Lui n°182 mars 1979
Lui n°182 mars 1979
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°182 de mars 1979

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 154

  • Taille du fichier PDF : 155 Mo

  • Dans ce numéro : entretien du mois avec Michel Poniatowski.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CA MARCEE PMI SOY ! Michel Jazy, Guy Drut, Alain Mosconi Jean Feldman Hervé Arnica Boucheron Gérard Pailleron 148 MICHEL JAZY, GUY DRUT, ALAIN MOSCONI A eux trois, Guy Drut, Michel Jazy et Alain Mosconi ont une carte de visite impressionnante. A eux trois, ils cumulent... seize records du monde, quatre médailles olympiques, cent soixante-dix titres de champions de France et, désormais, un sigle commercial commun  : Sport Leaders. En s'associant, ces trois champions se sont donnés de nouveaux objectifs, appelés à un grand retentissement. « Notre but, explique Alain Mosconi, Pdg de Sport Leaders, est de concevoir des complexes sportifs ou de loisirs, de les réaliser et de les livrer, clefs en mains, en parfaite conformité avec les régiements sportifs internationaux ». Cette idée, d'une évidente simplicité, est en fait inédite. Il s'agit d'apporter à toutes les catégories d'intéressés (particuliers, collectivités locales ou municipales, clubs en voie d'expansion, etc.) la garantie d'une technicité au-dessus de la moyenne, la sécurité d'une construction respectant tous les devis et le bénéfice d'une finition « de pointe ». Sport Leaders assure le meilleur cheminement de tout projet (quelle que soit sa dimension) et de toute commande grâce à des accords de soustraitance avec des sociétés également leaders dans leurs secteurs propres (architecture, ingeniering, revêtement de sol, éclairage, etc.). Avec un financement qui repose sur des bases fort solides (Banque de Suez et d'Indochine). D'ores et déjà, le présidentdirecteur général, Alain Mosconi, ne cesse de sillonner la France, l'Europe et l'Afrique, autant pour prospecter des marchés qui s'annoncent fructueux que pour répondre à des demandes multiples. « Le besoin d'équipements sportifs et de loisirs est une des caractéristiques majeures de l'époque actuelle. Nous ne faisons en fait qu'épouser notre temps et ses aspirations... », observe-t-il. Sport Leaders est déjà associé à quelques projets d'envergure déjà en cours (notamment à Monaco, en Afrique francophone et en Espagne). Et pourtant, tout cela n'est encore qu'un début ! Renaud de Laborderie. JEAN FELDMAN « ça marche pour moi... parce que j'ai envie que ça marche ! » affirme-t-il en souriant. Et pour Jean Feldman, quarante-six ans, ça dure depuis pas mal de temps... Ce n'est pas un hasard si, depuis quatre ans, parmi les agences de publicité, Feldman, Calleux et Associés sont toujours classés premiers sur le plan de la créativité. Parce qu'ils ont su « garder le rythme » ce sont les coureurs de fond qui gagnent, pas les sprinters ! —, le même enthousiasme, la même fougue. « On travaille six mois sur quelque chose qui a finalement une existence très courte  : aussitôt qu'il y a création, il y a automatiquement destruction. Ce qui fait, ajoute Jean Feldman en riant, que, même pour les mégalos comme moi, il n'y a pas de temps pour l'autosatisfaction ! » Même si ces raisons d'être satisfaits s'appellent Woolmark, Francine, Obao, Banga ou Mutzig, des campagnes qui ont marqué... Leur secret  : être toujours « neuf » devant un problème. Et avoir une solidité matérielle et financière le groupe, qui est auto-financé, représente cent cinquante personnes et pèse vingt et un milliards anciens qui permettent de préserver le flux créatif... Fca est née en 1966 de la rencontre de Calleux, le commercial, et de Feldman, le créatif, à une époque où on ne pouvait pas imaginer que « des salariés de la pub puissent passer patrons »... Ils ont tous deux vécu l'âge d'or, à Publicis  : « J'y ai appris mon métier en avançant », reconnaît Jean Feldman. Mais si leur entreprise paraissait vouée à l'échec, leur réussite a suscité de nombreuses vocations ! Une réussite qui reste indissociable de la cohésion de deux hommes, et de leur réalisme face à la cruauté du marché. Autre innovation  : ils ont été les premiers à acheter une agence américaine (Benton and Bowles), et sont aussi présents à Lyon, Rouen et Marseille. Une autre manière de rester dans le peloton de tête !... En gardant la tête froide ! « Puisque la réussite, ajoute Jean Feldman, c'est demain. Pas aujourd'hui... » Josette Milgram.
HERVE AMICO BOUCHERON GERARD PAILLERON On vient seulement de s'apercevoir, en France, que la cassette n'est pas un sous-produit du disque il était temps ! » Hervé Amico Boucheron, Pdg, à trente ans, de la D.i.m., alias la Duplication industrielle magnétique, a de bonnes raisons de s'insurger  : il y croit, lui. Pas seulement pour servir la musique, qui reste un but premier. Mais aussi pour promouvoir une forme nouvelle  : l'information sur cassette, avec débouché, bien évidemment, sur la vidéo... Et pourtant, il n'a pas commencé par là ! Orienté, dès l'âge de dix-sept ans, vers le « technique », il entre dans une entreprise de travaux publics. A vingt et un ans, il se retrouve en train de gérer une entreprise de trois cents personnes... en Nouvelle-Calédonie ! Il revient en France au bout de deux ans, et décide de suivre