Lui n°121 février 1974
Lui n°121 février 1974
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°121 de février 1974

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Paul Getty, il roule sur l'or... noir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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106 II y a encore du plaisir sur les routes. Savoir conduire, savoir bien se conduire, cela vous laisse le temps d'apprécier les sites vallonnés, cela vous conserve l'oeil vif et la main sûre, cela vous apporte la certitude d'arriver a votre but. Pour faire bonne route, avec du tonus sans nervosité, équipez votre voiture d'un TROLL. Mettez toutes les chances de votre côté, avec TROLL, le programmeur de vitesse qui vous préserve de la coûteuse infraction et de la désastreuse suspension de permis. Avec TROLL, vous sélectionnez votre vitesse stratégique (ou celle autorisée) et vous draguez tranquille, souriant. Avant de dépasser la vitesse programmée, vous serez averti gentiment par un signal sonore et lumineux de votre TROLL. Plus simple d'emploi qu'un auto-radio, fiable, précis, et esthétique, TROLL est une sécurité supplémentaire pour la conduite de nuit, par temps de pluie ou de verglas. Demandez-le à votre garagiste. Distribué par SEMI.trill LE SEUL PROGRAMMEUR DE VITESSE ELECTRONIQUE OUI SE MONTE SUR TOUTES LES VOITURES.
ICA MAPC ! E POUR Ele Jean-Marc Roberts Fred Lombard Bertrand Javal JEAN-MARC ROBERTS A dix-neuf Ails, il a écrit trois livres. Mieux, il a trouvé à les éditer. Et à les vendre. Son style, parlé, piquant, choquant, est à son image. Parce que Jean- Marc Roberts a du culot et pas mal de cynisme. A dix-sept ans et demi, en classe de philo, il écrit « Samedi, Dimanche et Fêtes ». Cent quarante pages de phrases courtes et aiguës, sur la vie et les mensonges d'un adolescent. Comme souvent dans les premiers romans, il y a une grande part d'autobiographie. Pudique, il s'empresse de la cacher  : « Pas du tout, mon héros tue sa soeur. Moi, je suis fils unique et non violent ! » Jean Cayrol, accepte de l'éditer au « Seuil », ensuite les lecteurs (plus de dix mille exemplaires vendus), enfin Aragon, Jean-Louis Barrault, Roland Barthes et Marcel Arland, jurés du Prix Fénéon le lui attribuent à l'unanimité. Petit prix mais grande consécration. En 73, il publie « les Petits Verlaine ». Il a pris de l'assurance. Le style est le même, encore plus direct. Et toujours le besoin de choquer  : « Je me suis rangé. J'ai couché avec mon père », commence-t-il. « Facile », disent certains. Mais Jean-Marc Roberts est lucide. Il doit évoluer car on ne lui pardonnera bientôt plus les erreurs et les élans du « jeune chien fou ». Avec son troisième livre, qui va paraître ces jours-ci, il change de ton. Moins spectaculaire, mais plus mûr, certainement. C'est une « Idée Fixe »  : « Baudelaire et les Voleurs ». Il rêve que Baudelaire est encore vivant, et il cherche à tout prix à le rencontrer pour lui demander un autographe... Entre deux pages dactylographiées de son prochain bouquin, il prépare une licence d'anglais et une d'italien. « Je pourrai toujours enseigner, si la littérature m'abandonne complètement ! » Ce n'est pas tout de suite, alors, qu'il aura tous les samedi, dimanche et fêtes des vacances scolaires ! Francois Diwo FRED LOMBARD Il est rare de rencontrer un homme qui, à peine sorti de l'université, reconnaisse qu'il a atteint son « niveau d'incompétence ». Ingénieur civil de l'aéronautique, Fred Lombard commence sa carrière à Saclay comme chercheur en physique moderne, mais s'aperçoit rapidement que, passé un certain seuil, il n'y comprend plus rien, et qu'il devient urgent de faire autre chose. Son beau-père, Pierre Levy, magnat du textile et des grands magasins, lui facilitera le passage de la mécanique spatiale à la dynamique commerciale. Et depuis 1970 Fred Lombard assume la direction générale des Nouvelles Galeries, première affaire française de grands magasins. La présence à cette place d'un homme qui a conservé une allure un, peu dogmatique et un visage de « taupin », peut surprendre. Il confesse lui-même qu'il a longtemps fait figure de mouton à cinq pattes dans ce métier de la distribution, qui a souvent fait plus confiance à l'improvisation qu'à la méthode. A l'intérieur des Nouvelles Galeries même, il a dû lutter contre une réputation (fausse) de technocrate irresponsable et de « mathématicien suffisant ». Ne parlait-il pas de modéliser la gestion d'un magasin comme la trajectoire d'un engin balistique ! En réalité, quinze ans de commerce et d'administration d'entreprises l'ont fait progressivement, selon son expression, « remonter vers l'humain ». Au fur et à mesure que l'on résoud les problèmes de gestion pure, les vraies questions passent au premier plan  : la qualité de la vie dans le travail, les nuisances sociologiques, etc. Pour aller sur un plan personnel jusqu'au bout de cette « humanisation », Fred Lombard aimerait réaliser un vieux rêve  : la politique. Non pas la cuisine électorale, mais, sur le modèle américain, une sorte de haut-fonctionnariat bénévole, dans le cadre duquel il pourrait mettre au service de la « cité » ses compétences de chef d'entreprise. Gilles Coville BERTRAND JAVAL Il est grand, fort, et pas bête du tout. Bertrand Javal, outre une Camel, a le sourire aux lèvres. Le sourire de la victoire. Il y a de quoi. En produisant « Rabbi Jacob », il a joué un coup de poker et vient de gagner superbement. Derrière son grand bureau de marbre, il compulse un bloc où sont griffonnés des chiffres. « Ce sont les premiers résultats des entrées pour Rabbi Jacob. Plus de cent vingt mille spectateurs en cinq jours, à Paris, vous vous rendez compte ? Vous me voyez à un tournant de ma carrière. » A vingt ans, il travaille dans l'entreprise familiale de rubans pour modistes. Alors, par hasard, il rencontre l'organisateur de galas Alain Duchemin et devient son assistant. Comme les relations publiques l'attirent plus que les faveurs pour couvre-chefs, il monte peu après son propre bureau d'attaché de presse. Réduit à sa plus simple expression puisqu'il se compose de Javal, d'une amie secrétaire, d'un téléphone et d'une machine à écrire. « Mon premier client était le patron d'une boîte de nuit qui me donnait une prime à chaque fois qu'un client venait de ma part. Cela me permettait juste de payer la location de la machine à écrire ! » Javal a trouvé sa vocation. Avec l'argent des autres, il continue à être producteur. Il travaille quelque temps avec Zannuck, puis revient à la production indépendante en 69, en finançant « l'Aveu » de Costa Gavras. Il a quarante-trois ans et c'est sa première vraie réussite. Au même moment, il rencontre Gérard ()ury et lui suggère, comme un défi, de produire son prochain film avec de Funès. Après deux ans de labeur, « Bébé Jacob » est né et, d'après l'indice de fréquentation des salles, il semble être un enfant prodige. Javal est ravi, mais n'a pas décidé pour autant de perdre sa simplicité  : « Je fréquente assez de cabots pour ne pas faire, moi aussi, mon cinéma ! » François Diwo. 107



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