Lui n°197 juin 1980
Lui n°197 juin 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°197 de juin 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 202

  • Taille du fichier PDF : 198 Mo

  • Dans ce numéro : spécial tennis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Christian Duxin Patrice Le Roy Liberge André Tielemans Jacques Peilleron Michel Danker 188 0 CHRISTIAN DUXIN Il est l'homme inflexible qui ne se connaît plus aucun ami pendant les Internationaux de France de Roland Garros. Au moins pendant une quinzaine de jours par an, Christian Duxin, le directeur de Roland Garros, s'interdit de faire du sentiment en accédant aux requêtes de tous les fanatiques de la raquette. « Les vrais amis me comprennent. Tant pis pour les autres... » dit-il en souriant. En fait, si le stade d'Auteuil polarise toute la passion du monde pendant deux semaines de fièvre, Christian Duxin, lui, ordonne à longueur d'année la vie et l'organisation de ce haut-lieu légendaire du tennis international. Son bureau directorial, juste sous une des tribunes du vénérable Central, est un des P.c. du tennis moderne. Et si la gestion et la modernisation de Roland-Garros sont considérées comme exemplaires, c'est bien parce que Christian Duxin n'y consacre pas moins de huit à dix heures par jour... A trente-huit ans, Christian Duxin a conservé la silhouette fine qu'il promenait, voilà déjà plus de vingt ans, sur tous les courts du monde. Il jouait un tennis élégant. Ses balles, bien ajustées, savaient devenir tranchantes et acérées à bon escient. Il en va de même aujourd'hui. Duxin se fait respecter autant pour sa fonction que pour son autorité. En même temps qu'il menait une carrière de tennisman d'élite, Christian Duxin a travaillé chez Elf, puis dans le Groupe Prouvost (à la promotion de Lacoste). Il y a quatre ans, on lui proposa la direction de Roland- Garros. Une lourde charge. Sa modestie l'empêche de reconnaître qu'il gagne la partie tous les jours. Sa compétence étant (pour cause) audessus de tout soupçon, il anticipe remarquablement toutes les questions épineuses qui surgissent. D'ailleurs, Christian Duxin ne se borne pas à régner sur les onze courts de Roland- Garros et les vingt-trois personnes qui travaillent avec lui. Il coordonne l'ensemble des compétitions officielles majeures de l'hexagone. Bref, il n'en finit pas de... réussir des points victorieux ! Renaud de Laborderie. PATRICE LE ROY LIBERGE A Monte-Carlo, le 6 avril dernier, Borg a réussi un superbe doublé. Non content de remporter l'Open, il s'est également octroyé... le Trophée Fabergé. Et ce n'était que justice, puisque ce trophée de deux cent cinquante mille francs — en or, émaux, perles, corail et jade récompensait le joueur dont le comportement avait été le plus élégant sur les courts de la Principauté... Le premier d'une longue série, qui coïncidait avec l'ouverture d'une première boutique Fabergé, et avec la renaissance du nom de celui qui fut le plus célèbre joaillier du monde. Parce qu'avec CarlFabergé, on entre de plain-pied dans la légende  : tous les fastes de la Sainte Russie se remettent à vivre dès qu'on évoque l'orfèvre des tsars, dont le principe était de faire des objets dans les matériaux les plus somptueux comme ces fameux Oeufs que l'on a parfois la chance de retrouver, pour des fortunes, dans les salles des ventes européennes... Une fabuleuse tradition qui s'était éteinte avec la révolution russe, et qu'une jeune équipe, dirigée par le premier exportateur français de haute joaillerie, Gérard (qui a racheté le nom, moins la partie qui avait déjà été vendue en 1947 aux Américains pour les cosmétiques), a voulu réveiller avec la même ambition  : la perfection, en toute simplicité. C'est Patrice Le Roy Liberge, trentetrois ans, qui est chargé depuis six mois par Jean-Marie Derot, directeur de Fabergé, de l'organisation et de l'animation de la marque. Ce jeune gestionnaire, qui dirigeait un département bancaire d'investissement immobilier, ne fait ainsi que passer de la pierre... aux pierres. En visant très haut, pour rester dans l'objet précieux mais plus accessible que la haute joaillerie en créant une ligne « boutique » (de six mille à trois cent cinquante mille francs), allant du bijou au coffret et au vase. Et en ouvrant quelques magasins à Cannes, à Paris (en septembre), à Londres et à Genève, qui ressembleront à des écrins. Où l'on n'ira pas exclusivement acheter. Mais aussi, pourquoi pas, rêver...
ANDRE TIELEMANS Les Parisiens sont fous de tennis ils l'ont prouvé en faisant gagner à André Tielemans son pari  : les faire jouer ! Depuis six mois, il en a fait venir... deux mille cinq cents dans les douze mille mètres carrés d'Inter Tennis Club qui est, avec dix-huit courts, le plus grand club de tennis couvert d'Europe... Cc Belge élevé au Canada — il a la double nationalité —, qui a fait ses études en Californie, où « Physical Education » signifie beaucoup plus que notre « éducation physique », avait la carrure pour. Au moral comme au physique  : il a été lui-même champion de tennis, et joueur numéro un dans ses deux pays. Mais, il y a un peu plus de dix ans, André Tielemans a été obligé de faire un choix douloureux  : le tennis ou les affaires ? Il opte pour les secondes  : « Le contexte était différent à l'époque, reconnaît-il. Aujourd'hui... j'aurais