Lui n°188 septembre 1979
Lui n°188 septembre 1979
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°188 de septembre 1979

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 138

  • Taille du fichier PDF : 200 Mo

  • Dans ce numéro : Michel Drucker, Ray Bradbury, docteur Olivenstein, Chester Himes Sine et... Nathalie, Berenice, Esther.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 76 - 77  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
76 77
ANTENNE DIEU « Arrivé à l'antenne, présenté par Couderc et Zitrone un soir de 1964 parce que j'étais le seul à porter une cravate ce jour-là et que le titulaire du poste avait eu un accident ! » (Suite de la page 48.) laire du poste avait eu un accident, ça ne peut pas se provoquer ! Etre à l'antenne un jour et avoir un coup de téléphone de Michèle Arnaud, productrice de Jean- Christophe Averty, des émissions de variétés, qui vous dit « Je cherche un jeune présentateur, je vous ai vu, vous faites un peu province, mais ça peut s'arranger, vous pourriez peut-être devenir un bon présentateur de variétés », je ne l'ai pas cherché ! Etre engagé à Rtl la logique aurait voulu que ce soit France Inter qui m'engage, puisque j'appartenais à un organisme d'Etat, à l'Ortf je ne l'ai pas demandé non plus ! Je n'ai jamais rien fait... jamais le moindre travail de relations publiques de carriériste ! Lui Mais ce n'est peut-être pas un hasard si vous étiez le seul à avoir une cravate... Attachez-vous beaucoup d'importance à cet aspect physique, à ce personnage ? Drucker Pas du tout ! dans ma vie privée, je suis le contraire de ça ! mais je traîne derrière moi l'aspect d'éducation provinciale qui fait que le dimanche, il faut s'habiller, et le hasard veut... que je présente mes émissions le dimanche ! Lui Vous n'êtes pas coquet ? Drucker Non, je ne suis pas coquet. Je reste très attaché aux mêmes fringues  : s'il n'y avait que moi, je serais toujours en costume gris flanelle et en blazer parce qu'il n'y a que ça que j'aime ! Lui Vous n'aimez pas les cravates ? Drucker Non, j'en mets parce qu'il vaut mieux en mettre, et quand je reçois une dame comme Sophia Loren ou Simone de Beauvoir, je ne conçois pas de la recevoir en blue jeans, mais à la limite... ça commence à me passer, ça ! Je suis en train de me violer, et quand j'ai reçu Coluche, je me suis mis en col ouvert. Pas en salopette, mais col ouvert ! Lui Qu'est-ce que ça veut dire « être populaire » ? Ça veut dire seulement être connu ? ou être aimé ? Drucker Il y a deux choses  : c'est d'abord être connu, mais on peut être 76 populaire et pas aimé. A ce niveau là, c'est la notoriété ; et puis ensuite il y a la popularité qui ressemble un peu à l'amour, ce que j'explique dans le livre, cet espèce de désir... Le but, c'est de réunir les deux... Lui Et quand vous faisiez cette émission dans la rue, et que les gens touchaient votre voiture, presque superstitieusement... Drucker C'est très impressionnant, ça... Lui A quoi vous attribuez ce phénomène ? Qu'est-ce que vous êtes pour eux, la réussite, le succès, la gloire ? Drucker Oui, ou peut-être... il y a un courant qui passe, une sympathie... Beaucoup de gens disent  : « On vous aime bien, parce que vous êtes simple, vous n'avez pas la grosse tête ». Lui Oui mais il y a quelque chose de plus, une espèce de magie Drucker. Drucker Oui. Mais ça c'est tout le problème de la loupe qu'est la caméra. Qui s'explique difficilement d'ailleurs... Lui Il y a tout de même de votre part le désir de plaire au public, quand vous faites quelque chose ! Est-ce qu'il vous est arrivé, dans votre carrière de prendre le risque de déplaire ? Drucker Oui, souvent... Il m'est arrivé de construire des émissions où je m'étais dit que j'allais me passer de vedettes et prendre des gens qui ne passaient pas ailleurs... Et l'émission a perdu beaucoup, beaucoup d'audience dans les deux mois qui ont suivi. Alors je me suis dit qu'il fallait faire une demie mesure, que je prendrais toujours des locomotives et que je ferais de la piraterie en mettant derrière ces locomotives des gens qui n'en sont pas ! Et je me suis aperçu qu'on pouvait très bien mélanger les genres tout en restant efficace. Les Rendezvous du Dimanche c'est une sorte de chimie. Quand je prends de Funès, je prends aussi le film « Sartre par luimême », et quand je prends Johnny Halliday je prends Léo Ferré, et je m'aperçois que ceux qui aiment Johnny Halliday, eh bien ils avalent aussi Léo Ferré ! Et si parmi ceux qui ont avalé Léo Ferré alors qu'ils sont allergiques au phénomène, certains découvrent le personnage, ce n'est pas tout à fait perdu. Les Rendez-vous du Dimanche c'est ça  : il ne faut pas montrer aux gens que ce qu'ils aiment c'est trop facile. En faisant le hit parade tout le temps, on est sûr de gagner ! Si tel chanteur vend dix millions de disques, on est sûr de taper sur cette cible ! Lui Vous êtes quelqu'un de populaire, mais comme tous les gens très connus, vous êtes probablement haï par certains... Est-ce qu'on vous reproche, par exemple, de gagner de l'argent ? Drucker On ne m'en a jamais parlé. Lui Est-ce qu'il y a des gens qui vous demandent de l'argent dans votre courrier ? Drucker Oui, bien sûr. Mais il y a de tout dans mon courrier c'est tout à fait étonnant le Milieu, les « filles » m'écrivent... Elles me demandent des conseils ou des places pour leurs enfants... Lui Alors qui est-ce qui répond, c'est vous ? Drucker Je réponds à tout, oui. Parfois par une photo dédicacée, mais les lettres importantes, j'y réponds personnellement. Dix pour cent du courrier, ce sont des marginaux, des détenus, des types du Milieu parce que Rtl est la seule station de radio reçue dans les prisons ! J'ai fait, d'ailleurs, une émission en milieu carcéral, avec l'autorisation de Lecanuet qui était garde des Sceaux à l'époque. Il m'a laissé y aller, avec mon petit micro, et j'ai passé quatre heures à Fresnes. Cela se passait en direct d'une cellule  : pour passer un disque, je changeais de cellule, il n'y avait que le maton qui surveillait... le fil passait juste sous la porte, et j'avais environ cinq minutes par détenu. Cette émission a eu un tel retentissement qu'elle a été écoutée dans toutes les autres prisons ; car vous savez qu'entre tous les prisonniers qu'ils soient à Toul, à Fleury-Mérogis, à Fresnes ou à Clair- (Suite page 82.)



