Lui n°121 février 1974
Lui n°121 février 1974
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°121 de février 1974

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 151 Mo

  • Dans ce numéro : Paul Getty, il roule sur l'or... noir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MADAM La feuille de rose est aussi très demandée, mais il est inutile de dire que rares sont les filles qui acceptent... » (Suite de la page 102.) Si une call girl n'a jamais pratiqué la fellation, je lui montre mes films personnels, qui comprennent entre autres, un cours intéressant sur l'art du cunnilingus. Si un client veut s'instruire avant de passer à la pratique, il est libre de les regarder. La plupart du temps, les hommes viennent pour se détendre et préfèrent qu'on s'occupe d'eux. Pour cette raison, ils se contentent souvent de s'allonger et de demander à leur partenaire de faire le travail, ce qui les arrange en général car leur corps est soumis à moins rude épreuve. Mais une fille ne peut exiger d'emblée cette distribution des rôles, car le client est libre de lui répondre  : « C'est moi qui paye, alors c'est à moi de décider ». Dans la liste des préférences, la fellation vient tout de suite après le coït normal. J'aime assez donner du plaisir à un homme de cette façon, sauf s'il se contente de subir passivement mes caresses sans gémir ni remuer. Vient ensuite la sodomie. Si un client fait connaître ses désirs à la « madame », on le confie à une spécialiste. Mon experte en sodomie est une Américaine, blonde, pâle et très mince, qui n'aime faire l'amour que de cette façon. La « feuille de rose » ou analingus est aussi très demandée, mais il est inutile de dire que rares sont les filles qui acceptent de le faire, à moins de pouvoir persuader le client, avec diplomatie, de prendre un bain auparavant. En général, les hommes n'insistent pas quand leur partenaire refuse de se prêter à leurs désirs. Certains clients s'attendent à ce qu'on aille leur décrocher la lune. Ils veulent s'accoupler dans dix positions différentes et leur devise est  : « Je veux en avoir pour mon argent ». Ils trouvent que cinquante dollars, c'est énorme. Ce qui est étonnant, c'est que ce type d'homme n'embrasse pour ainsi dire jamais sa partenaire sur la bouche, même quand il jouit. Ce qu'une fille est prête à faire dépend du temps dont elle dispose et aussi de l'attirance qu'elle éprouve pour son client (...) 104 Si la fille est altruiste, elle donnera à son client un tube de « Détane » et lui dira de s'en passer sur le gland. C'est extrêmement efficace. Quelquefois, je tente une approche psychologique et quand je sens mon partenaire sur le point d'exploser, je lui suggère, en plaisantant, de penser à l'enterrement de sa belle-mère. En général, c'est le problème inverse qui se pose  : arriver à faire jouir un homme quand tout a été joué, y compris la mi-temps et les arrêts de jeu. Mes filles se sont trouvées un jour dans une situation semblable. Tout le monde faisait l'amour, et personne n'arrivait à l'orgasme ! Finalement, Grethe, une Allemande pleine de ressources, imagina une solution qui s'avéra très efficace. Grethe commandait un groupe de filles que j'avais envoyées dans un appartement du Hilton de New York, pour participer à une petite soirée donnée par de riches jeunes gens de la ville. En arrivant, elles constatèrent que la réception battait son plein. Il y avait un orchestre et les gens dansaient, tandis que la plupart des chambres étaient occupées par des jeunes couples copulant dans différentes positions. Les filles s'assirent, bavardant tranquillement avec leurs partenaires en attendant que les lits soient libres. Mais au bout d'une demi-heure, rien n'avait changé. Grethe s'impatienta et décida de hâter les événements en créant une atmosphère un peu plus sensuelle. Suivant le même principe que celui qui consiste à faire couler de l'eau pour forcer quelqu'un à uriner, elle se mit à gémir, à haleter, à crier comme si elle jouissait et cinq minutes plus tard, tout le monde l'imita. Les filles se ruèrent vers les salles de bains et Grethe et ses compagnes filèrent dans les chambres avec leurs partenaires. Il est inutile de préciser que l'hygiène tient une très grande place dans le métier. Une fille n'a pas envie de faire l'amour avec un homme qui n'est pas propre, et la réciproque est tout aussi vraie. Je veille à ce que mes pro- tégées s'épilent les aisselles et les jambes, qu'elles prennent des bains, qu'elles utilisent des lotions et une poire vaginale. Une professionnelle peut se laver deux ou trois fois par jour sans courir le risque d'assécher la muqueuse interne, particulièrement sensible. Pour se protéger contre l'infection, les filles essaient d'inspecter le pénis des clients avant qu'ils aillent aux toilettes pour uriner, éliminant ainsi toute trace de maladie. Néanmoins, ce danger n'existe pas dans une maison comme la mienne. Si un homme désire se protéger, il lui suffit de demander un préservatif. Une ou deux fois, il m'est arrivé d'avoir un client qui s'est comporté comme un enfant dans une confiserie. Il a possédé plusieurs filles en une soirée, et cette activité inhabituelle a provoqué une fatigue qui s'est traduite par une légère suppuration. Mais en deux ans d'activité professionnelle, je n'ai jamais rencontré de cas de maladie vénérienne, grâce aux multiples précautions que j'ai prises. J'ai la réputation d'être obsédée par la propreté. La première chose que je remarque chez une personne, ce sont ses ongles. S'ils sont sales, je n'hésite pas à la traîner devant un lavabo et à lui laver les mains. (...) Comment les professionnelles se protègent-elles contre la grossesse et autres périls du métier ? Comment font-elles pour éviter la période mensuelle d'inactivité ? La plupart des filles prennent la pilule, d'autres préfèrent le diaphragme. Ce petit instrument est aussi bien utile pour retenir le flux menstruel. Il suffit de se laver, d'insérer le diaphragme, puis de se doucher à nouveau. Ainsi il est impossible de savoir qu'une fille a ses règles. Cette méthode ne donne qu'une demi-heure de répit, aussi certaines call girls préfèrent-elles utiliser de gros tampons d'ouate. Cela n'est pas sans danger, car un partenaire puissant risque de pousser le tampon dans des régions où seul un gynécologue pourra (Suite page 109.)
Val fait des pyjamas qui ne donnent pas envie d'aller dormir tout de suite. Criniple7) Pour lui  : Pyjaval de Val en uni  : or/noir, beige/marron, ciel/marine. ou en imprimé  : or/noir, topaze/marron, ciel/prune. Pour elle  : Pyjaval de Valisère turquoise/safran, orange/vert. Prix conseillé  : 95 F. AL CRÉATION VALISÈRE



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