Lui n°182 mars 1979
Lui n°182 mars 1979
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°182 de mars 1979

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 154

  • Taille du fichier PDF : 155 Mo

  • Dans ce numéro : entretien du mois avec Michel Poniatowski.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 112 - 113  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
112 113
LE DROIT DANS L'CEIL On attribua deux wagons au cristallin, dix aux paupières, la cornée était transportée dans un wagon fermé spécial. Le reste du convoi était utilisé pour les cils... (Suite de la page 62.) c'était le premier Œil du Maître de toute l'Histoire de notre pays, il était énorme, et pour son transport il fallut utiliser un convoi de quarante-trois wagons. On attribua deux wagons au cristallin, dix aux paupières, la cornée était transportée dans un wagon fermé spécial, équipé d'un système particulier d'amortisseurs. Le reste du convoi était utilisé pour les cils. L'itinéraire que devait suivre le convoi transportant l'CEil du Maître était absolument secret ; il devait se rendre jusqu'à la gare de croisement de Zoubariki et là, le chef du poste d'aiguillage devait le diriger sur la ligne sudest, tout au bout de laquelle se trouvait l'institution en question. Le mécanicien ne savait pas ce qu'il transportait, ni quelle était sa destination. Il ne connaissait que le numéro de ce convoi, N" 7 422, qu'il fallait conduire jusqu'au terminus de la ligne. Le chef du poste d'aiguillage de la gare de Zoubariki n'était absolument au courant de rien. Il savait seulement que tel jour il devrait diriger sur la ligne sudest le convoi N°7 422. Et c'est tout. Le jour du départ de l'CEil du Maître le temps était splendide et ensoleillé. Nous arrivâmes à la gare en chemises légères, sans vestes. Difficile de décrire notre état d'esprit. Pour nous récompenser d'avoir réussi à fabriquer l'(Eil du Maître, on nous avait octroyé à tous des primes... Aussi bien aux ingénieurs qu'aux métallurgistes et au directeur... Les ovations et les applaudissements ne s'arrêtèrent que lorsque le dernier wagon eût disparu au tournant. Et quand les rails eurent cessé de trembler nous poussâmes un soupir de soulagement et chacun rentra chez soi... (La suite du récit va être faite à la troisième personne car l'auteur juge indispensable de narrer un épisode survenu tout à fait par hasard à la gare de Zoubariki le jour de l'a Fête des Cheminots  : il va sans dire que toutes les fêtes, en Urss, « s'arrosent » ce qui explique l'état « nauséeux » du person- 11 2 nage du récit.) Le chef du poste d'aiguillage se sentait dans un état nauséeux ce matin-là. Ses tempes résonnaient. Sa tête éclatait. Sa gueule n'arrivait pas à s'immobiliser dans un miroir. Ses mains tremblaient. Sans parler des brûlures d'estomac... Oui, car cette nuit le chef du poste d'aiguillage avait commis une erreur et il la payait. Son erreur, c'était qu'il ne voulait pas s'enivrer, mais qu'il l'avait fait. Et comme par un fait exprès, c'était précisément ce jour-là qu'il y avait tant de convois à la gare !... Il n'aurait pas le temps de tout régler avant cinq heures. Et à cinq heures plus rien ne comptait car il devait se trouver devant sa télévision et regarder un concert programmé à la demande des cheminots et où lui-même avait fait inclure, il y a un mois, la chanson « Le drapeau du cheminot »... A midi, sa femme, pleine de prévenances, lui apporta de la saumure, réputée contre la gueule de bois, directement à son bureau. Et au moment même où cette divine boisson apaisante s'écoula dans son oesophage, le convoi N°7 422 eut la malencontreuse idée d'arriver. Or ce convoi, selon les directives, devait bénéficier de la priorité absolue... « Ah non, pensa notre homme, je vais d'abord finir d'avaler ma saumure ». C'est ce qu'il fit tout d'abord, puis il se querella avec sa femme, puis il envoya au diable « ce maudit travail sans bonifications, ni primes », puis le téléphone sonna et on lui annonça qu'à l'occasion de la Fête des Cheminots « il recevait un mois de salaire en prime », puis il apprit que c'était un canular, puis il n'y eut plus de saumure... Bref, il avait de nombreuses raisons objectives pour commettre sa deuxième erreur et envoyer le convoi N°7 422 non pas sur la ligne sud-est, mais sur celle du sud-ouest... Évidemment, il n'y avait là aucune mauvaise intention de sa part. Mais cela ne fut éclairci que plus tard ; pour l'instant le convoi N" 7 422 chargé de l'OEil du Maître filait vers le sud-ouest et, selon les instructions reçues, avait la priorité absolue... (Ici, l'auteur doit marquer un temps d'arrêt en attendant que l'OEil du Maître arrive au terminus sud-ouest... Le voilà qui passe... Il est arrivé. Tout va bien. On peut poursuivre.) - Qu'y a-t-il là-dedans ? demanda le directeur de la fonderie de métaux de récupération. - Ma foi, je n'en sais trop rien ! répondit le mécanicien et il essuya la sueur de son front avec sa casquette. Il n'y eut plus d'autres questions. Le chargement, en effet, était curieux et insolite. Il était surtout particulièrement réfractaire au feu et impossible à traiter dans les fours habituels... Il n'est probablement pas nécessaire de signaler que cette fonderie avait son Plan et qu'il lui fallait le réaliser... Il n'est pas nécessaire de décrire non plus les conditions de travail offertes aux ingénieurs d'élite pour qu'ils construisent au plus vite de nouveaux fourneaux... En tout cas, quelques jours plus tard, l'OEil du Maître se trouvait dans la cour de cette entreprise, coulé en grandes gueuses de format standard. Et la joie des travailleurs fut infinie, le meeting solennel et une minute de silence fut observée en l'honneur d'un ingénieur qui n'avait pas eu la chance de vivre jusqu'à cette heure merveilleuse. Pour les récompenser d'avoir mis au point un nouveau modèle de fourneau, on donna des primes aux ingénieurs de cette équipe, ainsi qu'au directeur... (Oui ! L'homme armé de la science d'avant-garde, muni de la technique révolutionnaire, est vraiment toutpuissant ! Il n'est pas de problèmes qu'il ne puisse résoudre ! ) Quant au chef du poste d'aiguillage de la gare de Zoubariki, licencié pour négligence dans l'accomplissement de ses fonctions, il s'enivra dès le premier soir.Mais cette fois, ce n'était pas une erreur de sa part. Non ! Cette fois, c'était un enivrement motivé, profondément voulu. Arkadi Arkanov, extrait de Le vrai mensonge, Paul Vermont.)
WAX LES VEDETTES JAPONAISES DE LE ES On n'en connaissait que quelques-unes. Voici qu'elles débarquent en rangs serrés, les friponnes... Après la vague des Honda, Datsun, Toyota et autres Mazda, c'est l'offensive de charme de Daïhatsu et de Mitsubishi. Lui a flirté avec huit de ces filles du soleil levant... a., T. ; `i':  : s,



