Lui n°197 juin 1980
Lui n°197 juin 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°197 de juin 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 202

  • Taille du fichier PDF : 198 Mo

  • Dans ce numéro : spécial tennis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 150 - 151  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
150 151
CALIFORNIQUE Il était normal pour l'Américaine de ne pas jouir avec un Américain. Un échec avec un Français la remet directement en cause  : et si c'était elle qui était frigide ? (Suite de la page 146.) ticiper aux ébats. Bien calé sur un divan, une bouteille à portée de la main, il déguste son programme de télévision favori. Il y a même sur Ventura Boulevard des espèces de bourses au conjugo. On les appelle des « swinging places ». L'époux affectueux vient y proposer sa femme à des anonymes. S'il a des relations, il pratiquera de préférence le « swap meet », qui peut s'entendre comme « rencontre-échange », ou s'écrire « swap meat », et signifier littéralement « échange de viande ». Pas étonnant que la cote de la Française soit à son plus haut cours ! Elle a le chic de ne sauter sur personne, de se faire désirer en se refusant, de valoriser son partenaire par des appréciations flatteuses sur sa virilité, des petits gestes tendres, clins d'oeil complices, effleurement du cuir chevelu, pression furtive et chaleureuse de la paume de la main, attentions miraculeuses qui 150 transforment le milliardaire californien en loque soumise éperdue de reconnaissance. Autant la Française rassure, sécurise et décomplexe, autant le Français subjugue. A la limite, on en a même un peu peur. On lui prête tellement de qualités amoureuses que son contact est ressenti comme un test. Il était normal pour l'Américaine de ne pas jouir avec un Américain. Un échec avec un Français la remet directement en cause  : et si c'était elle qui était frigide ? Mordue par le doute, elle s'attribuera secrètement les causes du ratage plutôt que les reprocher à son adversaire sexuel supposé détenir les clés du paradis... Gigantesque foutoir où claquent sous le vent léger les slips abandonnés sur les frondaisons chétives des drive-in, la Californie propose une vie sublimement douce, harmonieuse, dépourvue d'agressions, de chocs. Les problèmes qui s'expriment en termes de besoin sont maîtrisés depuis longtemps. Et pourtant, le manque est là. Plus rien n'est à conquérir, la femme moins qu'autre chose. On en est arrivé au point-limite où se profile la notion de perfection. Où est donc la faille ? Que ceux qui se posent des questions en rêvant de soleil éternel se consolent  : même quand tout est parfait, rien n'est parfaitement parfait. En attendant, si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à vous en payer une bonne tranche... Sitôt débarqué, précipitez-vous sur Melrose au restaurant Ma Maison. Demandez Pierre Groleau de ma part... Expliquez-lui que vous avez des loisirs, que vous vous sentez un peu seuls, dépaysés... Avec reconnaissance, il vous désignera les super-beautés parsemant, par tables de six, l'établissement qu'il anime. C'est bien simple, six minutes après, vous n'aurez qu'un mot à dire  : « Your place or mine ? » Pierre Rey. Même quand vous êtes à bout de souffIe, Radioscopie de la chaussure T.B.S. a air pulsé. La circulation de l'air s'effectuant à travers le clapet, la réserve d'air et les canaux de distribution. est visualisée par les flèches vertes.
