Lui n°193 février 1980
Lui n°193 février 1980
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°193 de février 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 136 Mo

  • Dans ce numéro : une nouvelle policière de Woody Allen.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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O BOA DE MON COEUR ! Après avoir ingurgité du venin de crotale, il prétendait avoir honoré dia femmes en une seule nuit... (Suite de la page 60.) considèrent d'ailleurs comme une offense si leur hôte refuse la tranche de serpent grillé qu'on a préalablement dépecé vivant devant lui !... Quant aux Arabes d'Algérie, ils croyaient dur comme fer que le présent d'une tête de serpent soigneusement enrobée de chanvre était, pour le jeune marié, garant de puissance sexuelle et, pour son épouse, l'assurance d'une fidélité à toute épreuve. En outre, la dame voyait ses désirs et sa fertilité s'en accroître. Mais on ne précisait pas... le mode d'emploi ! Les pouvoirs « magiques » du serpent semblent pourtant contradictoires. Certains médecins de l'Antiquité, et notamment romains, assuraient que les parties sexuelles des serpents jetaient une espèce de mauvais sort sur les femmes auxquelles on les présentait. D'autres n'hésitaient pas à mettre en garde les femmes enceintes  : mises en présence d'un serpent aspic ou naja, elles risquaient d'avorter. Ces légendes se sont perpétuées si longtemps qu'au xvii` siècle, un chimiste anglais réputé n'hésita pas à payer des femmes enceintes pour les confronter à des serpents venimeux  : rien que la terreur aurait dû les faire avorter. Elles devaient aimer les bêtes... car aucune n'avorta ! Le cuistre en conclut sur le champ que seules les ladies de la Gentry pouvaient être effrayées à la vue d'un reptile. Les sujets qu'il avait rétribués étaient originaires de la campagne  : elles n'avaient donc aucune éducation, aucune sensibilité, d'après cet esprit délié, ce qui les prémunissaient contre toute émotion... Malheureusement, les ladies se refusaient à ce genre d'expérience résolument scientifique dont le sérieux, sans doute, leur échappait ! Pour les Apaches et les Mohicans, le venin des crotales était le gage de la puissance sexuelle. Un chef Arapahoe, tribu voisine des Apaches, prétendait qu'après en avoir ingurgité une certaine dose, il avait honoré dix femmes coup sur coup, en une seule nuit, et les avait envoyées chacune au septième ciel à plusieurs reprises ce qui valait mieux que de les expédier au Paradis des Chasses Eternelles. Mythomanie ou performance olympique ? On ne saura jamais la dose exacte du venin qu'il avait avalée... Pourtant, le mythe du Serpent ne présente pas que ce caractère plus ou moins farfelu  : le Serpent, selon le tantrismeésotérique, engendre le concept fort sérieux de l'énergie cosmique. Nous entrons alors dans la métaphysique, puisqu'il serait en fait le vecteur suprême de la Vie, irradiant le monde entier de sa puissance infinie. C'est le Serpent de Feu, ou Kundalini. La voix qui bouleversa le Jardin de l'Eden. La sublime force, au-delà de l'existence terrestre et de la mort. Cosmique ou comique ? Salvador Dali voit deux pôles essentiels d'attraction en ce bas monde  : la corne de rhinocéros et la gare de Perpignan. Pourquoi les gourous n'y ajouteraientils pas le Serpent ? Terminons par la Genèse et revenons au Paradis terrestre. Selon certains esprits plaisants, la rencontre d'Eve et du Serpent, créature satanique, ne se serait pas déroulée comme on a voulu nous le faire croire. Etant une femme, Eve portait naturellement à son propre corps des attentions « touchantes ». Cherchant à s'instruire sur sa délicate et charmante anatomie, il advint qu'elle procéda à un examen minutieux d'elle-même et découvrit, cachée dans les replis de son intimité brûlante autant qu'inexplorée, une sorte de tête de serpent miniature émergeant de son antre. La douce innocente ignorait encore l'existence de son clitoris. Bien sûr, Eve fit part de son étonnante découverte à Adam. Il s'en assura par la vue, puis le toucher, et compara la chose avec son propre appendice serpentin. Miracle ou destin fatal ? Le serpent dressa la tête et se déroula car Adam n'était pas de boa. Et c'est ainsi que nous sommes là. Peut-être... Jean-Louis Vilier. BARBRA SUPER WOMAN « Une des rares secousses dans une vie... » (Suite de la p.112.) mière, lorsqu'elle aborde un secteur, mais elle est dotée d'une telle énergie, d'une si grande faculté de réflexion, qu'elle n'a pas fini de toucher à des domaines pour elle nouveaux. Elle est infatigable, et douée pour tout au-delà de l'imaginable. Ajoutez à cela un tempérament de perfectionniste acharnée, vous comprendrez mieux qui est Streisand » Actrice, chanteuse, ingénieur-du-son, productrice, compositeur, cinéaste, n'est-elle pas, outre la vedette, la réalisatrice de ses deux films les plus récents, Une étoile est née en 1976-77 et The Main Event, 1979, qu'elle doit venir présenter, au public français, le 30 mars 1980 ? Barbra a déjà annoncé son prochain pari  : dès juin 1980, elle entreprendra la mise en scène d'un film où elle ne jouera, elle-même, aucun rôle. C'est la cinéaste, en elle, qui se mettra seule en question... Comment ne point se souvenir, alors, de cette lettre brève que l'immense Maurice Chevalier rédigea, en novembre 1965, à l'intention du public américain, et qui fut publiée au verso de l'album intitulé Je m'appelle Barbra  : « Barbra Streisand est une de ces rares secousses qui ne se produisent guère qu'une fois, dans une vie d'homme même en Amérique, où le sensationnel est pourtant chose fertile. Elle a un talent fou ! Plus douée, pour tout, qu'il ne saurait être permis à quiconque.(...) Que de joie vous savez nous offrir, Grande-Petite-Madame ! Nous vous embrassons, vous saluons, Barbra Streisand. » Ce n'était pas un compliment ; plutôt un « constat »... Chevalier avait, en peu de mots, donné la juste mesure de Streisand. Personnalité riche de moyens quasiment infinis, elle n'a de cesse de nous dérouter, nous bousculer, nous séduire. Ce n'est pas un hasard, si le nom de Streisand commence par la lettre S S comme secret, surprise, succès, superstar, ou encore... sommet. Guy Abitan. Directrice de la Publication  : Anne-Marie Périer-lards. imprimeries  : Imprimerie et Editions Braun S.A, 55, rue Daguerre, 68200 Mulhouse ; Didier, Route d'Echampeu, 71440 Lizy-sur-Ourcq. Numéro de Commission Paritaire  : 56594.
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