certainement choisi le tennis ! Beaucoup de choses ont changé... L'argent surtout  : si le gagnant de Roland Garros n'empochait pas cent cinquante mille dollars, il n'y aurait pas cette foule dans les tribunes ! » En 1970, il commence à travailler avec son père, qui était entrepreneur à Montréal  : il y ouvre son premier club de tennis en 1975. Mais il se sent de plus en plus attiré par l'Europe et, en voyageant, découvre le manque » de Paris. Cela lui donne l'envie de monter l'opération. Ce qu'il fait, avec pour partenaire, UniPierre, une émanation du Crédit Agricole  : « Ma chance, ça a été de rencontrer à tous les niveaux des interlocuteurs qui étaient de vrais amateurs de tennis  : une aide formidable ! » Les événements leur ont d'ailleurs donné raison. A tel point qu'il a déjà envisagé la suite de l'opération  : à Rouen, Genève, Paris encore, Orléans... Pour l'instant, son complexe d'Aubervilliers emploie seize personnes et comprend aussi salles de gym, piscine, sauna, magasin de sports, bar-restaurant et... garderie pour enfants. De quoi jouer en toute sérénité de sept heures à minuit  : chaque membre dispose de trois heures par semaine, même si le club fait le plein ! MICHEL DANKER « Un bon vendeur, ce n'est pas celui qui vend, mais celui auquel on achète... » Aucun doute là-dessus  : Michel Danker, directeur commercial de Major Electronic, appartient à la deuxième catégorie. Il a d'ailleurs été formé à la meilleure école... puisqu'il a débuté en vendant des aspirateurs au porte-à-porte ! Ce bourreau de travail — il a fait construire sa maison tout près des nouveaux locaux de Feucherolles pour être « sur place » fait partie de Major depuis près de vingt ans. Le départ du groupe, fondé en 1960 par Hermanco Da Silva Ramos, c'est Mood Music, une des premières sociétés spécialisée dans la musique d'ambiance pour restaurants, magasins ou ascenceurs. Major Electronic suit, deux ans plus tard. Son but  : commercialiser du matériel hi-fi, en devenant l'importateur exclusif de Braun et Kef, qui seront rejoints en 1975 par Sansui. A l'époque, c'était presque une gageure, et Major faisait figure de pionnier  : on ne vendait pas encore neuf cent mille chaînes par an ! Deux autres sociétés se sont créées depuis  : Mood Duplication, pour les cassettes, en 1970, et une société de sport et de loisirs, plus directement orientée vers le tennis après avoir malencontreusement misé un peu vite sur la folie très passagère — du skate-board. Ce qui n'empêche pas le groupe Da Silva Ramos d'être florissant  : les quatre sociétés représentent cent cinquante personnes, et le plus important chiffre d'affaires, celui de Major Electronic, a été de quatre-vingts millions lourds en 1979. Il faut dire que la révolution de la hi-fi est passée par là, et qu'avec la mode du meuble complet, le rack, on considère davantage une chaîne comme une entité monomarque. L'objectif  : ne snober aucune forme de distribution, ni la grande, ni la traditionnelle. Et Sansui, qui conserve sa très haute image de marque, a bien perdu celle de produit cher. Chez, Major, avec la perspective du vidéodisque et le nouveau départ de Braun avec Major Loisirs, toute l'équipe est d'accord sur une seule statégie  : l'optimisme ! JACQUES PEILLERON Que faire lorsqu'on a une entreprise de quatre mois... et que mai 1968 vous tombe sur les reins On s'arrange pour augmenter son chiffre d'affaires ! C'est en tout cas le tour de force qu'a réalisé Jacques Peilleron  : au lieu de mettre la clé sous la porte, il est parti avec ses répondeurs téléphoniques sous le bras, visiter les permanences des partis. En démontrant à chacun l'intérêt vital de l'objet en vue des législatives proches... Une initiative qui a probablement sauvé une affaire, devenue la première en France sur le marché privé. Avec cent personnes réparties sur deux sociétés  : Techniques sur mesure, distributeur pour la France depuis 1970 des répondeurs Discophone, et Phonerie ex-Centre pilote des répondeurs téléphoniques —, qui est conseil en vente directe sur la région parisienne. Le tout représente pas loin de trente millions de chiffre d'affaires... Jacques Peilleron,quarante et un ans, est, de formation, technicien en électronique. Il est entré il y a vingt ans à la Thomson, pour la référence il y reste un an —, mais rêvait en fait depuis longtemps de se lancer réellement dans le commerce  : à quatorze ans, il vendait déjà des bijoux sur les marchés, avec ses parents... De 1961 à 1967, il devient l'homme à tout faire d'une petite société qui distribue du matériel Telefunken. Et puis, quand il est vraiment sûr de pouvoir « tout » assumer lui-même, il crée, avec la collaboration et les encouragements de sa femme, sa propre affaire en janvier 1968. « Si on veut créer une entreprise, il faut être né pour. » De toute évidence, il l'était. Mais il n'a pas l'intention de s'arrêter là. Maintenant, il a le sentiment d'aborder une étape décisive  : il diversifie en lançant du matériel qu'il décrit lui-même comme « fabuleux »  : des composeurs automatiques de numéros avec écran de visualisation et des micro-répondeurs avec appel à distance, même du bout du monde. Un terrain dont il est tellement sûr qu'il prévoit... 60 à 80% d'augmentation de son chiffre d'affaires ! Josette Mi 1gra m 189



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