DOLLARS... ET LA MANIERE Il y a deux champions, actuellement, que Connors ne peut plus battre  : Borg et Mac- Enroe. Tous deux nettement plus jeunes que lui. Il a franchi le cap de non-retour... (Suite de la page 122.) mément d'argent. De même, nous avons été en contact avec JohannCruijff, une autre étoile de dimension mondiale. En vain. Cruijff a choisi son beau-père, Monsieur de Coster, comme manager exclusif. Or pour moi, la pire erreur que puisse commettre un sportif de haut niveau est de confier sa représentation commerciale à l'un de ses proches parents. En effet, dans cette situation, les considérations émotionnelles ou affectives l'emportent, de beaucoup, sur une saine appréciation des affaires. Quand un jeune sportif se révèlb comme un champion d'avenir, il est amené à assumer sa propre vie. Si ses parents s'occupent de ses intérêts, ils appréhendent la conduite de ses affaires comme une persistance du cordon ombilical qui le lie à eux et ils essaient de le retenir par ce moyen, inconsciemment ou non. Je pense que c'est très néfaste pour les parties en cause. Lui En la circonstance, pensez-vous à John McEnroe ou à Jimmy Connors dont les intérêts sont gérés « en famille >, ? McCormack Je me suis montré assez clair... Lui Comment peut-on percevoir le déclin commercial de l'image d'un champion ? McCormack Ce n'est pas difficile  : c'est aveuglant. Théoriquement, nous sommes des experts ès-sports. Il ne faut pas beaucoup d'imagination ou d'intelligence pour constater que Jimmy Connors est sur la pente déclinante. Il y a deux champions, actuellement, que Connors ne peut plus battre, Borg et McEnroe. Tous les deux sont nettement plus jeunes que lui. Je ne vois plus comment il pourrait les vaincre dans les tournois internationaux majeurs. Par conséquent, il a franchi le cap de non-retour  : il descend sa vos pieds respirent encore. Après des recherches en laboratoire et des enquêtes menées auprès de nombreux joueurs de tennis professionnels, TBS vient de mettre au point une chaussure de tennis révolutionnaire  : une chaussure à air pulsé. Le système à air pulsé combine deux éléments totalement nouveaux  : une réserve d'air et une ventilation intérieure. LE SYSTÈME A AIR PULSÉ. La réserve d'air est située à l'intérieur du talon. Cette véritable chambre à air joue un rôle d'amortisseur lors des retombées du pied. La ventilation intérieure placée à l'endroit de flexion et de pression maximum du pied au moment où il repose à plat, la réserve d'air est utilisée comme une pompe pour renouveler l'air à l'intérieur de la chaussure. Avec son système de clapet, cette pompe aspire l'air pris à l'extérieur pour le faire circuler à l'intérieur. Ceci, grâce à une première pourvue de canaux de distribution. Par ailleurs, cette chaussure bénéficie de tous les avantages techniques propres à TBS. La"voûte plantaire suspendue"qui atténue jusqu'à 30% des répercussions d'ondes de choc le long des jambes. L'appui rétrocapital qui évite au pied de venir buter à l'intérieur de la chaussure. Le talon surélevé qui favorise l'appui du pied et permet une plus grande mobilité. Lé'laçage spartiaté'qui assure une excellente tenue du pied par un serrage en U au niveau de la cambrure. Sans aucune compression. pente... Si je m'occupais des intérêts de Connors (au lieu que ce soit sa mère) j'adopterais sans tarder de nouvelles dispositions pour la suite de sa carrière. N'oublions pas que le sport est une notion objective par rapport à une notion subjective. Si vous êtes écrivain, il est très délicat de déterminer si, oui ou non, votre carrière décline. En fait, vous le savez très probablement vous-même, mieux que quiconque. Un éditeur avisé, avec lequel vous travaillez habituellement, remarquera une certaine baisse de qualité dans vos textes et vos ouvrages. Mais le grand public, lui, ne voit jamais que le résultat définitif et il ne s'en aperçoit pas puisque votre production continue d'être mise en vente. Par contre, le verdict du sport est impitoyable. On suit aisément la courbe d'un champion... Lui Sur la marché du tennis, quelle est votre politique (Suite page 152.) 151



