Lui n°193 février 1980
Lui n°193 février 1980
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°193 de février 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 136 Mo

  • Dans ce numéro : une nouvelle policière de Woody Allen.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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O BOA DE MON COEUR ! Cléopâtre, qui n'était pas la moindre des nymphomanes historiques, a la réputation d'avoir entretenu des rapports suivis avec un varan du Nil spécialement dressé... l'idée de la posséder... autrement. Au moyen d'un substitut mortel. Il l'a tuée. Mais, tout en lui échappant, elle devenait sienne à jamais, propriété de son sexe transposé dans le corps de l'animal. C'est, du moins, l'explication fournie par les psychiatres... Parce que cette histoire a réellement eu lieu. En 1972, à Auckland, Nouvelle-Zélande. Le serpent n'est pourtant pas qu'un être inspirant la répulsion, la terreur, et pouvant semer la mort. Loin de là. Symbole sexuel, cette créature fait l'objet d'autres croyances mythiques, voire d'usages infiniment raffinés dans la quête du plaisir. Les religions primitives ou, du moins les civilisations matriarcales celles substituant les prêtresses aux prêtres avaient souvent en commun le rite de l'accouplement public entre les prêtresses et des serpents représentant des dieux. Dieux phalliques, évidemment. Lors de l'accomplissement de ces rites étranges, fantastiques, fantasmatiques, évoquant la fertilité, les prêtresses se caressaient avec des serpents vivants en poussant des cris. Les témoignages historiques, concordants, semblent assez solides pour qu'on puisse les croire. L'union charnelle d'une femme avec un serpent n'est pas le fruit d'inventions délirantes. Elle s'attache immuablement aux rites sexuels. Les religions païennes du passé évoquent toutes, ou presque, cette union charnelle où le serpent fait office d'olisbos ancêtres des vibromasseurs à ondulations multiples des sex-shops d'aujourd'hui... D'autres reptiles évoquant le phallus symbolisaient pour elles la virilité, et la volupté qu'elles pouvaient en tirer. Il existe en Nouvelle-Guinée une sorte de sculpture primitive montrant des femmes s'accouplant avec des animaux étranges. L'une s'introduit une tête de crocodile, une autre étouffe presque un petit serpent à tête de crocodile entre ses cuisses. Une troisième contemple avec délectation une tête de serpent émergeant de son entrecuisse. Sado-masochisme de l'artiste ? Preuve 52 que le serpent, comme le crocodile et le lézard des sables, curieux hybride des deux précédents, ont toujours été, dans l'Antiquité, le symbole du mâle et du reproducteur. Notamment pour les nymphomanes historiques. Cléopâtre, qui n'était pas la moindre, a la réputation d'avoir entretenu des rapports... suivis avec un varan du Nil spécialement dressé à cet effet. Le varan du Nil n'a rien de très séduisant à part une légère anomalie. Cette douce créature a la particularité anatomique de posséder deux organes sexuels au bord de l'anus. Et il paraîtrait que l'un et l'autre peuvent atteindre une vingtaine de centimètres en état de grâce... En Extrême-Orient, les reptiles pullulent et les dames aux yeux bridés sont loin de cracher dessus. Au lieu de s'acheter des caniches, des teckels ou des chihuahuas, elles s'offrent des serpents. Ils sont ravissants  : multicolores, souples et durs à la fois, ils procurent à d'infortunées solitaires des sensations à nulles autres égales... Triste destin pour ces bêtes réduites à l'esclavage sexuel. La Spa pourrait se pencher sur le problème... On retire évidemment les crocs des serpents ainsi utilisés. Toutefois, il a existé des hystériques assez perturbées pour se livrer à ces coupables activités avec un cobra ou un mamba vert... en parfait état de marche ! Ce, devant leurs petites camarades auxquelles elles voulaient prouver leur courage... Jusqu'au XVIIIe siècle, dans certaines régions germaniques, une croyance populaire voulait qu'un homme qui aurait coupé les poils pubiens d'une femme ayant ses règles, puis les ayant enterrés, les voyait ressortir de terre changés en serpents venimeux. En Bolivie, jadis, les règles étaient causées, pensait-on, par la morsure d'un énorme serpent, évidemment mythique. Croyances tenaces, puissamment enracinées dans l'esprit des hommes depuis la Genèse, ou presque. Quant aux indigènes du sud-est de l'Australie, ils pratiquent une étrange opération qui consiste à déflorer publiquement, au moyen d'une tête de serpent (vivant), les toutes jeunes mariées. Les peuplades primitives d'une île des mers du sud obligent la mariée à s'enfoncer un serpent dans le sexe. Sans quoi, l'époux perd aussitôt ses droits. Un drôle de droit de cuissage... Le Serpent, créature sexuelle. Les devins orientaux prétendent, non sans raison, qu'un rêve ayant pour thème central un ou plusieurs serpents témoigne de désirs érotiques tortueux et d'une nature sexuelle puissante. Ils omettent d'ajouter que, bien souvent, le serpent intervient dans les rêves parce qu'on en a peur et qu'il fait horreur... Notre esprit cartésien s'étonne de telles croyances et se scandalise de ce genre de pratiques. La fascination du Serpent s'exerce plutôt c'est logique ! dans les pays infestés de reptiles... Mais certaines exceptions viennent confirmer la règle. Il y a quelques années, une Américaine de dix-neuf ans, vivant dans la banlieue newyorkaise où les serpents ne foisonnent pourtant pas particulièrement ! se sentit de plus en plus attirée par ces petites bêtes. Fascinée. Obsédée. Et même perturbée, parce qu'elle y voyait en permanence le symbole du phallus en pleine gloire. Elle courut chez un psychiatre en pensant qu'elle devenait folle. Ses fonctions de fermière l'appelaient à un contact... étroit avec le cheptel bovin. Au début, elle n'y portait qu'une attention distraite mais, peu à peu, les habitudes aidant, elle observa la vie des bêtes et son intérêt se cristallisa sur leurs actes sexuels. En période de coït, elle contemplait avec une sorte de sourde excitation les exploits du taureau de service. Par un après-midi d'été, sans doute troublée par une chaleur torride, elle porta une botte de foin au taureau. Sentant aisément la disponibilité sexuelle des vaches, l'animal était... tout prêt à leur prouver sa mâle assurance. La jeune laitière ne se (Suite page 60.)



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