Lui n°192 janvier 1980
Lui n°192 janvier 1980
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°192 de janvier 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 130 Mo

  • Dans ce numéro : le petit chaperon rose... et Lili... Anne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FERRARISSIME... Villeneuve craque le premier. Dans le Grand Prix d'Espagne, il se lance dans une de ses folles audaces de pilotage. Tous freins bloqués, il se noie dans un nuage de poussière... (Suite de la page 42.) C'est tellement évident qu'au soir du Grand Prix d'Argentine, le 21 janvier 1979, Scheckter et Forghieri regagnent immédiatement Fiorano pour des essais spéciaux de la toute nouvelle Ferrari 312 T 4. Enzo Ferrari leur a fixé rendez-vous. Il revient à Scheckter la « mission » de tester cette monoplace qui doit être l'arme absolue pour contrer les redoutables Ligier-Gitanes Js II de Lafitte et Depailler. Ecarté de cette longue mise au point, le Québécois a la sagesse de ne rien dire. Il lui suffit de se souvenir que, douze mois plus tôt, c'était à lui, le néophyte, que l'on avait confié sur cette même pisteusine la finition de la 312 T3, à l'insu de Reutemann. En apprenant cela, l'Argentin avait multiplié les déclarations fracassantes. Enzo Ferrari ne les lui avait jamais pardonnées. En ouvrant la bouche inconsidérément, un pilote de Ferrari s'exécute luimême. Villeneuve l'a bien compris. Théoriquement, la Scuderia ne doit aligner qu'une seule 312 T 4 à Kyalami, en Afrique du Sud. On ne se demande même pas à qui elle sera attribuée... Villeneuve ne dit toujours rien. Mais dans les dix jours qui précèdent le Grand Prix d'Afrique du Sud, l'ordre est donné d'accélérer la construction d'une deuxième 312 T 4. Cette seconde machine, flanquée de trois mécaniciens supplémentaires, ne rejoint l'aéroport de Johannesburg qu'in extremis. Scheckter et Villeneuve sont de nouveau à égalité. Très nerveux (il n'a jamais encore gagné devant ses compatriotes), le Sud- Africain commet une erreur fatale en choisissant ses pneus. Il perd la course et la face quand Villeneuve franchit la ligne d'arrivée en tête (sans avoir respecté les consignes de prudence qu'on lui brandissait du bord de la piste) et apporte ainsi sa première victoire à la 312 T 4, tout comme il avait donné sa dernière à la 312 T 3 à Montréal. Toute l'Italie exulte. Une phrase de Villeneuve fait mouche là encore  : « Je dédie mon triomphe à 84 Enzo Ferrari... » C'est au tour de Scheckter de faire grise mine  : il croyait avoir pris une sage décision en utilisant plutôt la « vieille » 312 T 4 (longuement essayée à Fiorano) que la toute fraîche T 4 (dont hérite Villeneuve). Les deux coureurs avaient également eu toute liberté quant au type de gomme le plus adapté au circuit. Harcelé par ses compatriotes sur la hiérarchie dans la Scuderia, Scheckter découvre que la cote d'amour de Villeneuve chez Ferrari est très élevée. Au sein de cette communauté, qui vit en suivant les inclinaisons de coeur du Patriarche, on surveille avec sympathie l'ascension de Villeneuve, au demeurant plus « latin » que Scheckter... Scheckter cherche une riposte. Quand reprennent les essais de la 312 T 4 à Fiorano, il prend une initiative sans précédent dans l'histoire de la Scuderia. Alors que les pilotes, entre deux avions privés, expédient toujours ces essais en quelques heures, le Sud- Africain bien tranquille loue un petit studio, en pleine ville, à quelques centaines de mètres de l'usine. Aussi minime soit-il, cet investissement se révèle très rentable. Enzo Ferrari a peine à le croire. Il en est très touché. A ses yeux, Scheckter est un mercenaire de la vitesse, il est « d'une autre espèce ». La balance va-t-elle pencher en sa faveur ?... Il aurait fallu, pour cela, que les résultats suivent. A Long Beach, Villeneuve frappe encore un grand coup. Deux jours plus tôt, lors d'une conférence de presse organisée par Ferrari, Scheckter déclare prudemment  : « Je suis chez Ferrari pour conquérir le titre mondial, pas pour enlever des courses ici ou là... » Cette phrase équivoque laisse le Québécois de marbre. Une demiheure avant le départ, il opte pour des pneus tendres (les 143, très performants) et conserve l'aileron classique. Scheckter choisit des pneus plus épais (les 13 5) et un aileron plus large. Il n'y a pas de Grand Prix de Long Beach  : Villeneuve prend le large sur le champ... Scheckter, nerveux, le heurte de l'avant dans le premier tour. De Kyalami à Long Beach, l'écart entre les deux hommes passe de trois à vingt-neuf secondes !... Du coup, le Sud-Africain ne masque pas son dépit. Il s'envole en hâte vers l'Europe, le soir même, en solitaire. Pour la deuxième fois consécutive, lui, le pilote le plus cher de la Scuderia, joue les « porteurs d'eau ». L'embarras paralyse l'étatmajor opérationnel de Ferrari. Convient-il de laisser Villeneuve et Scheckter se déchirer au nom de la concurrence ?... L'intérêt suprême de l'équipe est bien de hisser l'un des siens sur la plus haute marche du podium mondial. En dépit de ses deux performances de Kyalami et de Long Beach, Villeneuve semble alors un leader plus fragile que Scheckter. Le Québécois court plus par intuition que par méthode. Forghieri n'aime pas ça. Il en parle à Enzo Ferrari, qui, à son tour, est perplexe... La tension monte chez les « rouges ». Villeneuve, le premier, craque. A Jarama, dans le Grand Prix d'Espagne, il se lance dans une de ses folles audaces de pilotage, au bout de la ligne droite. Tous freins bloqués, il se noie dans un nuage de poussière. Il repart rageusement à l'assaut. Scheckter finit avec vingt-cinq secondes d'avance sur lui. Le duel Villeneuve-Scheckter atteint son paroxysme à Zolder, en Belgique. Où le vent tourne pour Villeneuve ; à cinq cents mètres de l'arrivée, il perd la troisième place sur une stupide panne d'essence. Refrain connu  : Scheckter offre sa victoire à Enzo Ferrari... Forghieri, a peine rassuré, presse le Commendatore d'intervenir. Enzo Ferrari ne répond rien  : comme d'habitude, il attend son heure... Six jours avant le Grand Prix de Monaco, Villeneuve pénètre dans le bureau du « Vieux », à Maranello. Rien ne transpire de cette entrevue secrète. Peu après, juste au début des essais, Enzo Ferrari rompt le silence  : il annonce que Vil- (Suite page 99.)
Vous savez, il faut toujours se méfier des prothèses dentaires.



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