Lui n°121 février 1974
Lui n°121 février 1974
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°121 de février 1974

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Paul Getty, il roule sur l'or... noir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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0 Ut, ce matin, Bill s'était laissé aller  : 8 h 43, et il n'était pas encore parti ! Il ne serait pas à Bigboss City avant 9 h 11. C'était bien la première fois depuis deux ans ; mais le patron très strict, lui ferait évidemment des observations, son avancement serait peut-être compromis. Joan serait déçue  : ils ne pourraient pas remplacer leur vieille voiture de huit mois, un modèle de 1965 qui datait terriblement avec ses cinq couleurs et ses malheureux 390 CV ! Une fois de plus, sa femme lui donnerait ses voisins en exemple. Les Daygoordy, eux, avaient pu s'acheter la dernière Mat-ay-Matic  : sept couleurs, deux réfrigérateurs, 440 CV. En montant dans sa Chevromilk, Bill ruminait de sombres pensées. Il gagna l'autoroute toute proche, puis tourna le dos à son volant, et continua à ruminer. A cheval sur son ruban électronique, la voiture avait pris d'elle-même son allure, suivant, au radar, à distance réglementaire, une petite Cash Gombier assez ridicule avec ses 270 CV, et qu'il n'était bien sûr, pas question de doubler. Derrière Bill, et à la même distance réglementaire, venait une De Toto, vraiment banale avec ses pneus verts et son toit rouge... tiens, mais c'était celle des Lookatmy, qui habitaient un peu plus loin. Derrière la De Toto venait une grosse Quick que l'on pouvait apercevoir dans les virages, prenant sagement la file... A 9 h 7, la Chevromilk passa devant la tour de contrôle A-7-P-P qui commandait l'entrée de Bigboss City. A 9 h 11, Bill engagea une longue discussion avec Marilyn qui n'était absolument pas d'accord avec lui sur la dernière étude du marché. Elle s'emporta, alors qu'habituellement elle mettait des formes. A midi, Marilyn partit en claquant la porte  : vraiment, soupira Bill, ces nouveaux robots n'étaient pas commodes ! A la cafeteria, Bill retrouva le 22 gros Lookatmy et le petit Poorthing, propriétaire de la Cash Gambler. Tous deux étaient, comme d'habitude, arrivés en retard à leur bureau le matin, tandis que Bill était connu pour sa ponctualité. Mais aujourd'hui il restait songeur. En finissant sa saucisse à la groseille, Bill poussa un cri  : « J'ai trouvé, dit-il en se tournant vers ses deux amis. Demain matin, je passerai vous prendre à 8 h 30 exactement, vous garderez vos voitures, mais je vous remorquerai, vous serez bien obligés d'arriver à l'heure ! » On rit beaucoup et on approuva. A partir du lendemain, on vit donc passer la Chevromilk remorquant la Cask Gambler et la De Toto. Ces deux véhicules avaient arrêté leur moteur  : les 390 CV de la Chevromilk suffisaient largement à traîner le convoi à l'allure prescrite. Les distances étaient respectées par les radars et A-7-P-P ne formulait pas d'objections, du moment que le droit d'utilisation de Le Jules Verne _. Vis:,., ; de l'Auto-Journ l'autoroute lui était versé. La semaine suivante, la Quick. demanda à faire partie du cortège. Puis tous les habitants du quartier prièrent Bill de les remorquer, moyennant une modeste contribution. C'était tellement commode... un tel progrès !... Bientôt la Chevromilk n'y suffit plus. Bill dut acheter une grosse Licol de 510 CV, à laquelle il put accrocher une assez belle rame. Ses clients, qui en avaient assez de brancher leur radar et de pousser un bouton — bref, de conduire leur voiture — firent retirer les moteurs de leurs véhicules pour les alléger un peu. Le progrès accélérait sa marche. L'année suivante, un industriel de Bigboss City imagina de construire de longues carrosseries divisées en plusieurs compartiments, qui remportèrent un grand succès. Le public les baptisa « wagons », en souvenir du bon vieux temps. Bill engagea un employé pour vendre aux voyageurs, qui n'avaient maintenant plus besoin de voitures, des billets correspondant au prix du trajet. Un peu plus tard, la firme Quick acquit une célébrité méritée en lançant sa longue Lock-O-motiv, qui pouvait remorquer 50 wagons. Bill eut de nombreux émules, des sociétés mettaient en service de nouvelles rames. En 1968, l'administration de l'autoroute s'inquiéta ! On lui versait bien les redevances prescrites, mais le guidage des longues rames posait des problèmes de plus en plus ardus. Heureusement, le directeur général de l'A-7-P-P eut une idée de génie, qui lui valut de voir ériger de son vivant sa statue en matière plastique sur la grand-place de Bigboss City  : il fit poser sur l'autoroute deux bandes d'acier parallèles appelées « rails », sur lesquelles Lock- O-Motiv et wagons durent obligatoirement circuler après que leurs roues eurent été débarrassées de leurs pneumatiques. Le progrès était sur la bonne voie. Il va sans dire que la circulation des automobiles fut strictement interdite sur l'autoroute. Mais les usagers purent se procurer une petite brochure baptisée « indicateur », contenant les heures de passage — très rigoureuses — aux différentes stations se trouvant sur la nouvelle « voie ferrée ». Et l'on vient, nous rapportet-on, d'ouvrir un concours pour recruter des chefs de gare. « Quand je pense, disait l'autre soir le grand chef Bill à Joan, en ôtant sa casquette, qu'il y a quelques années, les automobilistes étaient astreints à conduire leur voiture et même obligés de choisir leur itinéraire. Qui aurait imaginé la merveilleuse transformation de la vie que nous apporterait le progrès Gilles Guérithault (extrait de l'Auto Journal du 15 fév. 1956) STARTERS Par Armand Pecharic. Et avec la collaboration de l'équipe de Oui-Magazine.
MAITRE KANTER RETROUVE SA BLONDE. Valse lente i Kan ter - brai oh oh Kan ter oh Pour brasser sa bière et depuis, en Alsace-Lorraine, il existe une blonde, le bon Maître Kanter blonde comme là-bas. fit comme en Bavière Kanterbrâu, oh, oh, oh, oh, elle est blonde et légère car elle a tout pour plaire aux Français. refrain (bis, repris en chœur) Kanterbrâu, oh, oh, oh, oh, c'est la bière qu'on préfère quand on a du goûtetdu palais. Kanterbrau. La bière de Maître Kanter.



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