Lui n°110 mars 1973
Lui n°110 mars 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°110 de mars 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 130

  • Taille du fichier PDF : 147 Mo

  • Dans ce numéro : Ibiza, bons baisers d'Ibizance !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SEPTEMBRE NOIR " Pas un cheveu des otages israéliens n'aurait été touché, quel qu'ait été le pays arabe où nous les eussions conduits " sous la torture, les membres ne peuvent causer de dégâts que dans les limites (le leur cellule. Chaque cellule a une totale autonomie (l'action et tous leurs membres n'ont (le comptes à rendre qu'à leur respotisable. - Mais n'avez-vous pas un sommet, (les chefs, une ou plusieurs têtes A un certain niveau, il y a (les responsables qui s'entendent entre eux. Mais il s'agit bien plus de contacts. disons tactiques, pratiques, (lue de responsables qui définissent la doctrine du mouvement. En fait, les responsables se situent surtout d'après l'implantation géographique  : Europe, pays arabes, par exemple. - Vous m'avez dit que les membres de « Septembre Noir » tie se recrutent pas nécessairement, actuellement, dans les organisations palestiniennes. de type classique. Mais en avez-vous certains qui viennent de ces organisations et qui en font toujours partie lorsqu'ils adhèrent ensuite à « Septembre Noir » ? Bien sûr. Autrement nous serious isolés et trop facilement vulnérables puisque nous risquerions d'être identifiés, ou dit moins repérés, par élimination. En outre, nous avons tout intérêt à conserver des antennes et même des postes importants dans certaines organisations palestiniennes déjà existantes. Si volts êtes une organisation ultrasecrète comment faites vous pour vous auto-financer ? Nous vivons sur le pays. C'est-àdire que nos ressources proviennent essentiellement (les organisations palestiniennes ayant pignon sur rue. C'est auprès d'elles que nous trouvons les meilleurs financements. je vais vous dire pourquoi. Parce que depuis que « Septembre Noir » existe, la peur s'est installée partout. Et pas seulement en Israël ou dans (les pays étrangers. Dans les pays arabes aussi. I, es gouvernements arabes se sont rendus compte que cette fois ce n'était plus de la plaisanterie. Il ne s'agissait ni de discours ou de menaces à la Choukeiri, à la\Tasser Arafat ou à la manière d'autres leaders « historiques ». Les chefs d'Etats arabes et les responsables des organisations palestiniennes ont commencé à avoir beur pour eux. Car non seulement Olt trous pouvions les éliminer physiquement, mais encore les membres de leur organisation, et les Arabes en général, ont senti que cette fois il y avait là quelque chose de solide. Pour tous, « Septembre Noir » est une épée de Damoclès. Alors que font les leaders des organisations dites « de résistance » ou de « libération » ? Ils essaient de se concilier les bonnes grâces de « Septembre Noir ». En mettant tout à notre disposition. Argent, moyens, armes, tout... Pour cela, il est nécessaire qu'un de nous se démasque, bien sûr. Mais nous sommes prudents. Nous utilisons souvent comme « courrier » des gens qui ne connaissent tai les uns ni les autres. Cela limite les risques. Et si l'un de nous doit apparaître à visage découvert, nous sommes pratiquement certains que le responsable de l'organisation palestinienne avec qui il a été en rapport n'ira pas le « vendre » au risque d'être immédiatement exécuté. Alors, ajoutez à la peur une bonne dose d'espoir pour ceux qui veulent y croire et beaucoup de prudence, vous obtiendrez les résultats que vous connaissez. Tenez, prenez l'af faire des jeux Olympiques de Munich. Tous les exécutants n'étaient pas des membres de « Septembre Noir ». Certains, même sous la torture, n'auraient rien dit. Parce qu'ils ne pouvaient rien dire, ne sachant rien. Parlons (le Munich... — Nous regrettons tous ces morts. De part et d'autre. Mais la faute ne nous en incombe pas. Elle incombe aux Israéliens et aux Allemands qui ont été les jouets (les Israéliens. A l'origine nous ne voulions pas tuer. Même au début nous ne voulions pas faire des victimes. Ce sont les Services secrets israéliens qui ont poussé les Allemands a nous tendre ce guetapens. Comme les Allemands pensent toujours qu'ils ont une dette envers les juifs et que d'autre part ils restent quand même racistes, ils se sont dit qu'après tout, entre Arabes et Juifs, la perte ne serait pas grande. D'ailleurs, les hommes de « Septembre Noir », qui sont prisonniers en Allemagne ne seront jamais jugés au grand jour. Ils ont vu comment les Allemands avaient monté l'opération avec les Israéliens. Les Allemands ne les laisseront jamais parler. Ils ne les libéreront jamais. Pour nos hommes, deux possibilités seulement  : - être exécutés sous un prétexte quelconque ou - être libérés par un commando de « Septembre Noir ». Vous nous reprochez d'avoir réalisé cette opération à Munich pendant les jeux Olympiques. D'accord. Mais il fallait frapper l'opinion internationale, et faire vite, parce que (les accords se préparaient sur le dos des Palestiniens. Nous vous souvenez qu'Heikal, le conseiller de Sadat, était à Munich. Non seulement il s'était entretenu avec Brandt, mais encore avec les Américains et Kissinger. Les Américains mettaient des sommes énormes à la disposition des Egyptiens en Suisse, et un accord secret devait se faire entre Israël et l'Égypte, avec la bénédiction des Américains. Il nous a fallu agir rapidement. Mais je peux vous assurer que pas un cheveu des otages israéliens n'aurait été touché quel qu'ait été le pays arabe où nous les eussions conduits. Vous comprenez, les Israéliens sont prisonniers de leur système. Ils ont toujours refusé de tenir compte des otages parce que ce serait la porte ouverte à tous les enlèvements, d'après eux. Ça c'est leur version. Mais ce qu'ils ne disent pas, c'est qu'ils ont besoin (le se trouver des raisons pour opérer star les territoires arabes. Ni le Liban, ni la Syrie, ni la Jordanie ne les gênent par des attaques. Alors il leur faut bien trouver une excuse ! Ce qui est plus grave encore pour les Israéliens, c'est que leurs Services secrets sont pour la première fois tenus en échec. Lettr méthode a jusqu'ici consisté à « acheter » des Arabes, soit avec (le l'argent, soit par la peur ou par des promesses. Mais, pour une fois, les membres de « Septembre Noir » ne veulent pas d'argent. Ils n'ont rien à perdre et ils ne croient plus en tout ce qu'on peut leur raconter. Autant du côté arabe qu'israélien. Ajoutez à ceci la perfection de notre organisation et vous comprendrez que les Israéliens se fassent du souci. Même leurs attaques en territoire arabe ne changeront rien. - Pourquoi - Parce qu'à 95 c4 (Suite page 84.)
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