Lui n°193 février 1980
Lui n°193 février 1980
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°193 de février 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 136 Mo

  • Dans ce numéro : une nouvelle policière de Woody Allen.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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BARBRA SUPER WOMAN Michel Legrand le dit  : «...Je la sais capable de tout  : tout entreprendre, tout réussir. Là, il y a un petit danger, non ? (Suite de la p.108.) satirique Mad, et le jeu d'échecs, où il était imbattable. C'était... Bobby Fischer !... Jusqu'à l'âge de seize ou dix-sept ans, j'ai été, de façon presque typique, une « enfant juive de Brooklyn », je crois être quelqu'un de beaucoup plus modéré là-dessus, aujourd'hui. La religion, c'est un « accident », si vous voulez, qui me revient par crises ou par saisons, plutôt que par conviction... Mais lorsque je réfléchis à mon identité, à ce nom qui est mien, Barbra Streisand, l'évidence que je suis (plus que tout, même...) une femme juive, m'est essentielle... » De Barbra, on pourrait dire qu'elle est la première femme à avoir jamais concrétisé le fameux rêve de l'homme américain, celui du « Let's go West ! », du perpétuel souci de regarder, d'aller, du côté de l'Ouest. Et qu'elle l'a, d'ailleurs, fait au moins deux fois ! D'abord, lorsqu'à peine âgée de dixhuit ans, elle parvint à quitter son secteur natal de Brooklyn pour aller vivre, seule, dans un studio loué près de la 9` Avenue, dans Manhattan, quartier central et cosmopolite de New York City... L'affaire ne fut pas toujours commode ; Madame Streisand- Kind, sa mère, ne comprenait pas le moins du monde que sa fille éprouvât tant d'attrait pour Manhattan. Et que de fois elle s'acharna à la mettre en garde contre cet « univers de saltimbanques et de farceurs », à quoi Barbra avait commencé très tôt, à rêver  : l'univers du théâtre, Broadway, le métier de comédienne !... Si Barbra peut parfois atteindre des sommets d'élégance, de charme, et même une manière de sophistication envoûtante, on ne saurait affirmer, d'emblée, qu'elle est « belle ». Un homme eut néanmoins à son propos « le flair » un garçon de son âge, rencontré lors d'une des multiples auditions (presque toujours infructueuses !) que, dès 1959, Barbra, dotée d'un courage fou, passa en grand nombre, chaque fois que s'annonçait la création d'une pièce de théâtre, quel- 110 que part vers la 7` Avenue. Il s'appelait il s'appelle Martin Erlichmann(elle le désigne souvent sous le nom de Marty)  : pour avoir été son ami et son guide, son conseiller le plus précieux dès l'adolescence, il se trouve, à présent, devenu son agent, dans tous ses domaines d'activité. Ainsi, par exemple, est-ce lui qu'il vous faudrait appeler, dans son bureau de Sunset Boulevard à Los Angeles, si, vous rendant en Californie, vous souhaitez savoir où se cache, ou bien, à l'inverse, où se montre Barbra... Non sans un rien de fierté dans le ton, Streisand note, au sujet de leur longue alliance  : « Entre Marty et moi, jamais il n'a été question, ni besoin d'aucun papier. Notre confiance mutuelle nous suffit et de loin ! » Erlichmannfut l'un des premiers à affirmer  : « Elle a tous les dons, toutes les ressources. Elle peut tout faire, si elle le désire... » Les mêmes mots, Michel Legrand nous les disait, un jour de 1978, puis les répétait il y a quelques semaines  : « Barbra, je suppose que personne n'a sur ce point le moindre doute, est une artiste immense ! Si j'éprouve parfois, à son égard, des sentiments mêlés, c'est que je la sais capable de tout  : tout entreprendre, tout réussir. Là, il y a un petit danger, non ? » C'est en mai 1961 que le public américain découvre, soudain, cette jeune fille de dix-neuf ans, maigrichonne et cocasse, sur les écrans de télévision de la chaîneC. b.s. Elle a été retenue par les spécialistes du rire de cette chaîne lesquels ne se sont guère trompés  : dès ses premières apparitions à l'antenne, la jeune Streisand déclenche dans les foyers américains une particulière hilarité, comparable à celle qui lui valut, à l'école de Brooklyn, ce sobriquet de « Miss Colorful » (elle fabriquait ses vêtements elle-même, assemblant des morceaux de tissu épars pour en faire des robes aux couleurs ou formes extravagantes...). En mars 1962, survient le coup de chance longtemps espéré  : elle est engagée pour interpréter, au théâtre, un rôle bref mais fort dans une comédie intitulée  : I can get it to you wholesale (1e peux te l'avoir au rabais), comédie dont la principale vedette est un acteur alors hautement estimé par l'ensemble de la profession