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Lui numéro 197 juin 1980 Page 1Lui numéro 197 juin 1980 Page 2-3Lui numéro 197 juin 1980 Page 4-5Lui numéro 197 juin 1980 Page 6-7Lui numéro 197 juin 1980 Page 8-9Lui numéro 197 juin 1980 Page 10-11Lui numéro 197 juin 1980 Page 12-13Lui numéro 197 juin 1980 Page 14-15Lui numéro 197 juin 1980 Page 16-17Lui numéro 197 juin 1980 Page 18-19Lui numéro 197 juin 1980 Page 20-21Lui numéro 197 juin 1980 Page 22-23Lui numéro 197 juin 1980 Page 24-25Lui numéro 197 juin 1980 Page 26-27Lui numéro 197 juin 1980 Page 28-29Lui numéro 197 juin 1980 Page 30-31Lui numéro 197 juin 1980 Page 32-33Lui numéro 197 juin 1980 Page 34-35Lui numéro 197 juin 1980 Page 36-37Lui numéro 197 juin 1980 Page 38-39Lui numéro 197 juin 1980 Page 40-41Lui numéro 197 juin 1980 Page 42-43Lui numéro 197 juin 1980 Page 44-45Lui numéro 197 juin 1980 Page 46-47Lui numéro 197 juin 1980 Page 48-49Lui numéro 197 juin 1980 Page 50-51Lui numéro 197 juin 1980 Page 52-53Lui numéro 197 juin 1980 Page 54-55Lui numéro 197 juin 1980 Page 56-57Lui numéro 197 juin 1980 Page 58-59Lui numéro 197 juin 1980 Page 60-61Lui numéro 197 juin 1980 Page 62-63Lui numéro 197 juin 1980 Page 64-65Lui numéro 197 juin 1980 Page 66-67Lui numéro 197 juin 1980 Page 68-69Lui numéro 197 juin 1980 Page 70-71Lui numéro 197 juin 1980 Page 72-73Lui numéro 197 juin 1980 Page 74-75Lui numéro 197 juin 1980 Page 76-77Lui numéro 197 juin 1980 Page 78-79Lui numéro 197 juin 1980 Page 80-81Lui numéro 197 juin 1980 Page 82-83Lui numéro 197 juin 1980 Page 84-85Lui numéro 197 juin 1980 Page 86-87Lui numéro 197 juin 1980 Page 88-89Lui numéro 197 juin 1980 Page 90-91Lui numéro 197 juin 1980 Page 92-93Lui numéro 197 juin 1980 Page 94-95Lui numéro 197 juin 1980 Page 96-97Lui numéro 197 juin 1980 Page 98-99Lui numéro 197 juin 1980 Page 100-101Lui numéro 197 juin 1980 Page 102-103Lui numéro 197 juin 1980 Page 104-105Lui numéro 197 juin 1980 Page 106-107Lui numéro 197 juin 1980 Page 108-109Lui numéro 197 juin 1980 Page 110-111Lui numéro 197 juin 1980 Page 112-113Lui numéro 197 juin 1980 Page 114-115Lui numéro 197 juin 1980 Page 116-117Lui numéro 197 juin 1980 Page 118-119Lui numéro 197 juin 1980 Page 120-121Lui numéro 197 juin 1980 Page 122-123Lui numéro 197 juin 1980 Page 124-125Lui numéro 197 juin 1980 Page 126-127Lui numéro 197 juin 1980 Page 128-129Lui numéro 197 juin 1980 Page 130-131Lui numéro 197 juin 1980 Page 132-133Lui numéro 197 juin 1980 Page 134-135Lui numéro 197 juin 1980 Page 136-137Lui numéro 197 juin 1980 Page 138-139Lui numéro 197 juin 1980 Page 140-141Lui numéro 197 juin 1980 Page 142-143Lui numéro 197 juin 1980 Page 144-145Lui numéro 197 juin 1980 Page 146-147Lui numéro 197 juin 1980 Page 148-149Lui numéro 197 juin 1980 Page 150-151Lui numéro 197 juin 1980 Page 152-153Lui numéro 197 juin 1980 Page 154-155Lui numéro 197 juin 1980 Page 156-157Lui numéro 197 juin 1980 Page 158-159Lui numéro 197 juin 1980 Page 160-161Lui numéro 197 juin 1980 Page 162-163Lui numéro 197 juin 1980 Page 164-165Lui numéro 197 juin 1980 Page 166-167Lui numéro 197 juin 1980 Page 168-169Lui numéro 197 juin 1980 Page 170-171Lui numéro 197 juin 1980 Page 172-173Lui numéro 197 juin 1980 Page 174-175Lui numéro 197 juin 1980 Page 176-177Lui numéro 197 juin 1980 Page 178-179Lui numéro 197 juin 1980 Page 180-181Lui numéro 197 juin 1980 Page 182-183Lui numéro 197 juin 1980 Page 184-185Lui numéro 197 juin 1980 Page 186-187Lui numéro 197 juin 1980 Page 188-189Lui numéro 197 juin 1980 Page 190-191Lui numéro 197 juin 1980 Page 192-193Lui numéro 197 juin 1980 Page 194-195Lui numéro 197 juin 1980 Page 196-197Lui numéro 197 juin 1980 Page 198-199Lui numéro 197 juin 1980 Page 200-201Lui numéro 197 juin 1980 Page 202