie, se disent seulement « hommes de Lettres » il est bien évident qu'écrivain, c'est ce que ce fabricant de best-sellers à l'aide de l'esprit ou de la sottise des autres voudrait être et qu'il sait bien qu'il n'est pas !... A noter que sa femme, Jehanne Jean-Charles qui, depuis Les Plumes du Corbeau, passe pour un des maîtres de la nouvelle en France, ne figure même pas au Who's Who ! Femme de Jean-Charles et soeur de Françoise d'Eaubonne, polygraphe impénitente qui y figure également (sport favori, le judo), c'est pourtant le seul écrivain digne de ce nom de la famille... Elle s'en console sans doute à l'idée que méconnue par le Who's Who, elle est au Livre de Poche. De même, quand Jacques Chazot en tête de sa notice met « danseur étoile » et entre parenthèses « seul danseur au monde à danser sur les pointes » alors que son nom évoque avant tout pour le Français moyen la folle du régiment, le comique maître-à-danser des débutantes et le compère qui boit jusqu'à la lie le calice que Philippe Bouvard ou que Thierry Le Luron lui tendent —, c'est l'image qu'il voudrait laisser de lui. On découvre aussi dans le Who's Who toutes sortes d'attitudes morales. A côté de ceux qui, avec une simplicité de bon aloi, ne cachent rien de leur origine modeste, tel le député gaulliste Joël Le Tac, fils d'instituteur, ou Claude Julien, le directeur du Monde diplomatique et le futur directeur du Monde « fils d'un employé à la Sncf », il y a ceux qui l'affichent avec une orgueilleuse provocation comme René Fallet, fils de cheminot comme Georges Séguy. L'auteur de La Soupe aux choux, à la rubrique « distractions » en rajoute  : belote, pétanque et pêche. Comme pour mieux dire  : « Voyezd'où-je-viens-et-voyez-où-j e-suis-etpourta n t-je-ne-renie-pas-mesorigines ». Quoi qu'il en soit, ce goût pour la pétanque et la belote éclate parmi ces joueurs de golf comme un coup de revolver au milieu d'un concert de musique de chambre ! Parfois, l'arrivisme le plus naïf, la vanité la plus ridicule, l'opportunisme le plus ingénu et le mauvais goût du parvenant s'y étalent à plaisir. La notice de l'écrivain Gérard Guéguan est à cet égard exemplaire. Il n'y cache rien de sa démarche zigzaguante. Et y explose complaisamment des titres aussi dérisoires que contestables. Directeur de maison d'édition il ne l'est d'ailleurs plus, elle a disparu, c'était Le Sagittaire, fils d'un agent technique, on le voit d'abord collaborer au journal communiste La Marseillaise, puis à l'Humanité, et simultanément à Vogue et aux Lettres françaises ! Le voici ensuite, chef des informations (sic) à Pariscope, et rédacteur en chef adjoint (qu'il dit !) à Lui, fondateur et directeur de Champ-libre, coproducteur « un court-moment » (resic) de L'homme en question. Il dit s'intéresser à l'oenologie pour signifier que, comme quelques centaines de milliers de Français, il aime le bon vin, et nous fait part d'une « collection de cravates »... Si l'on veut trouver la notice d'un vrai communiste, ce n'est pas la sienne qu'il faut lire, mais celle de l'électricien Charles Fiterman, une des lumières du Pc aujourd'hui. Electricien donc au départ, et aujourd'hui député du Valde-Marne, fils de Moszeck Fiterman et de Madame, née Laja Rosenblum, il a pour tout diplôme un Cap. Sa carrière implacablement se déroule au sein du Pc où elle commence en 1952 comme Secrétaire départemental des Jeunesses communistes. Au point qu'il donne pour adresse professionnelle, celle du siège du Pc, au 2, place du Colonel- Fabien ! Voilà ce qu'on appelle faire profession de communisme, au sens littéral du terme ! II y a dans le livre des rapprochements, dûs aux hasards alphabétiques, qui ne manquent pas de piquant. Roger Chinaud, le président du groupe Udf à l'Assemblée, paraît bien misérable avec, pour tout di- (Suite page 104.)
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