des cours de perfectionnement de cadres en attendant un nouveau poste. Et puis, on le retrouve dans une entreprise de transports. Quand cette affaire fait faillite, un an plus tard, il en est nommé administrateur  : le président-directeur général, qui lui fait toute confiance, lui fait part de son désir de racheter une affaire de cassettes et l'envoie négocier  : il achète « à la chandelle » (et au prix de départ !) le fond de commerce et l'usine de Vallauris. Et c'est de cette manière, à la suite de transactions compliquées et alors qu'il savait à peine que les cassettes existaient qu'il devient gérant, puis Pdg, depuis janvier 1975, de la Dim. Dont le chiffre a quadruplé depuis son arrivée, et atteint douze millions ttc. Son but  : partir en guerre contre les monopoles, jouer la carte des indépendants  : une réussite ils sont devenus les premiers ! En créant ensuite une coopérative de distribution, assurant distribution et planning. I1 a même inventé un système d'unité de duplication de cassettes qui permet d'atteindre... soixante-quatre fois la vitesse nominale ! Le tout en dehors du réseau normal... Une gageure en bonne voie d'être gagnée, pour cet optimiste-fonceur, qui travaille quatorze heures par jour... ! Un jour de février 1972, Gérard Pailleron est entré dans un magasin pour s'acheter une chemise Arrow. Ce n'était pas la première fois  : il est de ceux pour lesquels les « américaines » font partie de tout un état d'esprit, de tout un style de vie, à mi-chemin entre le décontracté et le coincé » bref, il ne porte que ça. Ce jour-là, cette chemise-là, il refuse de l'acheter. En démontrant au vendeur que la manche est trop courte. Il se retrouve dans le bureau du directeur, Ted Koton... qui l'engage ! Une entrée en matière peu banale... Il faut dire que Gérard Pailleron a toujours eu un goût prononcé pour tout ce qui touche à l'habillement. Un goût très sûr  : « Je ne crois pas à la mode pour la mode ! » affirme-t-il. Dès son premier job il est en effet employé dans une boîte de yachting, où il est chargé d'adapter les vêtements de marins et de pêcheurs à la plaisance. Au bout de quatre ans, comme on ne veut pas l'intéresser à l'affaire, qui marche beaucoup grâce à lui, il décide de laisser tomber. Et se met à s'occuper de placements boursiers et d'assurances-vie  : une excellente école, dans une tout autre branche... Dès son entrée chez Arrow, maison plus que centenaire, il prend les choses en main  : il décide d'adapter au marché français la première collection (en bannissant, entre autres, les... rayures pyjama !) , il se promet de prouver aux Américains qu'on pouvait s'implanter en France. Il lance l'idée de l'association avec un partenaire français, les chemises sont maintenant fabriquées sous licence ici et commence à aller choisir les tissus, à dessiner des modèles, toujours en fonction d'une rationalisation (le tissu bon marché coûtant finalement cher), avec un soin du détail et une exigence de qualité dignes de la grande tradition. Directeur commercial, Gérard Pailleron crée tout un réseau à travers la France, avec huit vendeurs, et vient d'enregistrer 49% d'augmentation de facturation en un an. En France, Arrow est désormais à la hauteur de sa réputation ! Josette Milgram. ENTRETIEN « Un suicide racial collectif... » (Suite de la page 146.) n'est pas cela que je trouverais préoccupant, parce que je suis persuadé qu'elle n'empêchera pas et ne va pas empêcher finalement le renouvellement souhaitable des générations... Mais il faut aider les familles, les épauler financièrement, les aider à élever leurs enfants... Cela veut dire beaucoup d'argent, mais c'est une oeuvre essentielle pour un pays. S'il ne dépense pas de l'argent pour son avenir, je ne sais à quoi il va le dépenser... Ce qui me frappe ce qui est une manière de suicide, de suicide racial collectif c'est lorsque je vois se développer, aux Etats-Unis par exemple, des phénomènes assez massifs de stérilisation de gens qui n'ont pas encore eu d'enfant et qui, jeunes, se privent de la possibilité d'en avoir. Si cela se développait, ce serait une forme de suicide... Lui Avez-vous beaucoup d'ennemis ? Poniatowski Je ne connais aucun homme politique qui soit sans adversaires, sans ennemis. Mais il faut faire une distinction entre ennemis et adversaires. L'adversaire politique, c'est normal, représente un choix différent d'action et de société... J'ai sûrement des ennemis aussi... Lui Mais vous souriez en disant cela... Poniatowski Je vous dirai une chose  : j'ai sans doute des ennemis mais je ne crois pas en avoir beaucoup de vrais. Parce que les gens sont sensibles au fait que j'ai toujours dit avec sincérité, avec vérité, ce que je pensais et ce que je voulais. Ce qui entraîne l'inimitié profonde résulte presque toujours de l'absence de franchise et de loyauté et ce sont des reproches que l'on ne peut pas me faire ! Lui Je posais la question en pensant d'abord à votre caractère. Vous n'êtes pas toujours facile, facile... Et en pensant aussi, au fait qu'un homme politique qui passe par l'Intérieur n'en sort pas sans avoir heurté un certain nombre de gens... Poniatowski Ecoutez, je considère qu'à l'Intérieur, j'ai eu beaucoup moins de malheurs que les (Suite page 151.) 149



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