à Broadway, mais dont la réputation demeure à ce moment limitée à la seule côte Est des U.s.a. (situation qui ne changera qu'au début de l'année 1970, grâce au rôle que lui procurera le réalisateur Robert Altman, dans son film-explosif, le célèbre M.a.s.h.) un certain... Elliott Gould. Très vite, un lien singulier prend naissance entre cet immense jeune homme, talentueux (et doué comme peu d'individus pour les gags les plus variés), et la demoiselle venue de Brooklyn. Voilà qui certes réjouit Martin Erlichmann ; Barbra s'est tenue, longtemps, pour « une victime-née »  : n'a-t-elle point l'occasion de constater, avec cette pièce et cet engagement, qu'il n'en est rien, au vrai ?... Mais le personnage a des antennes ; il sent que Barbra ne saurait, dorénavant, tarder d'accéder à la notoriété internationale. Non pas par le biais du théâtre, auquel elle se donne avec une ferveur si grande, mais, fût-ce en dépit de ses souhaits ou de ses propres commentaires, grâce à cette « voix » qu'il connaît, et juge absolument unique, aussi neuve, aussi déconcertante par son timbre ou par la multiplicité de ses ressources que l'avait été, dans les années cinquente, la voix d'une Judy Garland, pas moins importante, selon lui !... Et, tandis que Barbra connaît la double joie de se rendre chaque soir sur une scène de Broadway pour y interpéter le rôle, amusant et douloureux, de Miss Marmelstein dans la pièce mentionnée, et d'avoir dans son existence ce grand bonhomme charmeur et un peu fou nommé Gould, juif de surcroît ce qui eût dû amener Mme Kind- Streisand à réviser son opinion sur Broadway —, le jeune Martin Erlich-
BARBRA SUPER WOMAN Une voix inédite, parfaite... mannse charge d'alerter laC.b.s., du côté du département musical, des vertus exceptionnelles de la personne déjà tant appéciée par des centaines de milliers de téléspectateurs, et à qui les critiques, unanimes, viennent de décerner, « pour son humour stupéfiant et habile... » l'Emmy de 1961, c'est-à-dire le Grand Prix octroyé chaque année à la nouvelle recrue la plus intéressante, parmi les visages marquants du petit écran. En avril 1962, Barbra, qui vient d'avoir vingt ans, publie son premier album  : « Ils voulaient un disque, chezC.b.s. Pourquoi aurais-je boudé la proposition ? J'ai demandé un titre simple, sans tapage, qui n'allait de toute façon pas manquer de m'être bientôt reproché... Des gens l'on jugé arrogant, paraît-il... » Cela s'appelait  : Barbra Streisand's Album, simplement. De l'insolence ou de la modestie de ce titre, on discuterait sans fin  : quel extraordinaire succès de vente, d'un coup !... Il faut de là partir, pour indiquer la première étape du trajet- Streisand  : du printemps de 1962, au cours duquel l'Amérique entière faisait la connaissance d'une voix inédite, parfaite, une voix de virtuose ; et les dizaines, les centaines de stations de radio du pays, ne se lassaient pas, encore et encore, de proposer à leurs auditeurs de bien l'écouter... J'ai senti assez vite que je devenais l'objet de nombreuse curiosités... Ce n'était pas une impression déplaisante ; loin de là ! En 1963, j'enregistrai Barbra's Second Album, puis The Third Album, et, à l'automne, My name is Barbra... » En 1963, elle fut encore l'invitée de John et Jackie Kennedy lors d'un dîner à la Maison Blanche ; et son attitude, ses propos à l'endroit du Président ou de son épouse, allaient valoir, à cette artiste âgée à peine de vingt et un ans, tant parmi le public pour lequel désormais elle comptait », que dans l'entourage des Kennedy, une sympathie plutôt retentissante ! En janvier 1964, (Suite page 112.) Des milans de spectateurs et spectatrices ont aimé les dits réalisés Sil ces oeuvre de la liftèrature érotique GM fl/IT Grâce à ce bon, vous pouvez recevoir ces 3 ouvrages à l'examen gratuit, chez vous sans engagement d'achat ni adhésion à un club. Profitez-en vite, avant épuisement du tirage.frikaatli Elk aime Les 3 romans d'Emmanuelle Arsan enfin édités dans une superbe édition reliée et illustrée mmanuelle, le premier roman d'Emmanuelle Arsan, fut édité E clandestinement et ne circula que sous le manteau... Il fallut le cinéma, le charme de l'exotisme lié à la subtile poésie des images, pour que le grand public découvre Emmanuelle, femme libérée, merveilleusement incarnée par Sylvia Kristel. Les trois romans dont furent tirés les films ne sont pas l'oeuvre d'un auteur se libérant par l'écriture de fantasmes ou d'obsédantes hallucinations. Ils sont le fer de lance de l'évolution d'une société libérale qui fait sienne la pensée d'Oscar Wilde. 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