Lui n°197 juin 1980
Lui n°197 juin 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°197 de juin 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 202

  • Taille du fichier PDF : 198 Mo

  • Dans ce numéro : spécial tennis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Pureté des lignes, précision du quartz... la France, plia que d'autres, sait allier l'élégance à la technique. Cupillard Rième, l'heure Française un fabricant français épris de technique et de beauté. Morteau, à deux pas de la Suisse, le berceau de l'industrie horlogère française. C'est là que deux techniciens, passionnés de recherche et de précision, hommes de goût par surcroît, décident d'associer leurs noms  : Cupillard Rième est né. Ingéniosité, entêtement, ils les ont - et une volonté commune  : créer des montres plus précises, encore plus précises... et précieuses ! Ils travaillent avec acharnement... jusqu'au jour où la récompense arrive. Quelques spécialistes, des horlogersbijoutiers, s'enthousiasment pour la qualité et le fini de leurs créations. De bouche à oreille, les nouvelles vont vite... cela se sait, même à l'étranger. Cupillard Rième, solidement implanté en France, va maintenant porter "l'heure française" au-delà des frontières. N'est-il pas significatif que Ted Lapidus lui ait confié la réalisation de ses montres ? Au moment où le chômage s'installe un peu partout, Cupillard Rième, tranquillement, agrandit son usine. Mais attention, à Morteau, on a les pieds sur terre  : on continuera de "prendre son temps", car c'est dans la minutie, avec passion, qu'une "belle" montre se réalise Et si "l'heure française" s'envole pour l'étranger, c'est parce que la France, plus que d'autres, est capable d'ajouter l'élégance à la technique.t,Le,4,64 fleareareçaiie
COURT DES COMPTES Cette même satisfaction fatiguée qu'elle portait sur son visage le jour où, enfin, après tant d'efforts, je réussis à la surprendre en pleine fornication... (Suite de la page 193.) hall d'entrée, la révélation dans les phrases faussement plates de mon père  : - Ta mère va partir en voyage pour quelque temps. L'éloignement dans les écoles de Suisse, d'Angleterre ou de Normandie. Les fêtes de fin d'année avec les sourires de circonstance et les baisers pieusement posés sur les joues de ma mère par un père toujours parfaitement composé. Les vacances sans surprise. Toute la cohorte de ceux qui ont l'air de savoir et de ne rien dire, les nurses et les précepteurs, les amis de la famille, l'argent de poche, plus qu'il m'en faut. Les phrases  : - Je t'expliquerai tout cela plus tard. Mes chambres et mes valises. Les retours et les sautes d'humeur trop joyeuses. - Tout ira mieux maintenant. Et puis les chutes  : les reproches et les vérités soudain hurlées et tout devient vulgaire. Ma propre laideur, ma propre hypocrisie, ma sournoiserie et mes vices, mon mépris, ma sécheresse, mon amertume. Et tout mon être qui proteste contre cette vie qui se déroule comme je n'aurais pas voulu et ce personnage que je deviens et que je n'ai pas désiré... Le métier que je pratique n'est pas un métier  : je joue au tennis et je m'en tire pas mal. Mon père m'a laissé suffisamment d'argent pour que je n'aie véritablement jamais de soucis à me faire sur la conduite matérielle de ma vie. L'univers est plein de gens comme moi  : sveltes, rieurs, joueurs de tennis, de golf, de polo, nageurs élégants, skieurs faciles, toujours capables de s'adapter à la dernière danse, toujours présents lorsqu'il faut boire l'éternel dernier verre ou emballer la dernière fille. Comme toutes les sociétés, celle-ci a sa règle  : il faut savoir quitter le jeu. Un jour vient où vous devez faire autre chose, vous fixer, même le plus superficiellement du monde, sur une activité sérieuse ». L'ennui, dans mon cas, c'est que je m'en sens incapable. J'aurai toujours la taille fine, le front haut et, même à cinquante ans, il me sera toujours possible de tromper mon public, ne serait-ce que le temps d'un beau revers ou d'un service-canon. Lorsque le jeu est terminé et que je sue et que j'ai les jambes en coton, une surdité partielle s'empare de moi. Je n'entends plus rien. Je fonce aux vestiaires. Je prends une très longue douche. Après, devant la glace, je regarde un bon moment ce visage que j'ai si souvent étudié. Les sons reviennent les uns après les autres autour de moi, doux et familiers, les sons d'un monde protégé et privilégié. Les Américains ont un terme précis pour définir le genre d'homme que je suis  : tennis bum » littéralement, un clochard du tennis. Un clodo de luxe, mais un clodo tout de même  : paresseux, complaisant, égoïste et solitaire. Sur la gueule du clodo que je suis, je crois reconnaître les cernes de ma mère, les rides de ma mère, cette même satisfaction fatiguée qu'elle portait sur son visage le jour où enfin, après tant d'efforts, je réussis à la surprendre en pleine fornication et me mis à crier avec horreur et ravissement, déclenchant ainsi ses malheurs et les miens  : Je le savais depuis huit jours'. Je le savais depuis huit jours ! Alors, devant la glace, dans les vestiaires vides aux couleurs blanches et rouges, j'exècre cette femme, et dans un grand tumulte, je la rends responsable de tout ce que j'ai fait jusqu'à ce jour, sans comprendre que je devrais plutôt la chérir et la vénérer, puisque depuis longtemps, elle me sert comme à tant d'autres de rassurant prétexte pour expliquer et justifier les échecs de mon inutile existence... Philippe Labro. Directrice de la Publication  : Anne-Marie Périer-Barois. Imprimeries  : Imprimerie et Editions Braun S.A, 55, rue Daguerre, 68200 Mulhouse ; Didier, Route d'Echampeu, 77440 lizy-sur-Ourcq. Numéro de Commission Paritaire  : 56594.



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