Lui n°121 février 1974
Lui n°121 février 1974
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°121 de février 1974

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Paul Getty, il roule sur l'or... noir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MADAM « Aussi charmants soient-ils, les Américains du Sud refusent obstinément de faire l'amour avec les femmes de leur pays. » payent bien et ne chicanent jamais sur le prix. Ils préfèrent en général emmener la fille dîner et sont d'excellente compagnie. Les Espagnols ressemblent tout à fait aux Italiens. Les Américains du Sud (Mexicains compris). En général, ils ont un comportement d'amant, et non pas de client. Cela leur est égal de dépenser leur argent, mais ils pensent que pour cent dollars, ils peuvent garder une fille toute la nuit. Le prix leur importe peu, mais ils ne veulent pas qu'on les bouscule. Si j'envoie une fille à un rendez-vous donné par un Texan, je sais qu'elle sera de retour une demi-heure plus tard, parce que les Américains jouent le jeu. Mais si elle va voir un Américain du Sud, elle restera absente au moins deux heures. Ils veulent séduire leur partenaire en leur parlant d'amour, ce qui prend infiniment de temps. Dans un certain sens, ils se conduisent comme des grands enfants, mais ils ont du charme, et ce sont des connaisseurs. Pour vous donner un exemple de la façon dont ils se comportent dans un lupanar, je vais vous raconter ce qui s'est passé quand, un vendredi soir, j'ai fermé ma maison à la demande du ministre des Finances d'un pays d'Amérique du Sud et de trois de ses compatriotes. J'ai affirmé au ministre qu'a part lui, ses amis, et les huit filles qu'ils avaient réservées, personne ne serait autorisé à pénetrer dans les lieux. Mais cela m'excita de les voir entrer et sortir des chambres pour faire l'amour, et lorsqu'un de mes amis téléphona, je lui demandai de passer. Quand il arriva, toutes les chambres étaient occupées, aussi ne nous restait-il plus qu'à nous installer sur le divan du salon. Au diable, ma promesse ! Le ministre avait dit « aucun autre client » ce qui ne voulait pas nécessairement dire « aucun amant ». Nous nous livrions à nos ébats depuis une demi-heure et je m'aperçus soudain que le ministre et ses amis étaient sortis des chambres, et avaient fait cercle autour de nous pour observer 110 notre petit duo. Je pensai qu'ils étaient en droit d'être furieux, mais tel n'était pas le cas. Une heure plus tard, quand nous eûmes terminé, les spectateurs nous firent une véritable ovation. Aussi charmants soient-ils, les Américains du Sud refusent obstinément de faire l'amour avec des femmes de leur pays. Les Orientaux. On dit que coucher avec un Oriental, c'est comme se laver les mains  : simple et hygiénique. Ces hommes sont les amants les plus rapides du monde, et leur sexe est en général très petit. Ils sont si faciles à contenter que lorsqu'un restaurant chinois à ouvert ses portes dans mon immeuble j'ai pu me faire envoyer des repas tous les jours en échange d'une petite séance mensuelle pour tous les membres du personnel, y compris le maître queux... Les Japonais fréquentent beaucoup plus les maisons que les Chinois qui sont très discrets et préfèrent opérer à domicile. Beaucoup d'Orientaux sont conscients de leurs défauts physiques et feraient n'importe quoi pour les cacher. (...) Qui sont les prostituées, et comment en sont-elles venues à faire ce métier ? Nombres d'entre elles sont des mannequins à mi-temps, d'autres des comédiennes qui ont perdu leurs ambitions ou qui attendent de les voir se concrétiser. D'autres encore sont des putains dans l'âme qui n'ont jamais exercé d'autre métier. Un grand nombre de filles se lancent dans la prostitution pour un temps limité, afin de gagner de l'argent rapidement, puis disparaissent. Seules les idiotes restent dans la profession jusqu'à ce qu'elles aient quarante ans. Ou bien elles tombent enceintes, ou encore sombrent dans l'enfer de la drogue. J'admire celles qui ont assez de caractère et de volonté pour se retirer après avoir ramassé le gros paquet et continuer à vivre en travaillant normalement pour un salaire moindre. Gayle et Gilda sont deux exemples frappants. Elles étaient toutes deux très intelligentes et savaient exactement ce qu'elles voulaient. Gayle abandonna le métier lorsqu'elle épousa un charmant garçon qui était directeur commercial. Elle me remercia de l'avoir aidée à constituer le pécule qui lui avait permis d'attirer son mari, et alla s'installer à Westchester. Mais trois mois plus tard, elle me téléphona pour me dire que son mari jouait et qu'elle avait besoin d'argent pour payer ses dettes. De plus, elle s'ennuyait toute seule chez elle. Elle revint travailler quelque temps et repartit quand son mari cessa de jouer. Gilda n'avait rien pour faire une bonne prostituée. Elle était honnête et très prude. Pourtant elle devint une fantastique call girl à deux cents dollars que les hommes aimaient à emmener dans leurs dîners d'affaires. Quand elle vint me voir, elle savait parfaitement ce qu'elle désirait. Après l'avoir obtenu, elle s'en alla. Elle avait réellement une volonté extraordinaire, car lorsque je l'appelai plus tard pour lui proposer un rendez-vous à cinquante ou cent dollars, elle refusa. Certaines gamines issues de familles riches se prostituent pour s'amuser ou par esprit de révolte, mais elles ne restent pas longtemps et retournent chez elles pour se marier bien gentiment. On dit que les prostituées font les meilleures épouses. A mon avis, ce n'est qu'un mythe. Madeleine a fait quatre mariages qui se sont tous soldés par des échecs. A chaque fois, elle a repris ses activités professionnelles. On m'a souvent demandé  : « Xaviera, qu'est-ce qu'une fille comme toi fabrique dans ce métier ? Pourquoi est-ce que tu ne laisses pas tomber ? Tu ferais une épouse merveilleuse ». Je n'en suis pas sûre. La vie de'K madame » est devenue pour moi la seule façon de me réaliser. J'aime l'indépendance qu'elle procure. A mon avis, la prostitution n'est pas uniquement un moyen de gagner de l'argent. C'est une véritable vocation. Xaviera Hollander. (Extraits de « Madam ». Ed. Jean-Claude Lattès).
ceux qui liserai lui Bernard Ginestet boit une bouteille de Bordeaux vieux. Un des cent Bordeaux signés Ginestet. C'est de génération en génération que les Ginestet ont appris le vignoble bordelais. Comme propriétaires. Comme marchands. Alors quand il s'agit de publicité, Bernard Ginestet choisit LUI, qui avec 700.000 exemplaires et plus de 5.000.000 de lecteurs par mois, est bien le premier support masculin français. 81% des vins fins sont en effet, achetés par les hommes (sources  : SOFRES et IFOP 73). LUI EST UN SUPPORT REGISCOPE, TOUR MAINE-MONTPARNASSE. 75755 PARIS CEDEX 15. TEL.  : 538-2422. DIRECTEUR COMMERCIAL  : PATRICK ROUSSELLE. CHEF DE PUBLICITE  : GERARD LEFEVRE. 111



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