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Lui numéro 188 septembre 1979 Page 1Lui numéro 188 septembre 1979 Page 2-3Lui numéro 188 septembre 1979 Page 4-5Lui numéro 188 septembre 1979 Page 6-7Lui numéro 188 septembre 1979 Page 8-9Lui numéro 188 septembre 1979 Page 10-11Lui numéro 188 septembre 1979 Page 12-13Lui numéro 188 septembre 1979 Page 14-15Lui numéro 188 septembre 1979 Page 16-17Lui numéro 188 septembre 1979 Page 18-19Lui numéro 188 septembre 1979 Page 20-21Lui numéro 188 septembre 1979 Page 22-23Lui numéro 188 septembre 1979 Page 24-25Lui numéro 188 septembre 1979 Page 26-27Lui numéro 188 septembre 1979 Page 28-29Lui numéro 188 septembre 1979 Page 30-31Lui numéro 188 septembre 1979 Page 32-33Lui numéro 188 septembre 1979 Page 34-35Lui numéro 188 septembre 1979 Page 36-37Lui numéro 188 septembre 1979 Page 38-39Lui numéro 188 septembre 1979 Page 40-41Lui numéro 188 septembre 1979 Page 42-43Lui numéro 188 septembre 1979 Page 44-45Lui numéro 188 septembre 1979 Page 46-47Lui numéro 188 septembre 1979 Page 48-49Lui numéro 188 septembre 1979 Page 50-51Lui numéro 188 septembre 1979 Page 52-53Lui numéro 188 septembre 1979 Page 54-55Lui numéro 188 septembre 1979 Page 56-57Lui numéro 188 septembre 1979 Page 58-59Lui numéro 188 septembre 1979 Page 60-61Lui numéro 188 septembre 1979 Page 62-63Lui numéro 188 septembre 1979 Page 64-65Lui numéro 188 septembre 1979 Page 66-67Lui numéro 188 septembre 1979 Page 68-69Lui numéro 188 septembre 1979 Page 70-71Lui numéro 188 septembre 1979 Page 72-73Lui numéro 188 septembre 1979 Page 74-75Lui numéro 188 septembre 1979 Page 76-77Lui numéro 188 septembre 1979 Page 78-79Lui numéro 188 septembre 1979 Page 80-81Lui numéro 188 septembre 1979 Page 82-83Lui numéro 188 septembre 1979 Page 84-85Lui numéro 188 septembre 1979 Page 86-87Lui numéro 188 septembre 1979 Page 88-89Lui numéro 188 septembre 1979 Page 90-91Lui numéro 188 septembre 1979 Page 92-93Lui numéro 188 septembre 1979 Page 94-95Lui numéro 188 septembre 1979 Page 96-97Lui numéro 188 septembre 1979 Page 98-99Lui numéro 188 septembre 1979 Page 100-101Lui numéro 188 septembre 1979 Page 102-103Lui numéro 188 septembre 1979 Page 104-105Lui numéro 188 septembre 1979 Page 106-107Lui numéro 188 septembre 1979 Page 108-109Lui numéro 188 septembre 1979 Page 110-111Lui numéro 188 septembre 1979 Page 112-113Lui numéro 188 septembre 1979 Page 114-115Lui numéro 188 septembre 1979 Page 116-117Lui numéro 188 septembre 1979 Page 118-119Lui numéro 188 septembre 1979 Page 120-121Lui numéro 188 septembre 1979 Page 122-123Lui numéro 188 septembre 1979 Page 124-125Lui numéro 188 septembre 1979 Page 126-127Lui numéro 188 septembre 1979 Page 128-129Lui numéro 188 septembre 1979 Page 130-131Lui numéro 188 septembre 1979 Page 132-133Lui numéro 188 septembre 1979 Page 134-135Lui numéro 188 septembre 1979 Page 136-137Lui numéro 188 septembre 1979 Page 138