Lui n°112 mai 1973
Lui n°112 mai 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°112 de mai 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 224

  • Taille du fichier PDF : 182 Mo

  • Dans ce numéro : Ushi la sublime.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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(ÇAMARCIE Povubxi) Louis Amigues, p.-d. g. de l'agence « Tec-Wpt ». Jean-Louis Saint-Roch, joueur, coiffeur et gagneur. Bob McLaren, directeur de création chez Lintas. LOlJI$AMIGUES, Après cinq ans de collaboration avec Marcel Bleustein-Blanchet (il fut l'un des premiers psychologues de Publicis), Louis Amigues crée Tee, sa propre agence, en 1963. Dés le départ, séduit par l'aventure européenne, il fonde une filiale à Bruxelles. En 1971-1972, réaffirmant cette vocation continentale, Louis Amigues s'associe a trois « grands » européens de la publicité — Wilkens pour l'Allemagne, Publinter pour l'Italie et I laddons pour l'Angleterre — au sein d'un holding international, le groupe Wpt. Les quatre partenaires y sont à égalité  : si certains grands budgets, corn me S nia-V iscosa, Flush Puppies ou Roventa, leur sont communs, chacun garde, cependant, son indépendance totale au plan national. Pour Louis Amigues, cette formule originale devrait permettre aux sociétés europcennc de tenir tête aux américaines, grâce a une meilleure adaptation aux diverses mentalités européennes. Avec un hillint. de plus de 70 millions de dollars 216 i en 1972, le groupe Wpt veut devenir un géant européen de la publicité. Parmi les succès récents de Louis Amigues en France même, on peut citer le lancement des parfums Paco Rabanne et des produits Bridez. Louis Amigues est passionné par le prollcme clé de la communication  : « La concurrence entre les produits, dit-il, devient moins importante que la concurrence entre les messages. La communication, c'est comme le téléphone en France, on est vite coupé... I,e public critique souvent violemment la publicité, et pourtant il l'aime, elle fait partie du bon côté de sa vie. » Puis il ajoute  : « Je viens de faire un grand tour en Afrique noire. La civilisation de la case, ce sera la nôtre, ou c'est déjà la nôtre, coexistant avec celle du travail ; le temps de loisir est déjà dominé par la culture noire. La publicité est un peu au carrefour de ces deux vies menées de front par l'homme occidental. » BOB McLAREN I.e directeur de création de Lintas préfère parler lui-même de sa carrière  : « D'abord, je suis un professionnel de l'émigration. Aujourd'hui. je suis fondamentalement européen  : anglais par nature, américain par profession, français par faiblesse ! J'ai eu de longues relations sentimentales avec l'Amérique  : j'y suis arrivé en 1953, après avoirésé coursier d'un photographe à Londres et homme à tout faire au Canada. J'ai même tâté du marteau-piqueur au Québec.) Je suis entré par Detroit, et comme j'étais — comme je suis encore — fou d'automobiles, j'y suis resté ; comme styliste, chez Henri G. kaiser. Ensuite, chez Ford, j'ai travaillé sur la "l'hunderbird, sur la Lincoln Continental. Puis je nie suis occupé de la publicité de Chevrolet, d'Oldsmobile. J'adore les voitures ! » Regard amoureux sur la photographie de son Invicta 1931, majestueusement garée devant le portail de la Banque de F rance. « Au début des années 60, j'ai éprouvé un sentiment de désenchantement — quelque chose qui semblait annoncer l'immense tristesse d'aujourd'hui. Je suis allé à Londres  : je suis passé à la G. Walter-Thomson, avant d'etre, pendant trois ans, directeur de création de Smits-Bates. Mais les conditions et l'esprit du travail en Angleterre les grèves, les pratiques syndicales, tout (a... — m'ont beaucoup déçu. Et comme les Anglais ne rejoignaient pas le Marché commun, je décidais, moi, d'y entrer, par Amsterdam. En tant que directeur international de la création d'Intermarco, j'ai sauté d'une capitale à l'autre pendant plus de trois ans  : j'étais successivement en Belgique, en Suède, en Allemagne, au Danemark, en France, en Italie, puis de nouveau aux Pays-Bas... C'était éreintant, niais j'en profitais pour comparer les pays et préparer ma prochaine étape. Et finalement, la France s'est imposée  : pour moi, c'est aujourd'hui le pays le plus riche d'Europe, dans tous les sens du mot, le plus excitant... Bien sûr, lorsque je me suis installé ici en 1969, sans connaître un mot de français, Paris m'a semblé plutôt intimidant. Mais tout de suite, j'ai senti que la France restait le pays rêvé pour un type comme moi, fanatique du travail, de la table, des jolies filles et du bon vin. » nonne Concise. JEAN-LOUIS SAINT-ROCH (:'est un joueur. A dix-huit ans, il joue sa vie en s'engageant pour combattre en Algérie. "Trois ans plus tard, il joue sa Barrière en choisissant la coiffure alors qu'il n'a jamais tenu une paire de ciseaux. « J'aurais préféré la confection, niais je n'avais pas l'argent nécessaire. » Il travaille pendant huit ans chez Dessange puis décide, à vingt-neuf ans, d'ouvrir son propre salon, d'abord réservé aux femmes. I.e succès est tel que Jean-Louis Saint- Roch doit s'intéresser aussi aux maris et aux fils.'Toujours joueur, l'année dernière, il a fait peau neuve en transformant complètement la décoration de son salon, devenu désormais « complexe de coiffure ». "Tout de verre et d'acier, le bruit des séchoirs remplaçant celui des Boeings, il a son « poste de commandement » et sa « tour de contrôle ». Seul maître a bord après Apollon, Jean-Louis Saint-Roch est omniprésent. Il coiffe lui-même les nouveaux clients et se multiplie auprès des autres qui ont ainsi l'impression d'être privilégiés. Jean-Louis Saint-Roch les considère comme ses amis et c'est sans doute pour ne jamais les quitter qu'il a ouvert un salon à Saint-i'ropez et un autre à Megève. Comblé à trente-cinq ans, il reste lucide. Il sait bien qu'en matière de mode il est difficile de vieillir et c'est pourquoi, lorsqu'il ne se sentira plus capable de diriger son équipe de trente-cinq coiffeurs, il ira élever des chevaux de course. En attendant, pour rester toujours dans le coup, il continue à ne pas prendre de vacances, seulement des week-ends, et à posséder en association la plus importante usine française de perruques. Enfin, il s'apprête à lancer bientôt une gamme de produits pour les cheveux. Inutile de lui souhaiter bonne chance, il est de ces joueurs qui ne perdent pas. François Diwo.
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