Lui n°193 février 1980
Lui n°193 février 1980
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°193 de février 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 136 Mo

  • Dans ce numéro : une nouvelle policière de Woody Allen.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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HOLLYWOOD  : çA TOURNE... RONDS Olivia Newton-John a reçu, pour Grease, dix millions de dollars... Quand on sait que l'aide prévue par le gouvernement américain pour le Cambodge est de trente millions (Suite de la p.64.) millions de dollars pour leur version de Guerre et paix). Si les recettes augmentent en même temps que les budgets de production, les salaires des acteurs, auteurs, metteurs en scène et maîtres des « effets spéciaux » s'envolent, vertigineusement. Les trois millions cinq cent mille dollars perçus par Marlon Brando pour dix jours de tournage dans Superman n'étonnent plus en 1980. Sean Connery, qui avait touché dix-sept mille dollars en 1962 pour James Bond contre docteur No, a reçu deux millions de dollars pour Cuba, une oeuvre encore inédite. Mieux que Marlon ou Sean, Olivia Newton-John. L'actricechanteuse vient de confirmer par l'intermédiaire de son agent-fiancé, Lee Kramer, qu'elle a reçu à ce jour, pour Grease, entre son cachet et sa participation aux bénéfices, la somme de dix millions de dollars. Cinq millions, c'est le montant du cachet exigé aujourd'hui par SteveMcQueen (Taipan), l'acteur le plus cher du monde ! Somme ébahissante lorsqu'on sait que le montant de l'aide que le gouvernement américain envisage d'envoyer au Cambodge est de trente millions de dollars... Autres curiosités qui deviennent monnaie courante à Hollywood, le chèque de huit millions de dollars qu'Universal-Tv vient de donner à l'acteur Raymond Burr en échange de sa renonciation aux futurs bénéfices de la série télévisée L'homme de fer où Burr joue le rôle de l'inspecteur paraplégique Ironside. Ces millions s'ajoutent aux douze déjà perçus par l'acteur depuis 1967, date des débuts de la série qui dura huit ans (deux cent huit épisodes d'une heure). Ces huit ans de travail auront donc rapporté vingt millions de dollars à Raymond Burr (soit huit milliards et demi de centimes). Millions qui s'ajoutent à ceux accumulés pendant les neuf années où, toujours à la télévision américaine, Burr incarna l'avocat d'assises Perry Mason. Mais le recordman du petit écran, c'est Johnny Carson, hôte d'un 80 show qui combine variétés et interviews, The Tonight Show. Pour trois émissions de quatre-vingt-dix minutes par semaine, Carson reçoit un minimum de trois millions cinq cent mille dollars par an (soit plus d'un milliard et demi). Ce qui ne l'empêche pas d'assister, chaque année en juillet à Nice, anonyme parmi la foule française, à la Grande parade du Jazz. La télévision, en effet, doit s'aligner sur les prix pratiqués par le cinéma au risque de ne plus pouvoir créer des dramatiques et des séries attractives pour le public. C'est dans le domaine de l'achat des droits d'adaptation de livres à succès que la télévision dépense des sommes inconnues jusqu'alors. Herman Wouk (auteur de Mutinerie sur le Caine) vient de vendre à Paramount-Tv les droits de son nouveau livre, Winds of War, pour un million de dollars (la série télévisée correspondante, en douze épisodes, a été budgetée à vingt-cinq millions de dollars). Un million de dollars pour les droits d'un livre est une somme énorme pour une station de télévision mais la concurrence du cinéma dicte ces chiffres. En effet, United Artists vient de verser deux millions cinq cent mille dollars pour acquérir les droits cinématographiques du prochain livre de Gay Talese, Thy Neighbor's Wife (à paraître au printemps chez Doubleday). Quant à Peter Benchley, auteur de Les dents de la mer, Universal lui a versé deux millions cent cinquante mille dollars pour les droits cinématographiques de son nouveau best-seller, The Island. Nick Nolte, Paul Newman, Clint Eastwood, Sylvester Stallone, Marlon Brando, Sean Connery, Jane Fonda, John Travolta, Burt Reynolds n'envisagent pas de tourner un film qui ne leur rapporterait pas un « minimum » de deux millions de dollars. Quant à Donald Sutherland et Elliot Gould, ils valent » actuellement un million de dollars par film. Récemment Ryan O'Neal, puis Walter Matthau, refusèrent un million et demi de dollars pour tenir, au côté de Shirley MacLaine, le principal rôle masculin de Loving Couples. David Susskind, le producteur, offrit alors un million deux cent cinquante mille dollars à Gene Hackman qui, à son tour, trouva le cachet trop modeste. Finalement, James Coburn accepta pour une somme qui n'a pas (encore) été révélée. Sommes démesurées, imméritées, immorales ? Peut-être. Mais Richard Dreyfuss, l'une des vedettes des Dents de la mer, est sans doute d'un avis différent. Il obtient aujourd'hui un million cinq cent mille dollars par film (Adieu je reste, The big fix) et n'en a pas honte. Les dents de la mer, non content d'avoir battu les records de recette en salles de cinéma, bat maintenant les records d'écoute à la télévision américaine. Projeté pour la première fois par la chaîne Abc le 4 novembre 1979, il a atteint près de trente millions de foyers et été vu, ce soir-là, par quatre-vingts millions de téléspectateurs (la demi-minute de publicité était vendue, pour ce programme spécial, deux cent mille dollars !). Et les hommes d'affaires qui évoluent dans les milieux du cinéma ? Kirk Kerkorian est l'un d'eux. Actionnaire principal de Mgm, il possède 48% —, il a acquis récemment, après un tour de passe-passe qui a étonné les milieux financiers, 25,5% des parts de Columbia Pictures Industries, soit deux millions quatre cent trente-huit mille parts qu'il a payées 23,30 dollars chaque ! Fin octobre 1979, Tandem Productions Inc. a offert de racheter les parts de Kerkorian au prix de cinquante dollars l'unité. Si l'affaire se fait, Kerkorian aura en moins de deux ans plus que doublé son investissement et réalisé un bénéfice énorme. Ce qui veut dire que Columbia Pictures vaut environ un demi-milliard de dollars. Raisonnement de Richard Dreyfuss, ou de SteveMcQueen ou de Sean Connery, identique à celui de l'ouvrier spécialisé de chez Peugeot  : tout cet argent se fait grâce à nous. Mais où passent ces (Suite page 132.)
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