Lui n°195 avril 1980
Lui n°195 avril 1980
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°195 de avril 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 184

  • Taille du fichier PDF : 215 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Nastassja Kinski.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ATHLETES A CLAQUE A la Galerie des Onguents, on se pourvoierait de vaseline, de crèmes pimentées, de miels orgasmiques, de poudres de cornes de rhinocéros, d'antimoine, de nectars chimiques... (Suite de la page 131.) mâchicoulis et de praticables en plutonium anodisé. Un dédale dessiné par Piranese sous les conseils d'un Jérôme Bosch shooté à l'acide... Il y aurait d'abord, au centre mathématique de la capsule, la Salle des Passes Perdues, une imposante architecture tout en coursives dont le dôme se découperait sur le vide sidéral, point de rencontre des passagers et galerie où l'on marchanderait l'amour. Cinémas pornographiques en trois dimensions avec fauteuils-lits, théâtres vivants permanents où des Nubiens oints d'huiles rares feraient l'amour pendant des heures à des nubiles à la bouche cousue et au crâne tondu, boutiques offrant un matériel sado-masochiste dernier cri (préservatifs en crin de cheval, knouts aux crochets imbibés de curare, justaucorps en cuir clouté de l'intérieur, escarpins vernis dont le bout éjecterait des kriss malais) seraient disposés de part et d'autre de l'esplanade aux dallages transparents. On surplomberait ainsi les Caves Cruelles où des femmes nues, pendues par les chevilles, dégorgeraient des liquides sombres. Ailleurs, d'autres femmes, vêtues seulement de cache-sexe en lapis-lazuli, traîneraient des hommes au bout d'une laisse en métal rouillé cadenassée à leur pénis. Des parois recouvertes de cuir de Russie offriraient, découpées en leur milieu, des croupes anonymes violemment éclairées par des projecteurs et des hommes les sodomiseraient une à une... Plus loin, le Théâtre des Attributs, où l'on ne pénétrerait que nu comme un ver, présenterait des danseuses déguisées en sexes et en seins géants en polyéthylène thermoplastique que le public chevaucherait au rythme d'une musique polyphonique stridente. D'étages en étages, des cellules comportant des trous au niveau des yeux, des glaces sans tain, des parois en verre fumé accueilleraient la race ténébreuse des voyeurs qui regarderaient d'autres voyeurs lesquels contempleraient des couples en plein coït. On se masturbe- 138 rait au-dessus de rigoles dont l'écoulement serait maîtrisé par une soufflerie puissante qui conduirait le liquide séminal vers une piscine aux colossales dimensions. Des couples s'imbriqueraient sous l'eau, sur les marches glissantes du bassin, ou bien viendraient s'empaler sur des fontaines en forme de sexes effilés répandant des liquides brûlants. Une foule compacte se serrerait devant des hublots disposés au fond de la piscine. Des plongeuses émérites viendraient appliquer leur sexe contre la paroi dont le verre grossissant amplifierait les muqueuses. Le choix des filles, le choix des plaisirs seraient immenses. Par une rotonde dominant une salle aux formes octogonales, on pourrait assister, vingtquatre heures sur vingt-quatre, au défilé des Filles de l'Air. Toutes les races seraient représentées  : les Indiennes Crows à la peau cuivrée, les Indonésiennes au bassin musclé, les Lettones timides et nattées, et des filles d'Afrique au pubis peigné, des surfeuses californiennes ou australiennes fortes comme des hommes, des Orientales mafflues, lourdes et les yeux miclos. Elles se pavaneraient par dizaines, nues ou à moitié nues, les jambes gainées de soie sauvage, les seins peints à la fluorescéine, les cheveux phosphorescents. Le dallage en miroir réfléchirait la douce pénombre de leurs cuisses fuyant jusqu'au bas ventre poudré de talc rose. Il y aurait le bruit cristallin de leurs escarpins qui se répercuterait dans tous les étages par la voie des micros d'une extrême sensibilité, et des glissements de soieries, des chuchotements pervers, des roucoulades, parfois des mélopées venues du tréfonds des âges. On pourrait également les choisir sur vidéo sans qu'apparemment elles le sachent. De multiples écrans cadreraient en gros plan leur nudité et suivraient patiemment leurs lentes évolutions, leurs poses lubriques, leurs mutuels chevauchements. D'autres caméras filmeraient l'intérieur des chambres où les amours les plus contradictoires seraient consom- mées et de savants travellings poursuivraient les glissades éperdues de jeunes filles dévalant des toboggans, droit vers des hommes accroupis sur la moquette, les jambes écartées et les sexes turgescents. Ailleurs, la Salle de Projection des Chattes Panoramiques offrirait en non-stop un festival audiovisuel de vagins internationaux où chaque image projetée serait accompagnée de l'hymne national du pays en question... A la Galerie des Onguents, on se pourvoierait de vaselines, de crèmes pimentées, de liquides visqueux, de miels orgasmiques, de poudres de cornes de rhinocéros, d'antimoine, de nectars chimiques. Puis, sur un simple claquement de doigts, on emmènerait les filles choisies dans des chambres médiévales où le mouvement des lits à baldaquins déclencherait une musique de clavecin, ou dans des pièces circulaires parcourues par un tapis roulant dont les trépidations irrégulières aideraient à la pénétration des sexes dans les sexes. On pourrait opter pour le Gymnase Amoureux, crypte au plafond haut déroulant des trapèzes, des cordes à noeuds et des filins. On s'y balancerait les sexes dans les bouches, les mains agrippées aux seins et aux fesses.. Tous les fantasmes seraient satisfaits pendant que la capsule, dépassant le système solaire, présenterait ses hublots sous la lumière blafarde d'un astéroïde inconnu. Les primitifs pervers accéderaient à la Salle du Gorille Goret, une pièce à la chaleur tropicale, noyée sous une végétation dense. Là, une nymphomane exacerbée serait violée toutes les heures par un anthropoïde exclusivement nourri de champignons hallucinogènes... Les pervers glauques feraient l'amour dans des cabines de submersibles ou dans des sas remplis d'eau lourde. Les pervers antiques se livreraient à des bacchanales sans fin dans un décor néronien. Les pervers petits se vautreraient sur la moleskine d'une Bentley aux portes sciées. Les pervers champêtres s'ébattraient dans le foin sous l'oeil humide (Suite page 140.)
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