Lui n°112 mai 1973
Lui n°112 mai 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°112 de mai 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 224

  • Taille du fichier PDF : 182 Mo

  • Dans ce numéro : Ushi la sublime.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LE MOSSAD aremmummis France-Soir rassure ses lecteurs  : les vedettes cinglent vers l'Alaska. En fait, elles mouillent à Haïfa ! (Suite de la page 92.) laies. La tactique consista donc à engager le combat à grande altitude et à viser les réservoirs. Désormais, les services secrets israéliens entraient dans une nouvelle phase  : il importait de relever le défi lancé par l'Union soviétique, qui mettait au service des Arabes ses progrès technologiques. Il devenait de plus en plus évident que la sécurité israélienne dépendait de techniques plus avancées.et que l'électronique devait venir au secours des agents secrets. C'est à ce moment que l'Aman, le 2e Bureau israélien, commença à s'imposer comme principal organisme de la sécurité. La soudaine prédominance de la technologie, la sclérose des chefs militaires en place et la satisfaction consécutive à la victoire faillirent détruire, en 1967, la souplesse opérationnelle qui avait fait la réputation du Mossad. Mais le culot israélien n'avait pas dit son dernier mot. Il se manifesta encore à l'occasion, d'opérations si « gonflées » qu'elles ressemblaient à des farces espiègles. La plus humiliante pour ses victimes est sans doute l'affaire des « vedettes de Cherbourg », cinq vedettes lance-torpilles chipées à Noël 1969 dans le port de Cherbourg, à la barbe des Français. « Chipées » ? Non, « volées », car, bien que les vedettes de fabrication française aient appareillé (le Cherbourg sans l'autorisation du gouvernement français, les Israéliens les avaient intégralement payées. Ce trait d'audace couronnait une longue suite d'intrigues diplomatiques commencée en 1962 par une commande secrète de douze vedettes lance-torpilles passée à l'Allemagne de l'Ouest. Le « New York Times » ayant révélé les détails du marché gerinano-israélien, les Allemands, craignant de compromettre leurs relations avec les pays arabes, cessent la fabrication à la troisième vedette. La France reprend la commande, payée d'avance, et lance deux autres vedettes eu mai 1967. La guerre de Six Jours éclate en juin de la même année, et le général de Gaulle décrète l'embargo stir tolites les armes offensives à destination d'Israël. Les diplomates israéliens ayant fait valoir que les vedettes sont des armes défensives, de Gaulle autorise la reprise de la construction. A la fin de 1968, deux autres vedettes 98 sont prêtes. Mais, après le bombardement par Israël de l'aéroport de Beyrouth, de Gaulle ordonne de nouveau l'embargo sur vedettes  : défensives ou offensives, elles resteront en France. L'amiral israélien Mordecaï Limon apprend la décision (le De Gaulle le 3 janvier 1969. Les deux vedettes nouvellement lancées font leurs essais au large de Cherbourg. Limon prévient son agent à Cherbourg, et les essais se poursuivent jusqu'à Haifa ! Il en reste encore cinq à Cherbourg, dans le port. De Gaulle évincé, Georges Pompidou autorise la construction du reste de la commande. Mais quant à permettre aux vedettes de cingler vers Israël, il n'en est pas question. « Et si nous y renoncions ? demande aux Français lamiral Limon. Nous connaissons une compagnie de navigation panaméenne qui est prête a nous les racheter. » Le pavillon de Panama, c'est suspect, mais cette compagnie a son siège en Norvège. Or, la Norvège, c'est respectable, c'est sérieux. Peu importe que le directeur norvégien de la compagnie, Martin Siem, qui mènera les transactions, soit un résistant antinazi de longue date et ami d'Israël. Les Français donnent leur accord. Dans les services secrets israéliens, personne ne croit un seul instant que les Français sont dupes. On estime que Pompidou et compagnie ont très bien compris le manège, mais qu'ils sont décidés coûte que coûte à se débarrasser des encombrantes vedettes. La Norvège, Panama, tout est bon du moment que les apparences sont sauves et que l'embargo n'est pas of f i- ciellement violé. Après une période d'attente convenable, les Israéliens n'auront qu'à récupérer leurs vedettes, et personne n'y verra rien. Les Français font donc les innocents. Ce raisonnement repose sur le postulat que toute l'affaire sera étouffée. Mais une erreur monumentale viendra fausser le jeu. A l'occasion du lancement de son dernier sous-marin nucléaire, la France invite la presse mondiale à Cherbourg. Contrairement à l'attente des Français, la presse mondiale s'intéresse beaucoup moins au submersible qu'aux cinq vedettes amarrées dans le port. Elle avait oublié leur existence, la presse mondiale. Est-ce que ce ne serait pas, par hasard, les vedettes autrefois destinées à Israël ? Quand vont - elles appareiller ? La presse mondiale rentre chez elle, mais elle laisse des observateurs sur place... A Paris, l'amiral Limon estime qu'avec toute cette publicité, il ne peut plus prendre le risque d'attendre. Que Pompidou ferme ou non les yeux, les vedettes doivent prendre le large. Limon ne se donne même pas le mal de brouiller les pistes. Il file à Cherbourg où il prend une chambre d'hôtel sous son vrai nom et ordonne au capitaine Erza de faire appareiller sa flottille. Le lendemain, un journaliste resté sur place communique à son agence la disparition des vedettes. Chacun s'interroge sur leur destination. La Norvège ? Panama ? « France-Soir », omniscient, rassure ses lecteurs  : elles cinglent vers l'Alaska. Le dernier jour de 1969, elles mouillent à Haifa. Parmi les autres coups sensationnels des services secrets israéliens, il faut citer l'enlèvement en Egypte, par hélioptére, d'un énorme radar russe P-12. Aujourd'hui, la situation a changé.L.a menace la plus grave qui pèse sur Israël est celle de la dispersion et de la fluidité des forces de libération palestiniennes, qui ont adopté le style israélien  : frapper fort, vite, de façon imprévisible, et savoir modifier en un instant sa tactique. A quoi s'ajoute le dévouement fanatique des palestiniens à leur cause. Un ancien chef du Mossad, Meir Amit, avait déjà exprimé cette inquiétude  : « Notre problème numéro 1 vient de ce qu'Israël est entouré de partout par un monde irrationnel. Jusqu'à un certain point, les Américains peuvent prévoir les intentions des Soviétiques ou même des Chinois. Les Arabes, etix, vivent dans l'irréalisme, ce qui exige de notre part tin usage constant de la psychologie et de la virtuosité intellectuelle. » Si cette analyse est valable pour la guerre classique entre nations, elle l'est encore plus lorsqu'elle s'applique atix combattants palestiniens qui ont exporté leur guérilla jusqu'en Europe et en Asie. Et l'on peut se demander si, quand et où les Israéliens trouveront la parade. Alexandre Roth.
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