Lui n°193 février 1980
Lui n°193 février 1980
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°193 de février 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 136 Mo

  • Dans ce numéro : une nouvelle policière de Woody Allen.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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O BOA DE MON COEUR ! Certains clients atteints de zoophilie masochiste se dévêtaient et se faisaient « masser » par trois ou quatre énormes serpents ondulant sur leurs corps... (Suite de la page 52.) contenta pas de regarder la chose avec un intérêt soutenu. Elle y porta la main, tout en craignant les ruades car, si le taureau la connaissait bien, ils n'avaient jamais atteint ce niveau d'intimité. Rien ne se produisit. La bête semblait au contraire éprouver certain plaisir à ces attouchements délicats. Une délicatesse qui fit bientôt place à la vigueur, car elle se laissa vite emporter dans le tourbillon d'un émoi voluptueux... C'est alors que la nouvelle Pasiphaé vit apparaître à ses veux éberlués l'image vivante d'un serpent. Les fantaisies zoophiliques auxquelles elle venait de se livrer traumatisèrent carrément la petite fermière. Dès lors, elle s'imagina constamment forcée, outragée, violée par un gros serpent ressemblant à s'y méprendre à un sexe de taureau. Elle confessa au psychiatre tout le plaisir qu'elle en tirait. Le traitement prescrit par l'homme de science fut d'une efficacité remarquable  : au lieu de se calmer, la jouvencelle se fabriqua un superbe « instrument » de bois, qu'elle peignit en rouge carmin après lui avoir artistement donné la forme d'un pénis de taureau à tête de serpent. Moralité  : la nature doit suivre son cours, même s'il s'avère aussi tortueux... Autre exemple patent de l'attrait exercé par le serpent sur les Occidentales  : le spectacle. Combien de danseuses, de contorsionnistes et surtout de strip-teaseuses ne se sont-elles exhibées complaisamment avec un python ou un boa ? Certains films sexy des années soixante en apportaient constamment la preuve. La superstar du genre s'appelait Luana. C'était une fille superbe dont les charmes déployés s'offraient sans retenue à un python de bonne taille. Elle mimait l'étreinte ou la fellation sur scène. Et en privé ? On se le demande. Toujours est-il que les spectateurs trouvaient sa prestation particulièrement émouvante. Souvent, les femmes se défoulent en s'achetant des ceintures ou des vestes en serpent — ou des bijoux représen- 60 tant ce genre de reptile. Ces colliers, bagues ou bracelets, sont très répandus. Fétichisme vestimentaire assez banal, mais édifiant quant à l'importance du serpent dans l'inconscient — ou le conscient des hommes... Toujours dans les années soixante, en pleine dolce vita, une princesse russe immigrée en Italie avait acquis une célébrité méritée en donnant assez régulièrement des réceptions costumées. Costumées... jusqu'à une certaine heure, cela va de soi. Le clou en était... elle-même. Cette authentique aristocrate oubliait la nostalgie de la Grande Russie en se vêtant de la tête aux pieds d'une peau de serpent aussi moulante qu'un collant et n'ayant que deux ouvertures  : l'une pour les yeux, l'autre pour le sexe. Quand la vodka avait fait son oeuvre, elle s'éclipsait pour aller la revêtir et revenait avec un boa constrictor à son entière dévotion. Et là, devant l'assistance échauffée, ce couple étrange montrait sans pudeur combien pouvait être... touchante l'histoire d'amour les unissant. C'était, paraît-il, le début de plaisirs en groupe tout aussi débridés... Ajoutons que l'extravagante princesse, qui n'était plus de la prime jeunesse, n'éprouvait pour la gent masculine qu'une attirance sporadique et des plus discrètes. A Hollywood, aux environs de 1930, une jeune starlette française avait choisi, pour tenter de faire carrière au cinéma, de s'exhiber dans les « parties » locales en faisant la danse du ventre — fort appréciée par les Américains — vêtue d'un soutien-gorge, d'un slip et d'un cache-nombril (!) en peau de serpent à sonnettes. Ses mouvements ondulatoires évoquaient ceux d'un reptile. L'un après l'autre, les éléments de son « costume » s'envolaient à mesure que montait la tension. Hélas ! La carrière artistique de la crédule enfant ne dépassa jamais le niveau de quelques panouilles dans des films de série B. Avant la guerre, à Hong Kong et à Macao, qui n'était pas que l'enfer du jeu, deux clandés avaient acquis une réputation qui dépassait les limites de la région. Dans l'un, une pièce était aménagée de manière à pouvoir observer ce qui se déroulait à côté, au moyen d'une glace sans tain. Des beautés locales faisaient entre elles une démonstration de choix pour le plaisir des riches voyeurs anglosaxons avec la participation active de serpents manifestement accoutumés à ce genre de divertissements. Dans l'autre, certains clients atteints d'une sorte de zoophilie masochiste se dévêtaient et se faisaient « masser » par trois ou quatre énormes serpents ondulant sur leur corps, guidés par les mains expertes de jeunes asiatiques entièrement nues... La Rome antique révérait elle aussi le serpent, à sa manière. En 293 avant notre ère, la Cité fut infestée de vipères. Esculape, dieu païen de la médecine, serait alors descendu dans Rome sous la forme d'un serpent, léguant aux populations terrifiées l'effigie de reptiles enlacés, devenue depuis le symbole de la médecine universelle et de la pharmacie. L'invasion des vipères cessa comme par enchantement et, dès lors, des temples du dieu Serpent... s'érigèrent à Rome. Ce qui ne plaisait guère aux gouvernants, ceux-ci n'ayant jamais accepté qu'on ne révérât qu'eux-mêmes et les dieux qu'ils choisissaient... La déification du serpent n'avait, au reste, que peu de rapport avec la religion. Elle était fondée sur des réalités concrètes  : le pouvoir de l'animal se rapportait tout bonnement au sexe. Hippocrate rédigea un volumineux traité sur la sexualité et sur la stérilité dans lequel il prétendait que, lorsqu'on appliquait de la graisse de serpent à une femme stérile, cette dernière guérirait aussitôt. Les populations ne s'en accrurent pas pour autant... Plus tard, certains Diafoirus britanniques prescrivirent les steaks de vipère (grillés ou braisés) pour activer la circulation du sang autant que le désir sexuel. Les Japonais ont les mêmes théories et (Suite page 136.)
— C'est pour attirer une clientèle plus jeune !



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