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Lui numéro 182 mars 1979 Page 1Lui numéro 182 mars 1979 Page 2-3Lui numéro 182 mars 1979 Page 4-5Lui numéro 182 mars 1979 Page 6-7Lui numéro 182 mars 1979 Page 8-9Lui numéro 182 mars 1979 Page 10-11Lui numéro 182 mars 1979 Page 12-13Lui numéro 182 mars 1979 Page 14-15Lui numéro 182 mars 1979 Page 16-17Lui numéro 182 mars 1979 Page 18-19Lui numéro 182 mars 1979 Page 20-21Lui numéro 182 mars 1979 Page 22-23Lui numéro 182 mars 1979 Page 24-25Lui numéro 182 mars 1979 Page 26-27Lui numéro 182 mars 1979 Page 28-29Lui numéro 182 mars 1979 Page 30-31Lui numéro 182 mars 1979 Page 32-33Lui numéro 182 mars 1979 Page 34-35Lui numéro 182 mars 1979 Page 36-37Lui numéro 182 mars 1979 Page 38-39Lui numéro 182 mars 1979 Page 40-41Lui numéro 182 mars 1979 Page 42-43Lui numéro 182 mars 1979 Page 44-45Lui numéro 182 mars 1979 Page 46-47Lui numéro 182 mars 1979 Page 48-49Lui numéro 182 mars 1979 Page 50-51Lui numéro 182 mars 1979 Page 52-53Lui numéro 182 mars 1979 Page 54-55Lui numéro 182 mars 1979 Page 56-57Lui numéro 182 mars 1979 Page 58-59Lui numéro 182 mars 1979 Page 60-61Lui numéro 182 mars 1979 Page 62-63Lui numéro 182 mars 1979 Page 64-65Lui numéro 182 mars 1979 Page 66-67Lui numéro 182 mars 1979 Page 68-69Lui numéro 182 mars 1979 Page 70-71Lui numéro 182 mars 1979 Page 72-73Lui numéro 182 mars 1979 Page 74-75Lui numéro 182 mars 1979 Page 76-77Lui numéro 182 mars 1979 Page 78-79Lui numéro 182 mars 1979 Page 80-81Lui numéro 182 mars 1979 Page 82-83Lui numéro 182 mars 1979 Page 84-85Lui numéro 182 mars 1979 Page 86-87Lui numéro 182 mars 1979 Page 88-89Lui numéro 182 mars 1979 Page 90-91Lui numéro 182 mars 1979 Page 92-93Lui numéro 182 mars 1979 Page 94-95Lui numéro 182 mars 1979 Page 96-97Lui numéro 182 mars 1979 Page 98-99Lui numéro 182 mars 1979 Page 100-101Lui numéro 182 mars 1979 Page 102-103Lui numéro 182 mars 1979 Page 104-105Lui numéro 182 mars 1979 Page 106-107Lui numéro 182 mars 1979 Page 108-109Lui numéro 182 mars 1979 Page 110-111Lui numéro 182 mars 1979 Page 112-113Lui numéro 182 mars 1979 Page 114-115Lui numéro 182 mars 1979 Page 116-117Lui numéro 182 mars 1979 Page 118-119Lui numéro 182 mars 1979 Page 120-121Lui numéro 182 mars 1979 Page 122-123Lui numéro 182 mars 1979 Page 124-125Lui numéro 182 mars 1979 Page 126-127Lui numéro 182 mars 1979 Page 128-129Lui numéro 182 mars 1979 Page 130-131Lui numéro 182 mars 1979 Page 132-133Lui numéro 182 mars 1979 Page 134-135Lui numéro 182 mars 1979 Page 136-137Lui numéro 182 mars 1979 Page 138-139Lui numéro 182 mars 1979 Page 140-141Lui numéro 182 mars 1979 Page 142-143Lui numéro 182 mars 1979 Page 144-145Lui numéro 182 mars 1979 Page 146-147Lui numéro 182 mars 1979 Page 148-149Lui numéro 182 mars 1979 Page 150-151Lui numéro 182 mars 1979 Page 152-153Lui numéro 182 mars 1979 Page 154