Lui n°190 novembre 1979
Lui n°190 novembre 1979
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°190 de novembre 1979

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 222

  • Taille du fichier PDF : 200 Mo

  • Dans ce numéro : les neuf plus belles filles de Lui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PLACE AUX JAUNES 1 Combien sont-ils ? Même Scotland Yard l'ignore. Au cours d'une rafle, on a trouvé cinquante familles chinoises logées dans trois chambres !... dresse l'oreille. Pourtant, cette affirmation a de quoi surprendre les Européens, familiers de la culture américaine et de ses mythes. Ainsi, il y aurait un syndicat du crime plus puissant que la Mafia, et dont nous ignorerions tout ? Car bien peu connaissent simplement l'existence de ces sociétés chinoises auquelles se réfère Kojoske  : les Triades. Il y a un peu plus d'un siècle, la première vague d'immigrants chinois débarqua à San Francisco, en pleine ruée vers l'or. A défaut d'Eldorado, les nouveaux venus trouvèrent du travail et se firent embaucher comme coolies sur les chantiers d'une ligne de chemin de fer, la Central Pacific (tandis que leurs rivaux, les Irlandais, étaient employés par la Union Pacific), avant de s'installer définitivement à San Francisco. C'est ainsi que naquit Chinatown, la plus grande ville de la diaspora chinoise, mais aussi la plus surpeuplée, puisque sa densité est dix fois supérieure au taux moyen de population de San Francisco. Le crime semble y fleurir  : en dix ans, on a relevé plus de soixante-dix crimes « internes » à la communauté chinoise, sur un total d'environ sept cents. Ces meurtres ont coïncidé avec l'apparition d'une nouvelle génération de criminels. Sans égards pour les traditions ni respect pour leurs aînés, ils ont lancé un défi aux six Triades qui contrôlaient la ville sous le nom... d'Association chinoise de Bienfaisance. L'épidémie d'assassinats qui éclata au début des années soixante-dix avait commencé sans bruit. Les cadavres de jeunes Chinois ligotés, étranglés ou le crâne brisé, encombrèrent les rues jusqu'à l'extermination totale du gang Yau Lau les Gardes rouges locaux par Tom-Tom, un tueur de Hong Kong payé par l'or de Taiwan. Les grands bénéficiaires de l'opération étaient les Wah Ching, l'organisation de jeunesse de la triade Hop Sing Tong. « Le seul point faible des Wah Ching, dit un policier de San Francisco, c'est qu'ils utilisent des gosses 102 comme tueurs  : ils sont parfois si jeunes que le recul leur fait rater la cible ». Face à la police, les Triades disposent de trois atouts  : les pots-devin distribués par l'intermédiaire des casinos chinois ; leur argot incompréhensible par des oreilles étrangères, et indéchiffrable pour les écoutes téléphoniques ; et l'intox répandue dans les rangs de la police par de prétendus « informateurs » habiles à semer la confusion. Avant de s'établir à San Francisco, les gangs chinois avaient déjà investi New York. Avec ses quatre cent cinquante mille camés à l'héroïne, la ville était une proie tentante pour Anton Wong. Arrivé tout droit de la côte Ouest, Anton Wong organisa la bande des Aigles Blancs, pour s'emparer des circuits de distribution de l'héroïne. Ceux-ci étaient, depuis 1950, aux mains d'un groupe d'anciens généraux de Chang Kai Shek résidant à Long Island. La Mafia se chargeait de la vente au détail. Pour barrer la route à Wong, la vieille garde contre-attaqua en créant une autre bande, les Fantômes, qui s'est perpétuée jusqu'en 1976. Ce qui fait dire à un policier newyorkais  : « Le spectacle le plus terrifiant que j'aie jamais vu, c'est un gamin de quinze ans courant dans les rues de Chinatown en arrosant les trottoirs avec une mitraillette Thompson. » Le massacre des Aigles Blancs s'accompagna de changements dans les méthodes d'élimination  : à Newark, sur l'autre rive de l'Hudson, on retrouva des restes humains emballés dans des sacs en plastique. Les corps avaient été passés au hachoir à viande. Le let février 1976, les Triades frappèrent pour la première fois sur le sol britannique. Ce jour-là, le propriétaire d'un restaurant chinois, Wong Kam (cinquante-cinq ans), fut assassiné dans la cave du 10 Gerrard Street, alors qu'il jouait au Mah-Jong. Située au coeur de Soho, Gerrard Street est habitée exclusivement par des Chinois. Combien sont-ils  : cinq mille ? Dix mille ? Même Scotland Yard l'ignore. Au cours d'une rafle, on a trouvé cinquante familles chinoises logées dans trois chambres !... Le meurtre de Wong Kam conduisit à d'autres macabres découvertes. Les assassins du vieillard ils étaient quatre cherchaient à mettre la main sur son fils, Wong Pun Hai. Celui-ci se manifesta, le temps de réclamer le corps de son père et d'informer Scotland Yard qu'il retournait en Hollande pour se laver de l'accusation du meurtre d'un certain Li Pun Wok. La police anglaise contacta Amsterdam  : effectivement, Li Pun Wok avait disparu, mais rien ne permettait de croire à un meurtre, puisqu'il n'y avait pas de cadavre. Le jeune Wong amena la police jusqu'à la plage de Schveningen. C'est dans une dune qu'on trouva le corps de Li, criblé de huit balles de revolver. Li était le sixième Chinois assassiné sur le territoire hollandais en moins d'un an. Scotland Yard se décida à faire appel à un véritable expert  : le commissaire Douglas Lau, chef du Bureau des Triades de Hong Kong. Fin 1976, les meurtriers de Wong Kam étaient retrouvés. Tous s'appelaient Li ; ils étaient parents de l'homme de Schveningen et membres d'une triade rivale. Mais leur procès ne fut que le lever de rideau d'une deuxième affaire. En janvier 1977, May Wong, une jeune Chinoise d'origine malaise, fut arrêtée à Londres. Fille d'un négociant exécuté par les Triades, elle sortait juste de Roedean, le collège féminin fréquenté par toute l'aristocratie anglaise. On l'écroua, avec treize autres personnes, pour trafic d'héroïne N°3. May Wong qui touchait neuf mille francs par jour sur le trafic d'héroïne prétendit qu'elle s'était infiltrée chez les Triades dans le seul but de venger la mort de son père. Un an et demi plus tôt, la guerre des gangs avait éclaté à Singapour, mettant aux prises deux Triades de Hong Kong  : les 14 K et les Wo Shing Wo. L'enjeu de cette lutte sanglante était l'Amsterdam Connection, plaque tournante de l'héroïne N°3, le (Suite page 104.)
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