Lui n°192 janvier 1980
Lui n°192 janvier 1980
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°192 de janvier 1980

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 130 Mo

  • Dans ce numéro : le petit chaperon rose... et Lili... Anne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
Cl ` UN LUXI PARTIR A LA DÉCOUVERTE D'UNE ÎLE AUX TRÉSORS QUI S'APPELLENT SOLEIL, COCO- TIERS, ARCHÉOLOGIE, PIERRES PRÉCIEUSES, C'EST UN LUXE. PARTIR EN VOL DIRECT, SANS TRANSFERT, SANS SOUCI, AVEC LA GENTIL- LESSE ET LE SERVICE UTA, FAIRE LE TOUR DE L'ÎLE AVEC UN CHAUFFEUR, FERMER LES YEUX DANS LE CALME D'UN GRAND HÔTEL, ÉCOUTER UN GUIDE FRANCOPHONE COMPÉTENT... C'EST UN LUXE. PASSER DES VACANCES DIFFÉRENTES POUR SEULEMENT QUELQUES ROUPIES DE PLUS, C'EST UN LUXE. UN LUXE SIGNÉ UTA. UTA. ET LE LUXE DEVIENT RAISONNABLE'7-111A Compagnie Aérienne Française NOHOf101i 1-li3li0 ix3 Z9lf S 51 31 I H 1,1
ENTRETIEN « Nous disons  : « C'est l'instinct qui pousse l'oiseau de Sibérie vers les tropiques ». Mais ça ne se passe pas ainsi ! Toute la carte du monde se déroule... au dedans de l'oiseau ! » (Suite de la page 8.) déroule, il se passe dans tous les pays, chez beaucoup d'hommes, sur tous les continents. La crise réelle que nous traversons n'est ni une crise de civilisation, ni une crise politique mais, en profondeur, une crise évolutive. C'est l'espèce humaine entière qui est en train de virer dans un autre état. C'est de cette évolution que Mère et Sri Aurobindo furent les annonciateurs. Lui Mais n'est-ce pas une illusion de croire, dans un monde visiblement dominé par la violence, la volonté de puissance ou l'argent, que nous vivons une étape transitoire qui conduit l'homme à un plus haut niveau ? Satprem Non, justement. Autour de nous, le doute s'installe, tout craque. Chacun sent que nos solutions habituelles ne conviennent plus. Nous sommes entrés dans une sorte de faillite. Nous assistons non pas à la fin d'une civilisation mais au terme d'un cycle au sens géologique ou paléonthologique. Quelque chose se prépare. Des millions d'hommes bombardés, déchirés par des informations contradictoires se posent de nouvelles, de douloureuses questions  : « Mais quelle est donc la raison d'être de tout ce qu'on vit ? » Ils sentent que le monde n'est pas ce qu'il devrait être. Que ce qu'on leur a appris ne « correspond » pas. Ils lancent comme des appels. Il y a comme un changement de regard. C'est l'espoir d'une nouvelle perception plus transparente de la réalité, loin des religions, des idéologies et des systèmes. L'espèce prochaine cette plénitude de l'homme vers laquelle nous tendons si désespérément, dont nous avons tellement besoin dans notre douleur et notre faillibilité elle est déjà là. Elle n'est pas pour demain, elle est là, à notre portée, dans notre propre corps, dans cette profondeur de la conscience cellulaire, le prochain pas de l'espèce. Mère et Sri Aurobindo ont ouvert ce chemin et l'ayant ouvert dans leur propre corps, ils l'ont ouvert dans le corps du monde. Car rien n'est séparé. Quand on a fait un trou dans cette « fausse Matière », celle que nous vivons, tout commence à fuser par tous les autres trous. La Matière que nous vivons commence à devenir irrespirable, et nos pollutions visibles en sont un signe. Certes, des catastrophes, des guerres même nous menacent. Mais les murs qui se fissurent nous laissent entrevoir de nouvelles dimensions... Nos enfants les vivront un jour. Lui Mais qu'éprouve-t-on lorsqu'on fait une telle expérience, lorsqu'on descend dans la Matière vraie ? Le mot Matière convient-il vraiment ? Satprem La Matière telle que nous la vivons est tout autre que celle qui est vraiment. Le mot le plus clair, serait le mot « énergie ». Et même « énergieconscience ». En Inde, on dit « shakti... » C'est un sacré courant ! C'est l'étoffe même de ce que nous appelons matière. Mère, quand elle arrivait à l'expérience de cette conscience cellulaire disait que, lorsqu'on avait traversé toutes les couches évolutives pour parvenir à la « Matière telle qu'elle est », on percevait des ondes « animées d'une vitesse foudroyante au sein d'une immobilité totale ». Là, le « toi » et le « moi » ne sont pas deux choses différentes mais un seul formidable courant... Lui Vous avez découvert en observant les espèces la puissance du monde de l'instinct ? Satprem Nous, nous disons « l'instinct » lorsque nous parlons des espèces autres que l'homme. Nous disons  : C'est l'instinct qui pousse l'oiseau de Sibérie vers cette lagune des tropiques ». Mais cela ne se passe pas ainsi !... En fait, les tropiques et la Sibérie et toute la carte du monde se déroulent... au dedans de l'oiseau. Ce n'est pas un environnement qu'il survole et qu'il regarde d'en haut, c'est quelque chose qui se passe à l'intérieur de lui. Toutes les espèces vont ainsi vers leurs travaux et leurs buts, elles sont harmonieuses dans leur genre  : l'espèce humaine ne l'est pas encore. Je vous l'ai dit, la découverte de Mère et de Sri Aurobindo, c'est d'avoir décelé l'existence du formidable levier que représente cette conscience nouvelle, cellulaire qui est en nous et que nous ne connaissons pas encore vraiment... Je crois que toute l'évolution est une découverte de ce qu'est l'homme. A chaque progrès des espèces, on va de plus en plus exactement vers la réalité de ce qui « est ». Lui Vous avez été l'ami, le confident de Mère. Qui était-elle ? Satprem Mère est arrivée en Inde en 1914. C'est une bien étrange histoire. Son père était turc, sa mère égyptienne, et tous deux vivaient à la cour du Khedive en Egypte. Mais un jour, sa mère refusa de faire sa révérence au Khédive et elle dut s'exiler en France avec son mari. Mère est née à Paris en 1878, boulevard Haussmann ! Elle a très bien connu Renoir, Manet, Sisley, Rodin... Elle vivait à Paris lorsque le fauvisme, le cubisme sont nés. Que d'histoires elle nous racontait ! C'était une conteuse admirable ! Adolescente, elle faisait d'étranges expériences, elle avait l'impression de sortir de son corps, de se répandre dans l'espace, elle ne comprenait pas alors ce qui se passait en elle. Elle avait vingt ans lorsque Einstein fit ses premières découvertes sur l'équivalence de la matière et de l'énergie et sur la relativité. Mère était un ouragan, et, au fond, très occidentale  : une extraordinaire puissance en marche... Mère a vécu une expérience qui n'a rien à voir avec l'intellect, les sectes, les « spiritualités »... Elle l'a vécue jusquà sa fin, quatre-vingt-quinze ans. Elle ne s'est jamais arrêtée. Trois jours avant sa mort, et jusqu'à son dernier souffle, elle disait  : « Je veux marcher, aidez-moi ». Mère nous disait que Sri Aurobindo était venu accomplir un travail pour toute l'évolution terrestre... C'est auprès d'elle que j'ai compris qu'il fallait se mettre en route vers le « demain de l'homme ». Lui Mais comment se traduit pour vous cette expérience ? Satprem Parlons d'abord de choses simples  : ce qu'on vit, (Suite page 24.) 23



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Lui numéro 192 janvier 1980 Page 1Lui numéro 192 janvier 1980 Page 2-3Lui numéro 192 janvier 1980 Page 4-5Lui numéro 192 janvier 1980 Page 6-7Lui numéro 192 janvier 1980 Page 8-9Lui numéro 192 janvier 1980 Page 10-11Lui numéro 192 janvier 1980 Page 12-13Lui numéro 192 janvier 1980 Page 14-15Lui numéro 192 janvier 1980 Page 16-17Lui numéro 192 janvier 1980 Page 18-19Lui numéro 192 janvier 1980 Page 20-21Lui numéro 192 janvier 1980 Page 22-23Lui numéro 192 janvier 1980 Page 24-25Lui numéro 192 janvier 1980 Page 26-27Lui numéro 192 janvier 1980 Page 28-29Lui numéro 192 janvier 1980 Page 30-31Lui numéro 192 janvier 1980 Page 32-33Lui numéro 192 janvier 1980 Page 34-35Lui numéro 192 janvier 1980 Page 36-37Lui numéro 192 janvier 1980 Page 38-39Lui numéro 192 janvier 1980 Page 40-41Lui numéro 192 janvier 1980 Page 42-43Lui numéro 192 janvier 1980 Page 44-45Lui numéro 192 janvier 1980 Page 46-47Lui numéro 192 janvier 1980 Page 48-49Lui numéro 192 janvier 1980 Page 50-51Lui numéro 192 janvier 1980 Page 52-53Lui numéro 192 janvier 1980 Page 54-55Lui numéro 192 janvier 1980 Page 56-57Lui numéro 192 janvier 1980 Page 58-59Lui numéro 192 janvier 1980 Page 60-61Lui numéro 192 janvier 1980 Page 62-63Lui numéro 192 janvier 1980 Page 64-65Lui numéro 192 janvier 1980 Page 66-67Lui numéro 192 janvier 1980 Page 68-69Lui numéro 192 janvier 1980 Page 70-71Lui numéro 192 janvier 1980 Page 72-73Lui numéro 192 janvier 1980 Page 74-75Lui numéro 192 janvier 1980 Page 76-77Lui numéro 192 janvier 1980 Page 78-79Lui numéro 192 janvier 1980 Page 80-81Lui numéro 192 janvier 1980 Page 82-83Lui numéro 192 janvier 1980 Page 84-85Lui numéro 192 janvier 1980 Page 86-87Lui numéro 192 janvier 1980 Page 88-89Lui numéro 192 janvier 1980 Page 90-91Lui numéro 192 janvier 1980 Page 92-93Lui numéro 192 janvier 1980 Page 94-95Lui numéro 192 janvier 1980 Page 96-97Lui numéro 192 janvier 1980 Page 98-99Lui numéro 192 janvier 1980 Page 100-101Lui numéro 192 janvier 1980 Page 102-103Lui numéro 192 janvier 1980 Page 104-105Lui numéro 192 janvier 1980 Page 106-107Lui numéro 192 janvier 1980 Page 108-109Lui numéro 192 janvier 1980 Page 110-111Lui numéro 192 janvier 1980 Page 112-113Lui numéro 192 janvier 1980 Page 114